Complète les définitions caractérisant les bornes d'une suite réelle (un) définie sur N :
Remarque
Une suite bornée est à la fois majorée et minorée : il existe deux réels m et M tels que m≤un≤M pour tout n∈N.
Point de départ · 2
Soit une suite (un) croissante : u0≤u1≤u2≤…
Supposons que tous ses termes soient bloqués sous une constante, par exemple un≤5 pour tout n∈N.
Que peut-il advenir des termes de la suite quand n devient très grand ?
Comme (un) monte constamment sans jamais pouvoir redescendre ni franchir le plafond 5, ses valeurs se tassent nécessairement : la suite ne peut pas osciller indéfiniment et se rapproche d'une limite finie.
Définition · 3
Théorème de convergence monotone
Toute suite croissante et majoreˊe est convergente.
∀n∈N,un≤un+1etun≤M⟹limn→+∞un=lavecl≤M
Toute suite deˊcroissante et minoreˊe est convergente.
∀n∈N,un+1≤unetun≥m⟹limn→+∞un=lavecl≥m
Remarque
Si une suite est croissante et non majorée, elle diverge vers +∞. Si une suite est décroissante et non minorée, elle diverge vers −∞.
Exemple travaillé · 4
Soit la suite (un) définie pour tout n≥1 par : un=k=1∑nn+k1=n+11+n+21+⋯+2n1 Démontre que la suite (un) est convergente.
1
On étudie la monotonie en formant la différence de deux termes consécutifs :
un+1−un=(k=1∑n+1n+1+k1)−(k=1∑nn+k1)
2
On simplifie les termes communs aux deux sommes et on réduit au même dénominateur :
Pour tout entier n≥1, (2n+1)(2n+2)>0, donc un+1−un>0 : la suite (un) est strictement croissante.
4
On majore chaque terme de la somme par son terme le plus grand :
∀k∈{1,…,n},n+k1<n1⟹un<k=1∑nn1=n×n1=1
5
La suite (un) est strictement croissante et majorée par 1. D'après le théorème de convergence monotone, (un) converge vers un réel l≤1.
Exemple travaillé · 5
Soit la suite (un) définie par u0=1 et pour tout n∈N par : un+1=un+un2 Démontre que limn→+∞un=+∞.
1
Par récurrence immédiate, u0=1>0 et si un>0, alors un+1=un+un2>0. Donc un>0 pour tout n∈N.
2
On étudie le sens de variation :
un+1−un=un2>0
3
La différence étant strictement positive, la suite (un) est strictement croissante.
4
Supposons par l'absurde que (un) soit majorée. Étant croissante et majorée, elle convergerait vers un réel fini l. Puisque un≥u0=1, on aurait l≥1.
5
La fonction f:x↦x+x2 est continue sur [1;+∞[. En passant à la limite dans la relation de récurrence :
l=l+l2⟺l2=0
6
L'équation l2=0 n'admet aucune solution réelle. L'hypothèse de majoration est donc absurde : la suite (un) est croissante et non majorée, elle diverge donc vers +∞.
Piège classique · 6
On considère la suite (un) définie pour tout n∈N par : un=3−n+12 Un élève constate que pour tout entier n, n+12>0, d'où un<5. La suite étant strictement croissante et majorée par 5, il affirme : « Donc limn→+∞un=5 ». Que penses-tu de sa conclusion ?
Attention
Affirmer que la limite d'une suite croissante est égale à la valeur du majorant utilisé.
À la place : Le théorème garantit uniquement que la limite l existe et satisfait l≤M. Ici, limn→+∞n+12=0, donc la limite réelle est l=3 (qui est bien strictement inférieure à 5).
Vérification · 7
Soit la suite (vn) définie pour tout n≥1 par : vn=−1+n21 Quelle conclusion le théorème de convergence monotone permet-il de formuler sur la suite (vn) ?
Remarque
Pour tout n≥1, vn+1−vn=(n+1)21−n21<0, donc la suite est strictement décroissante. De plus, n21>0⟹vn>−1, donc elle est minorée par −1. Le théorème permet de conclure qu'elle converge vers un réel l≥−1 (ici l=−1).
