Soit f une fonction continue et strictement décroissante sur l'intervalle [1;4]. Quel est l'intervalle image f([1;4]) ?
Remarque
Une fonction strictement décroissante inverse l'ordre des inégalités : pour 1≤x≤4, on a f(4)≤f(x)≤f(1). L'intervalle image s'écrit donc [f(4);f(1)].
Point de départ · 2
Unicité de l'antécédent
L'équation x2=4 admet deux solutions distinctes dans R : 2 et −2. Quelle propriété empêche une fonction d'atteindre deux fois la même valeur ?
Remarque
Si une courbe monte puis descend, une même ordonnée peut être coupée plusieurs fois. Pour garantir qu'une valeur n'est atteinte qu'une seule fois, la fonction doit varier dans un seul sens : elle doit être strictement monotone.
Définition · 3
Théorème de la bijection
Soit f une fonction définie sur un intervalle I.
f est continue sur I
f est strictement monotone sur I
f reˊalise une bijection de I sur f(I)
Cela signifie que pour tout réel y∈f(I), l'équation f(x)=y admet une unique solution dans I.
Piège classique · 4
Soit f une fonction continue et strictement décroissante sur [2;+∞[ telle que f(2)=3 et limx→+∞f(x)=−∞. Quel est l'intervalle image J=f([2;+∞[) ?
Attention
Écrire J=[3;−∞[, en recopiant l'ordre des bornes de l'intervalle de départ.
À la place : Un intervalle s'écrit toujours de la plus petite borne vers la plus grande : J=]−∞;3]. La décroissance stricte inverse le sens des bornes.
Exemple travaillé · 5
Soit la fonction f définie sur I=]−1;+∞[ par f(x)=x+12x−1. Montrer que f réalise une bijection de I sur un intervalle J que l'on précisera.
1
La fonction f est rationnelle, donc continue et dérivable sur son ensemble de définition, en particulier sur ]−1;+∞[.
2
On calcule sa dérivée pour tout x∈]−1;+∞[ :
f′(x)=(x+1)22(x+1)−(2x−1)=(x+1)23
3
Pour tout x>−1, on a 3>0 et (x+1)2>0, donc f′(x)>0. La fonction f est strictement croissante sur ]−1;+∞[.
4
On détermine les limites aux bornes de I :
x→−1+limf(x)=−∞etx→+∞limf(x)=2
5
Puisque f est continue et strictement croissante sur ]−1;+∞[, elle réalise une bijection de ]−1;+∞[ sur l'intervalle :
J=]−∞;2[
Exemple travaillé · 6
Soit la fonction f définie sur [1;+∞[ par f(x)=1+x2x. Montrer que f réalise une bijection de [1;+∞[ sur un intervalle J à déterminer.
1
La fonction f est dérivable sur [1;+∞[ comme quotient de fonctions polynomiales dont le dénominateur ne s'annule jamais sur R.
2
On calcule sa dérivée pour tout x≥1 :
f′(x)=(1+x2)21⋅(1+x2)−x⋅(2x)=(1+x2)21−x2
3
Pour tout x>1, x2>1 donc 1−x2<0. La dérivée s'annule uniquement en 1 et reste strictement négative sur ]1;+∞[ : f est strictement décroissante sur [1;+∞[.
4
On calcule l'image de la borne fermée et la limite en l'infini :
f(1)=1+121=21etx→+∞lim1+x2x=x→+∞limx2x=0
5
La fonction f est continue et strictement décroissante. Les bornes s'inversent, donc f réalise une bijection de [1;+∞[ sur :
J=]0;21]
Vérification · 7
Soit la fonction g définie sur I=[2;+∞[ par g(x)=x2−4x+1. Laquelle de ces justifications établit que g réalise une bijection de I sur un intervalle J ?
Remarque
Pour tout x>2, g′(x)=2x−4>0, donc g est continue et strictement croissante sur [2;+∞[. Avec g(2)=−3 et lim+∞g=+∞, on a bien J=[g(2);lim+∞g[=[−3;+∞[.
