Si l'un des vecteurs est nul, le produit scalaire est nul. Pour tout vecteur u, le carré scalaire vérifie u⋅u=∥u∥2.
Si u et v sont deux vecteurs non nuls formant un angle obtus (c'est-à-dire 2π<θ≤π), quel est le signe de u⋅v ?
Remarque
Le cosinus d'un angle obtus est strictement négatif (cosθ<0). Comme les normes sont strictement positives, le produit scalaire est strictement négatif.
Définition · 2
Produit scalaire par projection orthogonale
Soient A,B et C trois points du plan avec A=B. Soit H le projeté orthogonal de C sur la droite (AB).
AB⋅AC=AB⋅AH
AB et AH de meˆme sens ⟹AB⋅AC=AB×AH
AB et AH de sens contraires ⟹AB⋅AC=−AB×AH
Exemple travaillé · 3
Calcul par projection sur un segment
Soit un triangle ABC tel que AB=6. Le projeté orthogonal de C sur (AB) est le point H appartenant au segment [AB] tel que AH=2. Calculer BA⋅BC.
1
On choisit l'axe de projection porté par le vecteur BA.
2
Le point B est invariant par projection sur (BA), et le projeté orthogonal de C sur (BA) est H. On a donc :
3
BA⋅BC=BA⋅BH
4
Puisque H∈[AB], on calcule la distance BH=AB−AH=6−2=4.
5
Les vecteurs BA et BH sont colinéaires et de même sens. Le produit scalaire est donc positif :
6
BA⋅BC=BA×BH=6×4=24
Piège classique · 4
Attention à l'orientation du projeté
Soit un segment [AB] de longueur 5. Le projeté orthogonal d'un point C sur la droite (AB) est un point H situé à l'extérieur du segment [AB], du côté de A, tel que AH=2. Que vaut AB⋅AC ?
Attention
Multiplier aveuglément les distances AB×AH=5×2=10 en oubliant l'orientation des vecteurs.
À la place : Puisque H est à l'extérieur de [AB] du côté de A, le vecteur AH est opposé au vecteur AB. Le produit scalaire est strictement négatif : AB⋅AC=−AB×AH=−5×2=−10.
Exemple travaillé · 5
Projection orthogonale dans un carré
Soit ABCD un carré de côté 4. On désigne par I le milieu du côté [DC]. Calculer le produit scalaire AB⋅AI.
1
On projette orthogonalement les points A et I sur la droite (AB).
2
Le point A est son propre projeté sur (AB). Comme (AD)⊥(AB) et (BC)⊥(AB), le projeté orthogonal de D sur (AB) est A, et celui de C est B.
3
Le point I étant le milieu de [DC], son projeté orthogonal sur (AB) est le milieu I′ du segment [AB].
4
AB⋅AI=AB⋅AI′
5
Les vecteurs AB et AI′ sont de même sens, avec AI′=2AB=2. On obtient :
6
AB⋅AI=AB×AI′=4×2=8
Vérification · 6
Vérification du calcul par projection
Soit un triangle ABC rectangle en A tel que AB=3 et AC=4. Que vaut le produit scalaire BA⋅BC ?
Remarque
Dans le triangle rectangle en A, la droite (AC) est perpendiculaire à (AB). Le projeté orthogonal de C sur la droite (BA) est donc le point A. Ainsi, BA⋅BC=BA⋅BA=BA2=32=9.
Point de départ · 7
Simplification et produit scalaire
Si trois vecteurs non nuls u, v et w vérifient u⋅v=u⋅w, peut-on simplifier par u et en déduire que v=w ?
Remarque
Non ! En calcul vectoriel, on ne peut pas « diviser » par un vecteur. L'égalité équivaut à u⋅(v−w)=0, ce qui signifie que u est orthogonal à (v−w), sans que v et w soient nécessairement égaux.