Point de départ · 8
Soit (un) une suite définie par un+1=f(un), où f est une fonction continue sur un intervalle I.
Si la suite (un) converge vers un réel l∈I, quelle équation la limite l doit-elle obligatoirement vérifier ?
Puisque (un) converge vers l, la suite décalée (un+1) converge également vers l. Comme la fonction f est continue en l, la suite image (f(un)) converge vers f(l). En passant à la limite dans la relation un+1=f(un), on obtient l'égalité l=f(l).
Définition · 9
Théorème du point fixe
f est une fonction continue sur un intervalle I telle que f(I)⊂I
(un) est deˊfinie par u0∈Iet∀n∈N,un+1=f(un)
Si (un) converge vers un reˊel l∈I, alors f(l)=l.
Remarque
La continuité de f en l est indispensable pour autoriser le passage à la limite. L'équation f(l)=l fournit les valeurs candidates pour la limite : l'encadrement de la suite permet ensuite d'isoler la valeur exacte.
Exemple travaillé · 10
Soit la suite (un) définie par u0=0 et pour tout n∈N par : un+1=4+3un On admet que la suite (un) est strictement croissante et majorée par 4. Détermine la limite l de la suite (un).
1
La suite (un) est croissante et majorée par 4. D'après le théorème de convergence monotone, elle converge vers un réel l vérifiant :
0≤l≤4
2
La fonction associée f:x↦4+3x est continue sur l'intervalle [0;4]. D'après le théorème du point fixe, l vérifie f(l)=l :
4+3l=l
3
Comme l≥0, on élève au carré les deux membres :
4+3l=l2⟺l2−3l−4=0
4
On factorise le trinôme du second degré :
(l−4)(l+1)=0
5
L'équation admet deux solutions réelles : l=4 et l=−1.
6
Comme 0≤l≤4, la solution négative −1 est rejetée. On conclut que limn→+∞un=4.
Exemple travaillé · 11
Soit la suite (un) définie par u0=0 et pour tout n∈N par un+1=3un+4. On admet que pour tout n∈N, on a 0≤un<4. 1. Démontre que pour tout n∈N : ∣un+1−4∣≤21∣un−4∣ 2. En déduire la limite de la suite (un).
1
On utilise la quantité conjuguée pour transformer la différence :
En passant à l'inverse, on majore le quotient numérique :
3un+4+43≤63=21
4
En prenant la valeur absolue, on obtient pour tout entier naturel n :
∣un+1−4∣≤21∣un−4∣
5
Par récurrence immédiate, on en déduit :
∣un−4∣≤(21)n∣u0−4∣=4(21)n
6
Comme limn→+∞(21)n=0, par le critère de comparaison avec la valeur absolue, on conclut que limn→+∞un=4.
Piège classique · 12
Soit la suite (un) définie par u0=21 et pour tout n∈N par : un+1=1+un22un On a prouvé que (un) est croissante et que pour tout n∈N, 21≤un≤1. Elle converge donc vers un réel l. L'équation du point fixe 1+l22l=l admet trois solutions réelles : −1, 0 et 1. Quelle est la limite de la suite (un) ?
Attention
Choisir l=0 en pensant que 0 est une solution positive admissible, ou affirmer que la suite a deux limites possibles (0 et 1).
À la place : Pour tout entier n, on a un≥21. Par passage à la limite dans les inégalités, on a nécessairement l≥21. Cela élimine −1 et 0. La seule valeur possible est donc l=1.
Vérification · 13
On considère la suite (un) définie par u0=3 et pour tout n∈N par : un+1=2+un3 On admet que pour tout n∈N, on a un≥2 et que la suite (un) converge vers un réel l. Quelle est la valeur de la limite l ?
Remarque
L'équation du point fixe s'écrit l=2+l3, soit l2−2l−3=0. Les solutions sont l=3 et l=−1. Comme pour tout n, un≥2, le passage à la limite impose l≥2, ce qui élimine −1. La limite est donc l=3.