Point de départ · 8
L'opération inverse
Si une fonction f transforme le nombre 3 en 7, c'est-à-dire f(3)=7, quelle opération permet de retrouver 3 à partir de 7 ?
Remarque
Pour défaire l'effet de f, on cherche l'antécédent de 7. Dès que chaque image possède un unique antécédent, cette opération d'inversion définit une nouvelle fonction, appelée fonction réciproque de f et notée f−1.
Définition · 9
Définition de la fonction réciproque
Soit f une bijection d'un intervalle I sur J=f(I).
f−1:J→I,y↦xtel quef(x)=y
L'équivalence fondamentale s'écrit, pour tout x∈I et tout y∈J :
f(x)=y⟺x=f−1(y)
Par composition de f et de sa réciproque, on obtient les identités :
f−1(f(x))=x(∀x∈I)etf(f−1(y))=y(∀y∈J)
Définition · 10
Continuité et sens de variation de f−1
f est continue et strictement monotone sur I
f−1 est continue et strictement monotone sur J=f(I)
La fonction réciproque f−1 varie exactement dans le même sens que f :
Remarque
Si f est strictement croissante sur I, alors f−1 est strictement croissante sur J. Si f est strictement décroissante sur I, alors f−1 est strictement décroissante sur J.
Piège classique · 11
Soit f une fonction continue et strictement décroissante sur ]0;+∞[. Quel est le sens de variation de sa fonction réciproque f−1 sur son ensemble de définition ?
Attention
Penser que la réciproque inverse le sens de variation et devient croissante, ou confondre f−1 avec la fonction inverse f1.
À la place : La fonction réciproque conserve toujours le sens de variation : si f est strictement décroissante, f−1 est également strictement décroissante.
Exemple travaillé · 12
Soit la fonction f définie sur I=]−1;+∞[ par f(x)=x+12x−1, réalisant une bijection sur J=]−∞;2[. Déterminer l'expression explicite de f−1(x) pour tout x∈J.
1
Pour tout x∈]−∞;2[, on pose l'équation fondamentale f(y)=x d'inconnue y∈]−1;+∞[ :
y+12y−1=x
2
On élimine le dénominateur par produit en croix, ce qui est licite puisque y>−1 :
2y−1=x(y+1)
3
On développe puis on regroupe les termes contenant l'inconnue y du même côté :
2y−xy=x+1
4
On factorise le membre de gauche par y :
y(2−x)=x+1
5
Puisque x∈]−∞;2[, la quantité 2−x est strictement positive, donc non nulle. On peut diviser pour isoler y :
y=2−xx+1
6
L'expression de la fonction réciproque est donc :
f−1(x)=2−xx+1
Exemple travaillé · 13
Soit la fonction f définie sur I=[2;+∞[ par f(x)=x2−4x+1, réalisant une bijection sur J=[−3;+∞[. Déterminer l'expression de f−1(x) pour tout x∈[−3;+∞[.
1
Pour tout x∈[−3;+∞[, on résout l'équation f(y)=x d'inconnue y∈[2;+∞[ :
y2−4y+1=x
2
On met le trinôme sous forme canonique en complétant le carré :
(y−2)2−3=x⟺(y−2)2=x+3
3
Comme x≥−3, la quantité x+3 est positive. En extrayant la racine carrée :
∣y−2∣=x+3
4
La condition y∈[2;+∞[ impose y−2≥0, donc la valeur absolue se simplifie en y−2 :
y−2=x+3
5
On isole y pour obtenir l'expression finale :
f−1(x)=2+x+3
Piège classique · 14
Lors de la résolution de (y−2)2=x+3 pour expliciter la réciproque de f(x)=x2−4x+1 sur [2;+∞[, l'équation fournit deux candidats : y=2+x+3 et y=2−x+3. Pourquoi rejette-t-on y=2−x+3 ?
Attention
Conserver deux expressions avec un double signe « ± » pour la réciproque, ou choisir arbitrairement l'une des racines sans justification.