Définition · 8
Bilinéarité et factorisation du produit scalaire
Le produit scalaire est distributif par rapport à l'addition vectorielle. Pour tous vecteurs u, v et w et tout réel k :
u⋅(v+w)=u⋅v+u⋅w
(ku)⋅v=k(u⋅v)
Pour exploiter une égalité de produits scalaires, on transpose tous les termes dans un même membre pour factoriser par bilinéarité :
u⋅v=u⋅w⟺u⋅(v−w)=0⟺u⊥(v−w)
Piège classique · 9
Le piège de la simplification par un vecteur
Soit un triangle ABC. On cherche l'ensemble des points M du plan vérifiant AB⋅AM=AC⋅AM. Quelle est la nature exacte de cet ensemble ?
Attention
Simplifier par AM pour écrire AB=AC, ou affirmer que M est équidistant de B et C.
À la place : On regroupe et on factorise : AB⋅AM−AC⋅AM=0⟺(AB−AC)⋅AM=0⟺CB⋅AM=0. L'ensemble des points M est donc la droite passant par A et perpendiculaire à (BC), c'est-à-dire la hauteur issue de A.
Exemple travaillé · 10
Factorisation et réduction avec le milieu
Soit un triangle ABC. Déterminer l'ensemble (F) des points M du plan tels que AB⋅AM=−AC⋅AM.
1
On transpose tous les termes dans le membre de gauche :
2
AB⋅AM+AC⋅AM=0
3
Par bilinéarité du produit scalaire, on factorise par le vecteur commun AM :
4
(AB+AC)⋅AM=0
5
Soit A′ le milieu du segment [BC]. D'après la propriété du milieu, AB+AC=2AA′. L'équation devient :
6
2AA′⋅AM=0⟺AA′⋅AM=0
7
Les vecteurs AA′ et AM sont orthogonaux. L'ensemble (F) est donc la droite passant par A et perpendiculaire à la médiane (AA′) du triangle ABC.
Exemple travaillé · 11
Identités remarquables et produit scalaire des diagonales
Soit ABCD un parallélogramme. Montrer que AC⋅DB=AB2−AD2. En déduire une condition nécessaire et suffisante pour que ses diagonales soient perpendiculaires.
1
On exprime les diagonales AC et DB à l'aide des vecteurs des côtés adjacents AB et AD :
2
AC=AB+ADetDB=AB−AD
3
On applique l'identité remarquable vectorielle (u+v)⋅(u−v)=∥u∥2−∥v∥2 :
4
AC⋅DB=(AB+AD)⋅(AB−AD)=AB2−AD2
5
Les diagonales (AC) et (BD) sont perpendiculaires si et seulement si leur produit scalaire est nul :
6
AC⋅DB=0⟺AB2−AD2=0⟺AB=AD
7
Un parallélogramme a ses diagonales perpendiculaires si et seulement si deux côtés consécutifs ont la même longueur, c'est-à-dire si et seulement si c'est un losange.
Vérification · 12
Vérification de la factorisation vectorielle
Soit un triangle ABC. L'ensemble des points M du plan vérifiant (MA−MB)⋅MC=0 est :
Remarque
D'après la relation de Chasles, MA−MB=BA. L'égalité s'écrit donc BA⋅MC=0, ce qui équivaut à MC⊥AB. L'ensemble des points M est la droite passant par C et perpendiculaire à (AB), c'est-à-dire la hauteur issue de C dans le triangle ABC.
Point de départ · 13
Au-delà du théorème de Pythagore
Dans un triangle quelconque ABC où l'angle en A n'est pas droit (A=90∘), l'égalité BC2=AB2+AC2 reste-t-elle valable ?
Remarque
Non ! Dès que l'angle n'est plus droit, le produit scalaire AB⋅AC n'est plus nul. En développant BC2=(AC−AB)2, un terme correctif en −2AB×ACcos(A) apparaît.