Point de départ · 14
Imagine deux suites réelles (un) et (vn) : (un) est croissante et avance vers la droite, tandis que (vn) est décroissante et recule vers la gauche, avec un≤vn à chaque étape.
Si la distance vn−un devient aussi petite que l'on veut quand n tend vers +∞, que se passe-t-il pour ces deux suites ?
Comme (un) monte sans dépasser (vn), et (vn) descend sans passer sous (un), leur écart qui s'annule les force à converger vers un unique point de rencontre : elles emprisonnent une même limite l.
Définition · 15
Définition et théorème des suites adjacentes
Deux suites (un) et (vn) sont adjacentes si et seulement si :
(un) est croissante et (vn) est deˊcroissante
∀n∈N,un≤vn
limn→+∞(vn−un)=0
Theˊoreˋme : Deux suites adjacentes sont convergentes et ont la meˆme limite l.
∀n∈N,un≤l≤vn
Exemple travaillé · 16
Soient les suites (un) et (vn) définies par u0=1, v0=2, et pour tout n∈N par : un+1=32un+vnetvn+1=3un+2vn Démontre que (un) et (vn) sont deux suites adjacentes.
1
On étudie la suite différence wn=vn−un pour tout entier naturel n :
La suite (wn) est une suite géométrique de raison 31 et de premier terme w0=v0−u0=1. Son terme général est :
wn=(31)n
3
Pour tout n∈N, wn>0, ce qui prouve que vn−un>0, soit un<vn.
4
On détermine le sens de variation de chaque suite en exprimant l'écart avec wn :
un+1−un=3vn−un=3wn>0⟹(un) est strictement croissante
5
vn+1−vn=3un−vn=−3wn<0⟹(vn) est strictement deˊcroissante
6
Comme −1<31<1, on calcule la limite de l'écart :
n→+∞lim(vn−un)=n→+∞lim(31)n=0
7
(un) est croissante, (vn) est décroissante, et limn→+∞(vn−un)=0. Les deux suites sont donc adjacentes.
Exemple travaillé · 17
On reprend les suites adjacentes de l'exemple précédent : un+1=32un+vnetvn+1=3un+2vn avec u0=1 et v0=2. Montre que la suite sn=un+vn est constante, puis détermine la limite commune l de (un) et (vn).
La suite (sn) est constante : pour tout entier naturel n, on a :
sn=s0=u0+v0=1+2=3
3
Comme les suites (un) et (vn) sont adjacentes, elles convergent vers une même limite finie l. Par passage à la limite dans la relation un+vn=3 :
l+l=3⟺2l=3⟺l=23
4
D'après la propriété d'encadrement des suites adjacentes, on a pour tout n∈N :
un≤23≤vn
Piège classique · 18
Soient les suites (un) et (vn) définies pour tout n≥1 par : un=n1etvn=n+11 Un élève calcule limn→+∞(un−vn)=0−0=0 et remarque que un≥vn pour tout n. Il affirme : « Donc les suites (un) et (vn) sont adjacentes ». Que penses-tu de cette affirmation ?
Attention
Déclarer deux suites adjacentes uniquement parce que leur différence tend vers 0.
À la place : Pour être adjacentes, l'une des suites doit être croissante et l'autre décroissante. Ici, (un) et (vn) sont toutes les deux strictement décroissantes : elles ne sont pas adjacentes.
Vérification · 19
On considère les deux suites (un) et (vn) définies pour tout n≥1 par : un=3−n2etvn=3+n21 Ces deux suites sont-elles adjacentes ?
Remarque
Pour tout n≥1, un+1−un=n(n+1)2>0, donc (un) est croissante. Pour (vn), vn+1−vn=(n+1)21−n21<0, donc (vn) est décroissante. Enfin, limn→+∞(vn−un)=limn→+∞(n21+n2)=0. Les trois conditions sont vérifiées : les suites sont adjacentes et ont pour limite commune 3.