À la place : L'inconnue y=f−1(x) doit appartenir à l'intervalle de départ I=[2;+∞[, ce qui exige y≥2. Or pour tout x>−3, on a 2−x+3<2, ce qui contredit l'appartenance à I. Seule la solution y=2+x+3 vérifie y≥2.
Vérification · 15
Soit f une bijection continue et strictement croissante de [−1;5] sur [2;14] telle que f(3)=8. Que vaut f−1(8) et quel est le sens de variation de f−1 ?
Remarque
D'après l'équivalence fondamentale, f(3)=8⟺f−1(8)=3. De plus, la fonction réciproque conserve le sens de variation de f : f étant strictement croissante, f−1 est strictement croissante sur [2;14].
Point de départ · 16
Échanger les rôles de x et y
L'équivalence fondamentale affirme que f(a)=b⟺f−1(b)=a.
Sur un graphique, le point M(a;b) appartient à la courbe de f si et seulement si le point M′(b;a) appartient à la courbe de f−1.
Remarque
L'échange des coordonnées (a;b)↦(b;a) correspond géométriquement à la symétrie orthogonale par rapport à la droite Δ:y=x.
Définition · 17
Symétrie des courbes et inversion des tangentes
Cf et Cf−1 sont symeˊtriques par rapport aˋ la droite Δ:y=x
Cette réflexion axiale échange les directions horizontales et verticales :
Si Cf admet en A(a;b) une tangente de pente m=0, alors Cf−1 admet en A′(b;a) une tangente de pente m1.
Une tangente horizontale pour Cf (m=0) devient une tangente verticale pour Cf−1, et réciproquement.
Définition · 18
Dérivabilité de la réciproque en un point
Soit f une fonction strictement monotone sur un intervalle I, a∈I et b=f(a).
f est deˊrivable en a
f′(a)=0
f−1 est deˊrivable en b=f(a)et(f−1)′(b)=f′(a)1
Remarque
Si f′(a)=0, la courbe Cf−1 admet au point b une tangente verticale : la fonction f−1 n'est pas dérivable en b.
Piège classique · 19
Soit f une fonction dérivable et strictement croissante sur R telle que f(1)=2, f′(1)=5 et f′(2)=11. Que vaut (f−1)′(2) ?
Attention
Calculer (f−1)′(2)=f′(2)1=111, en évaluant la dérivée de f directement au nombre b=2.
À la place : La formule impose d'évaluer f′ en l'antécédent a=f−1(b). Puisque f(1)=2, l'antécédent de 2 est 1. On calcule donc (f−1)′(2)=f′(1)1=51.
Exemple travaillé · 20
Soit la fonction f définie sur R par f(x)=x3+x+1. On admet que f réalise une bijection de R sur R. Montrer que f−1 est dérivable en 1 et calculer (f−1)′(1).
1
On cherche l'antécédent a de 1 par f, en résolvant l'équation f(a)=1 :
a3+a+1=1⟺a(a2+1)=0⟺a=0
2
On calcule la fonction dérivée de f sur R :
f′(x)=3x2+1
3
On évalue la dérivée en l'antécédent a=0 :
f′(0)=3(0)2+1=1
4
La fonction f est dérivable en 0 et f′(0)=0. D'après le théorème de dérivabilité, f−1 est dérivable en 1 et :
(f−1)′(1)=f′(0)1=11=1
Piège classique · 21
La fonction f:x↦x admet en 0 une demi-tangente verticale (elle n'est pas dérivable à droite en 0). Que peut-on affirmer sur la dérivabilité de sa fonction réciproque f−1 à droite en 0 ?
Attention
Conclure que f−1 n'est pas dérivable en 0 sous prétexte que f ne l'est pas.
À la place : Par symétrie par rapport à la droite y=x, une demi-tangente verticale pour f devient une demi-tangente horizontale pour f−1. Sa réciproque étant f−1(x)=x2 sur [0;+∞[, elle est bien dérivable à droite en 0 avec un nombre dérivé nul : (f−1)d′(0)=0.