Définition · 14
Théorème d'Al-Kashi (loi des cosinus)
Dans tout triangle ABC, les longueurs des côtés et les angles sont liés par les relations :
BC2=AB2+AC2−2AB×AC×cos(BAC)
AC2=AB2+BC2−2AB×BC×cos(ABC)
AB2=AC2+BC2−2AC×BC×cos(ACB)
Exemple travaillé · 15
Calcul d'une longueur par le théorème d'Al-Kashi
Soit un triangle ABC tel que AB=5, AC=8 et BAC=3π. Calculer la longueur exacte du côté [BC].
1
On applique le théorème d'Al-Kashi pour le côté opposé au sommet A :
2
BC2=AB2+AC2−2AB×AC×cos(BAC)
3
BC2=52+82−2×5×8×cos(3π)
4
Comme cos(3π)=21, on obtient :
5
BC2=25+64−80×21=89−40=49
6
Une longueur étant positive, on en déduit que BC=49=7.
Piège classique · 16
Le signe du cosinus pour un angle obtus
Soit un triangle ABC tel que AB=4, AC=3 et BAC=32π. Que vaut BC2 ?
Attention
Oublier que cos(32π)=−21 et soustraire à tort : 42+32−2(4)(3)(21)=25−12=13.
À la place : L'angle étant obtus, son cosinus est strictement négatif : cos(32π)=−21. Le terme −2bccosθ devient positif : BC2=16+9−2(4)(3)(−21)=25+12=37.
Exemple travaillé · 17
Détermination d'un angle connaissant les trois côtés
Soit un triangle ABC tel que AB=5, BC=7 et AC=8. Déterminer la valeur exacte de cos(ABC).
1
On écrit la relation d'Al-Kashi associée au sommet B :
2
AC2=BA2+BC2−2BA×BC×cos(ABC)
3
On isole le produit contenant le cosinus :
4
2BA×BC×cos(ABC)=BA2+BC2−AC2
5
cos(ABC)=2BA×BCBA2+BC2−AC2
6
cos(ABC)=2×5×752+72−82=7025+49−64=7010=71
Vérification · 18
Vérification sur la loi des cosinus
Dans un triangle MNP, quelle est l'expression correcte donnant NP2 en fonction de l'angle NMP ?
Remarque
Le côté opposé à l'angle au sommet M est [NP]. D'après le théorème d'Al-Kashi, NP2=MN2+MP2−2MN×MP×cos(NMP).
Point de départ · 19
Relier les distances au milieu d'un segment
Soit un segment [AB] et son milieu I. Pour un point M quelconque du plan, l'expression MA2+MB2 dépend-elle uniquement de la distance MI et de la longueur fixe AB ?
Remarque
Oui ! En décomposant les vecteurs MA=MI+IA et MB=MI+IB, les termes croisés s'annulent car IA+IB=0. L'expression MA2+MB2 se réduit alors simplement en fonction de MI2 et AB2.
Définition · 20
Théorème de la médiane
Soient A et B deux points du plan et I le milieu du segment [AB]. Pour tout point M du plan :
MA2+MB2=2MI2+2AB2
MA2−MB2=2IM⋅AB
MA⋅MB=MI2−4AB2
Exemple travaillé · 21
Calcul de la longueur d'une médiane
Soit un triangle ABC tel que AB=5, AC=7 et BC=6. Soit A′ le milieu de [BC]. Calculer la longueur de la médiane AA′.
1
On applique le théorème de la médiane pour la somme des carrés issus du sommet A :
2
AB2+AC2=2AA′2+2BC2
3
On remplace par les valeurs numériques données :
4
52+72=2AA′2+262⟺25+49=2AA′2+18
5
On isole AA′2 :
6
74=2AA′2+18⟺2AA′2=56⟺AA′2=28
7
Une longueur étant strictement positive, on obtient : AA′=28=27.
Piège classique · 22
Confusion entre somme et différence de carrés
Soient A et B deux points distincts et I le milieu de [AB]. Quelle est la nature de l'ensemble des points M vérifiant MA2−MB2=4 ?
Attention
Appliquer la formule de la somme des carrés et conclure à tort que l'ensemble est un cercle de centre I.