Point de départ · 20
On considère la somme suivante pour tout n≥1 : Sn=n termesn1+n1+⋯+n1 Chaque terme n1 tend individuellement vers 0 quand n tend vers +∞. Quelle est la limite de Sn quand n→+∞ ?
La somme compte n termes tous égaux à n1 : Sn=n×n1=1 pour tout entier n≥1, donc sa limite est 1. Cela prouve qu'on ne peut jamais passer à la limite terme à terme dans une somme dont le nombre de termes augmente avec n.
Définition · 21
Théorème des gendarmes et sommes dépendantes de n
Soient (un),(vn) et (wn) trois suites reˊelles.
∃N0∈N,∀n≥N0,vn≤un≤wn
limn→+∞vn=limn→+∞wn=L(L∈R)
n→+∞limun=L
Remarque
Pour déterminer la limite d'une somme de n termes dépendants de n, on encadre le terme général par deux valeurs indépendantes de l'indice de sommation, puis on multiplie ces bornes par le nombre total de termes avant de passer à la limite.
Exemple travaillé · 22
Soit la suite (un) définie pour tout n∈N∗ par : un=k=1∑nn2+kn=n2+1n+n2+2n+⋯+n2+nn Détermine la limite de la suite (un).
1
Pour tout entier k tel que 1≤k≤n, on encadre le dénominateur :
n2+1≤n2+k≤n2+n
2
La fonction inverse étant strictement décroissante sur les réels strictement positifs :
n2+n1≤n2+k1≤n2+11
3
On multiplie par le numérateur n>0, puis on additionne ces n inégalités pour k allant de 1 à n :
On évalue la limite des bornes en factorisant par les termes dominants :
n→+∞limn2+nn2=1etn→+∞limn2+1n2=1
5
D'après le théorème des gendarmes, la suite (un) converge et :
n→+∞limun=1
Exemple travaillé · 23
Soit la suite (vn) définie pour tout n∈N∗ par : vn=k=1∑nn2+k1=n2+11+n2+21+⋯+n2+n1 Détermine la limite de la suite (vn).
1
Pour tout entier k∈{1,…,n}, on encadre l'expression sous la racine :
n2+1≤n2+k≤n2+n
2
La fonction x↦x1 étant strictement décroissante sur ]0;+∞[ :
n2+n1≤n2+k1≤n2+11
3
La somme compte exactement n termes. En sommant membre à membre :
n2+nn≤vn≤n2+1n
4
On factorise n2 sous le radical pour simplifier les bornes :
n2(1+n1)n=n1+n1n=1+n11
5
On calcule les limites des deux bornes à l'infini :
n→+∞lim1+n11=1etn→+∞lim1+n211=1
6
D'après le théorème des gendarmes, la suite (vn) converge vers 1 :
n→+∞limvn=1
Piège classique · 24
Soit la suite (wn) définie pour tout n≥1 par : wn=k=1∑nn2+k2n Un élève affirme : « Pour tout entier k, limn→+∞n2+k2n=0, donc en additionnant ces zéros, on a limn→+∞wn=0 ». Que penses-tu de son raisonnement ?
Attention
Calculer la limite de chaque terme isolément dans une somme de n termes pour conclure que la somme globale tend vers 0.
À la place : Le théorème de la limite d'une somme ne s'applique qu'à un nombre fixe de termes. Quand le nombre de termes tend vers +∞, l'accumulation d'une infinité de petites valeurs peut converger vers un réel non nul : il est indispensable d'encadrer globalement la somme.
Vérification · 25
On considère la suite (Sn) définie pour tout n∈N∗ par : Sn=k=0∑2n+1n2+kn=n2n+n2+1n+⋯+n2+2n+1n Combien de termes comporte cette somme et quelle est sa limite quand n→+∞ ?