Vérification · 22
Soit f une bijection dérivable de R sur R telle que f(2)=5 et f′(2)=4. Quelle est l'équation cartésienne de la tangente à la courbe Cf−1 au point d'abscisse 5 ?
Remarque
Au point d'abscisse 5, l'ordonnée est f−1(5)=2. Le coefficient directeur de la tangente est (f−1)′(5)=f′(2)1=41. L'équation de la tangente s'écrit y=(f−1)′(5)(x−5)+f−1(5), soit y=41(x−5)+2.
Point de départ · 23
De la formule en un point à la fonction dérivée
On sait calculer le nombre dérivé (f−1)′(b) en un point précis à l'aide de l'antécédent a vérifiant f(a)=b :
(f−1)′(b)=f′(a)1
Si la dérivée de f ne s'annule en aucun point d'un intervalle, peut-on obtenir une formule générale donnant (f−1)′(x) pour tout réel x ?
Remarque
En remplaçant l'antécédent a par son expression fonctionnelle f−1(x), on transforme une formule ponctuelle en une fonction dérivée globale.
Définition · 24
Dérivabilité de la réciproque sur un intervalle
Soit f une bijection d'un intervalle I sur J=f(I).
f est deˊrivable sur I
f′(x)=0(∀x∈I)
f−1 est deˊrivable sur J=f(I)
Pour tout réel x∈J, la fonction dérivée de la réciproque est donnée par :
(f−1)′(x)=f′[f−1(x)]1
Exemple travaillé · 25
Soit la fonction f définie sur ]−2π;2π[ par f(x)=tanx, qui réalise une bijection sur R. Montrer que f−1 est dérivable sur R et expliciter (f−1)′(x) pour tout x∈R.
1
Pour tout y∈]−2π;2π[, f est dérivable et sa dérivée s'écrit :
f′(y)=1+tan2y
2
Comme tan2y≥0, on a f′(y)≥1>0 : la dérivée ne s'annule en aucun point. La fonction réciproque f−1 est donc dérivable sur R.
3
Pour tout x∈R, on pose y=f−1(x), ce qui équivaut à tany=x avec y∈]−2π;2π[.
4
On applique la formule de dérivation de la réciproque :
(f−1)′(x)=f′(y)1=1+tan2y1
5
On substitue tany par x pour obtenir l'expression finale en fonction de x :
(f−1)′(x)=1+x21
Piège classique · 26
On cherche à exprimer (f−1)′(x) pour une bijection définie par f(y)=cosy sur ]0;π[. Sachant que f′(y)=−siny et sin2y=1−x2, quelle est la justification indispensable pour écrire siny=1−x2 ?
Attention
Écrire directement siny=1−x2 par automatisme, sans justifier le choix du signe positif devant le radical.
À la place : L'égalité sin2y=1−x2 donne siny=±1−x2. C'est l'appartenance de y=f−1(x) à l'intervalle ]0;π[ qui garantit siny>0 et impose rigoureusement le signe positif.
Exemple travaillé · 27
Soit f la fonction définie sur [0;π] par f(x)=2cosx+3, réalisant une bijection sur [1;5]. Montrer que sa réciproque g=f−1 est dérivable sur ]1;5[ et prouver que pour tout x∈]1;5[ :
g′(x)=−x2+6x−5−1
1
La fonction f est dérivable sur ]0;π[ et sa dérivée est f′(y)=−2siny.
2
Pour tout y∈]0;π[, siny>0, donc f′(y)=0. D'après le théorème de dérivabilité sur un intervalle, g est dérivable sur l'intervalle ouvert f(]0;π[)=]1;5[.
3
Pour tout x∈]1;5[, en posant y=g(x)∈]0;π[, on a x=2cosy+3, ce qui donne :
cosy=2x−3
4
Puisque y∈]0;π[, siny>0. On extrait la racine positive à l'aide de l'identité sin2y+cos2y=1 :
Soit f la fonction définie sur I=[0;π] par f(x)=2(1+cosx), qui réalise une bijection sur [0;4]. Quel est l'ensemble exact de dérivabilité de sa fonction réciproque f−1 ?