À la place : Pour une différence de carrés, on utilise MA2−MB2=2IM⋅AB=4⟺AB⋅IM=2. Ce produit scalaire constant caractérise une droite perpendiculaire à (AB), et non un cercle !
Exemple travaillé · 23
Caractérisation de l'ensemble MA⋅MB=k
Soient deux points A et B tels que AB=6. Soit I le milieu de [AB]. Déterminer l'ensemble (E) des points M du plan tels que MA⋅MB=7.
1
On utilise la relation de la médiane pour le produit scalaire :
2
MA⋅MB=MI2−4AB2
3
On substitue la distance AB=6 et la valeur imposée :
4
MI2−462=7⟺MI2−9=7⟺MI2=16
5
Comme 16>0 et qu'une distance est positive, on en déduit que MI=16=4.
6
L'ensemble (E) est le cercle de centre I et de rayon R=4.
Vérification · 24
Vérification sur les ensembles de points
Soit I le milieu de [AB] avec AB=4. Si MA2+MB2=8, que vaut la distance MI et quelle est la nature géométrique de l'ensemble des points M ?
Remarque
D'après le théorème de la médiane : MA2+MB2=2MI2+2AB2=8⟺2MI2+216=8⟺2MI2+8=8⟺2MI2=0⟺MI=0. L'ensemble des points M est réduit au singleton {I}.
Point de départ · 25
Réduire une somme pondérée de carrés
Pour un triangle ABC et des réels α,β,γ tels que α+β+γ=0, quel point remarquable permet de simplifier l'expression αMA2+βMB2+γMC2 pour tout point M ?
Remarque
En introduisant le barycentre G des points pondérés (A,α),(B,β),(C,γ), la relation vectorielle αGA+βGB+γGC=0 annule les doubles produits croisés lors du développement.
Définition · 26
Fonction scalaire de Leibniz
Soient des points A1,A2,…,An affectés des coefficients α1,α2,…,αn de somme non nulle S=∑i=1nαi=0. Soit G leur barycentre.
i=1∑nαiMAi2=(i=1∑nαi)MG2+i=1∑nαiGAi2
Pour trois points (A,α),(B,β),(C,γ) avec α+β+γ=0 et G=bar{(A,α);(B,β);(C,γ)} :
αMA2+βMB2+γMC2=(α+β+γ)MG2+αGA2+βGB2+γGC2
Piège classique · 27
Le coefficient total et le signe de la constante
Après réduction de l'expression −3MA2+MB2+4MC2=2ka2, on obtient 2MG2−2a2=2ka2, soit MG2=a2(k+1) avec a>0. Quelle est la nature de l'ensemble des points M si k<−1 ?
Attention
Conclure machinalement que l'ensemble est le cercle de rayon ak+1 sans vérifier le signe de (k+1).
À la place : Si k<−1, alors k+1<0, donc a2(k+1)<0. Un carré de distance ne pouvant pas être strictement négatif, l'ensemble est vide : Γk=∅.
Exemple travaillé · 28
Ligne de niveau avec somme des coefficients nulle
Soit ABC un triangle équilatéral de côté a. On considère l'ensemble (Δ) des points M tels que 2MA2−MB2−MC2=a2. Déterminer la nature de (Δ).
1
On examine la somme des coefficients : 2−1−1=0. Il n'existe pas de barycentre global.
2
On introduit le milieu I de [BC] pour réduire MB2+MC2 à l'aide du théorème de la médiane :
3
MB2+MC2=2MI2+2BC2=2MI2+2a2
4
L'égalité devient :
5
2MA2−(2MI2+2a2)=a2⟺2(MA2−MI2)=23a2
6
On factorise la différence de carrés : MA2−MI2=(MA−MI)⋅(MA+MI)=IA⋅(2IM+IA)=IA2−2IA⋅IM.
7
Comme IA=2a3, on a IA2=43a2. L'équation devient :
8
2(43a2−2IA⋅IM)=23a2⟺−4IA⋅IM=0⟺IA⋅IM=0
9
Les vecteurs IA et IM sont orthogonaux. L'ensemble (Δ) est la droite perpendiculaire à (IA) passant par I, c'est-à-dire la droite (BC).