Remarque
L'indice k varie de 0 à 2n+1, donc la somme comporte (2n+1)−0+1=2n+2 termes. Pour 0≤k≤2n+1, on a n2≤n2+k≤n2+2n+1=(n+1)2. En sommant les 2n+2 termes : (n+1)2n(2n+2)≤Sn≤n2n(2n+2). Comme limn→+∞(n+1)22n2+2n=2 et limn→+∞n22n2+2n=2, le théorème des gendarmes donne limn→+∞Sn=2.
Point de départ · 26
On considère la suite (un) définie pour tout n∈N par un=(−1)n.
Si on sépare les termes selon la parité de leur indice en observant d'un côté les indices pairs n=2k et de l'autre les indices impairs n=2k+1, que constate-t-on ?
Pour tout entier k, u2k=(−1)2k=1 et u2k+1=(−1)2k+1=−1. Les valeurs se scindent en deux sous-suites constantes distinctes qui ne se rejoignent jamais : la suite globale (un) oscille indéfiniment sans converger vers une valeur unique.
Définition · 27
Théorème de convergence par sous-suites de rangs pairs et impairs
n→+∞limun=l⟺(n→+∞limu2n=letn→+∞limu2n+1=l)
Remarque
Ce théorème s'applique que la limite l soit un réel fini ou infinie (+∞ ou −∞). Si les deux sous-suites (u2n) et (u2n+1) admettent des limites différentes, la suite (un) n'a pas de limite et diverge.
Exemple travaillé · 28
Soit la suite (un) définie pour tout n∈N par : un=2n+(−1)n+1n+(−1)n Étudie la convergence de la suite (un).
1
On exprime la sous-suite des termes de rang pair en remplaçant n par 2n :
u2n=2(2n)+(−1)2n+12n+(−1)2n=4n−12n+1
2
On calcule la limite de (u2n) en factorisant par le terme dominant n :
n→+∞limu2n=n→+∞lim4n2n=21
3
On exprime la sous-suite des termes de rang impair en remplaçant n par 2n+1 :
Les deux sous-suites (u2n) et (u2n+1) convergent vers la même limite 21. D'après le théorème des sous-suites, (un) converge et limn→+∞un=21.
Exemple travaillé · 29
Soit la suite (un) définie par u0=1 et pour tout n∈N par : un+1=1+1+un1 Calcule u1, u2 et u3, puis justifie que la suite (un) n'est pas monotone.
1
On calcule les premiers termes de la suite :
u1=1+1+11=23=1,5
2
u2=1+1+231=1+52=57=1,4
3
u3=1+1+571=1+125=1217≈1,42
4
On compare les termes consécutifs : u0<u1, mais u1>u2 et u2<u3.
5
La suite n'étant ni croissante ni décroissante, elle n'est pas monotone. La fonction associée f:x↦1+1+x1 étant strictement décroissante, elle inverse l'ordre à chaque itération : les termes oscillent de part et d'autre de la limite.
Piège classique · 30
Soit la suite (un) définie par u0=1 et pour tout n∈N par : un+1=un+13 Un élève calcule u1=1+13=1,5. Constatant que u1>u0, il affirme : « Donc par récurrence, la suite (un) est strictement croissante ». Que penses-tu de son affirmation ?
Attention
Conclure à la croissance globale d'une suite récurrente un+1=f(un) dès que u1>u0, sans vérifier le sens de variation de la fonction f.
À la place : L'implication un≤un+1⟹f(un)≤f(un+1) n'est vraie que si f est croissante. Ici, f:x↦x+13 est strictement décroissante, ce qui donne u2=1,5+13=1,2<u1. La suite oscille et n'est pas monotone.
Vérification · 31
On considère la suite (vn) définie pour tout n≥1 par : vn=(−1)n+n1 Que peut-on conclure quant à la convergence de la suite (vn) ?
Remarque
Pour les indices pairs : v2n=(−1)2n+2n1=1+2n1, d'où limn→+∞v2n=1. Pour les indices impairs : v2n+1=(−1)2n+1+2n+11=−1+2n+11, d'où limn→+∞v2n+1=−1. Les deux sous-suites admettent des limites distinctes (1=−1), donc la suite (vn) ne possède pas de limite : elle diverge.