Remarque
La dérivée de f est f′(x)=−2sinx. Elle s'annule aux bornes de I : en 0 (f(0)=4) et en π (f(π)=0). En ces deux points, Cf admet une tangente horizontale, donc Cf−1 admet une tangente verticale en 0 et en 4. La réciproque f−1 n'est donc dérivable que sur l'intervalle ouvert ]0;4[.
Point de départ · 29
Généraliser la racine carrée
Pour tout réel positif y, l'unique solution positive de l'équation x2=y est notée y, qui est en fait la racine deuxième 2y.
Comment noter l'unique solution positive de l'équation x3=8 ou plus généralement de xn=y pour un entier n≥2 ?
Remarque
On généralise le radical en plaçant l'entier n en indice : l'unique réel positif x tel que xn=y est noté ny, et se lit « racine n-ième de y ».
Définition · 30
La fonction racine n-ième
Soit n un entier supérieur ou égal à 2.
x↦xn reˊalise une bijection de R+ sur R+
Sa fonction réciproque est appelée fonction racine n-ième, notée x↦nx :
xn=y⟺x=ny(∀x,y≥0)
Elle vérifie les identités fondamentales pour tout réel positif x :
(nx)n=xetnxn=x
Pour tous réels positifs a et b, et pour tout entier p≥2 :
nab=na⋅nbetnpa=npa
Exemple travaillé · 31
Simplifier les deux réels suivants sans calculatrice : A=326⋅33etB=3729
1
Pour A, on regroupe les puissances sous un exposant commun 3 :
26⋅33=(22)3⋅33=(4⋅3)3=123
2
On applique l'identité fondamentale nxn=x avec n=3 :
A=3123=12
3
Pour B, on applique la règle d'imbrication npa=npa avec n=2 et p=3 :
B=23729=6729
4
On décompose 729 en puissances de 3 (729=36) pour conclure :
B=636=3
Définition · 32
Continuité et dérivation de la racine n-ième
Soit n un entier naturel supérieur ou égal à 2.
x↦nx est continue sur [0;+∞[ et deˊrivable sur ]0;+∞[
Pour tout réel x>0, sa dérivée est donnée par :
(nx)′=n(nx)n−11
Si u est une fonction dérivable et strictement positive sur un intervalle I, alors nu est dérivable sur I et :
(nu(x))′=n(nu(x))n−1u′(x)
Piège classique · 33
Sur quel ensemble la fonction f:x↦3x est-elle dérivable ?
Attention
Répondre [0;+∞[, en confondant l'ensemble de définition avec l'ensemble de dérivabilité.
À la place : En 0, le taux d'accroissement x3x=3x21 tend vers +∞ quand x→0+. La courbe admet une demi-tangente verticale à l'origine : f n'est pas dérivable en 0, son domaine de dérivabilité est ]0;+∞[.
Exemple travaillé · 34
Soit la fonction f définie sur R par f(x)=3x2+1. Justifier que f est dérivable sur R et expliciter f′(x) pour tout réel x.
1
On pose u(x)=x2+1. La fonction polynomiale u est dérivable sur R.
2
Pour tout x∈R, x2≥0 donc u(x)=x2+1≥1>0 : la quantité sous le radical ne s'annule jamais.
3
Puisque u est dérivable et strictement positive sur R, la composée f=3u est dérivable sur R.
4
On applique la formule (3u)′=3(3u)2u′ avec u′(x)=2x :
f′(x)=3(3x2+1)22x
Vérification · 35
Soit la fonction g définie sur [2;+∞[ par g(x)=4x−2. Quel est son domaine de dérivabilité et que vaut sa dérivée ?
Remarque
L'expression sous le radical u(x)=x−2 s'annule en 2. La fonction n'est donc dérivable que lorsque x−2>0, c'est-à-dire sur ]2;+∞[. Sur cet intervalle ouvert, u′(x)=1, donc g′(x)=4(4x−2)31.