Définition · 29
Puissance d'un point par rapport à un cercle
Soit un cercle C de centre O et de rayon R. Pour tout point M du plan, la puissance de M par rapport à C est définie par :
PC(M)=MO2−R2
Pour toute droite passant par M coupant C en deux points A et B (éventuellement confondus si la droite est tangente) :
MA⋅MB=MO2−R2
En particulier, si une droite issue de M est tangente au cercle au point T :
MT2=MO2−R2
Vérification · 30
Calcul de longueur de tangente
Soit un cercle C de centre O et de rayon R=3. Soit M un point situé à une distance OM=5. Une droite passant par M est tangente à C en T. Que vaut la distance MT ?
Remarque
D'après la formule de la puissance d'un point par rapport au cercle : MT2=MO2−R2=52−32=25−9=16. Une distance étant positive, MT=16=4.
Point de départ · 31
Expression analytique du produit scalaire
Dans quel type de repère la formule u⋅v=xx′+yy′ est-elle valable ?
Remarque
Cette formule n'est valable que dans un repère **orthonormé** (∣∣i∣∣=∣∣j∣∣=1 et i⊥j). Dans un repère non orthonormé, les carrés scalaires des vecteurs de base ne valent pas 1 et leur produit scalaire n'est pas nul.
Définition · 32
Formules analytiques et équation de cercle
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (O,i,j).
u(xy)⋅v(x′y′)=xx′+yy′
∥u∥=x2+y2
u⊥v⟺xx′+yy′=0
L'équation cartésienne du cercle C de centre I(a,b) et de rayon R>0 est :
(x−a)2+(y−b)2=R2
Piège classique · 33
Calcul de la distance d'un point à une droite
Quelle est la distance du point A(1,2) à la droite (Δ):3x+4y−16=0 ?
Attention
Oublier la valeur absolue au numérateur et obtenir une distance négative : 32+423(1)+4(2)−16=5−5=−1.
À la place : Une distance est toujours positive ou nulle. La formule impose la valeur absolue au numérateur : d(A,Δ)=a2+b2∣axA+byA+c∣=32+42∣3(1)+4(2)−16∣=5∣−5∣=55=1.
Exemple travaillé · 34
Position relative d'une droite et d'un cercle
Soit (C) le cercle de centre I(1,1) et de rayon R=2, et (Δ) la droite d'équation 3x−4y+11=0. Déterminer la position relative de (Δ) et (C).
1
On calcule la distance d du centre I(1,1) à la droite (Δ) :
Comme d(I,Δ)=R=2, la distance du centre à la droite est exactement égale au rayon.
5
La droite (Δ) est donc tangente au cercle (C) en un point de contact unique.
Exemple travaillé · 35
Équation cartésienne d'une tangente au cercle
Soit (C) le cercle de centre I(2,−1) passant par le point A(5,3). Déterminer une équation cartésienne de la tangente (T) à (C) au point A.
1
La tangente (T) en A est la droite perpendiculaire au rayon [IA] passant par A. Le vecteur IA est donc un vecteur normal à (T).
2
Calculons les composantes du vecteur IA :
3
IA(5−23−(−1))=(34)
4
Un point M(x,y) appartient à la tangente (T) si et seulement si AM⋅IA=0 :
5
3(x−5)+4(y−3)=0⟺3x−15+4y−12=0⟺3x+4y−27=0
6
Une équation cartésienne de la tangente (T) est donc 3x+4y−27=0.
Vérification · 36
Vérification sur l'intersection droite-cercle
Soit un cercle (C) de centre I(0,0) et de rayon R=3. La droite (Δ):x+y−6=0 rencontre-t-elle le cercle (C) ?
Remarque
On calcule la distance : d(I,Δ)=12+12∣0+0−6∣=26=32≈4,24. Comme d(I,Δ)>3, la distance est strictement supérieure au rayon : la droite et le cercle n'ont aucun point d'intersection.