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Nombres complexes — cours

4ème année (Bac) · section Mathématiques · mathématiques, programme officiel tunisien.

Le cours

Rappel · 1

L'ensemble C et l'unité imaginaire

L'ensemble C\mathbb{C} des nombres complexes prolonge R\mathbb{R} en introduisant un nombre noté ii vérifiant :

i2=1i^2 = -1

Tout nombre complexe zz s'écrit de manière unique sous sa forme algébrique (ou cartésienne) :

z=a+ib(aR,  bR)z = a + ib \quad (a \in \mathbb{R}, \; b \in \mathbb{R})

Définition · 2

Parties réelle et imaginaire

Soit z=a+ibz = a + ib avec aa et bb réels.

Re(z)=aetIm(z)=b\operatorname{Re}(z) = a \quad \text{et} \quad \operatorname{Im}(z) = b

Remarque

La partie imaginaire Im(z)\operatorname{Im}(z) est un nombre réel. Le facteur ii ne fait pas partie de Im(z)\operatorname{Im}(z).

zR    Im(z)=0z \in \mathbb{R} \iff \operatorname{Im}(z) = 0

ziR    Re(z)=0z \in i\mathbb{R} \iff \operatorname{Re}(z) = 0

Définition · 3

Conjugué d'un nombre complexe

Pour tout complexe z=a+ibz = a + ib (a,bRa, b \in \mathbb{R}), le conjugué de zz est le nombre complexe noté z\overline{z} défini par :

z=aib\overline{z} = a - ib

Identités fondamentales :

z+z=2Re(z);zz=2iIm(z);zz=a2+b2z + \overline{z} = 2\operatorname{Re}(z) \quad ; \quad z - \overline{z} = 2i\operatorname{Im}(z) \quad ; \quad z\overline{z} = a^2 + b^2

Caractérisation par le conjugué :

zR    z=z;ziR    z=zz \in \mathbb{R} \iff \overline{z} = z \quad ; \quad z \in i\mathbb{R} \iff \overline{z} = -z

Exemple travaillé · 4

Écris le nombre complexe Z=3+i2iZ = \frac{3+i}{2-i} sous forme algébrique.

1

On multiplie le numérateur et le dénominateur par le conjugué du dénominateur 2i=2+i\overline{2-i} = 2+i :

2
Z=(3+i)(2+i)(2i)(2+i)Z = \frac{(3+i)(2+i)}{(2-i)(2+i)}
3

On développe le numérateur et on applique zz=a2+b2z\overline{z} = a^2+b^2 au dénominateur :

4
Z=6+3i+2i+i222+(1)2=6+5i14+1=5+5i5Z = \frac{6 + 3i + 2i + i^2}{2^2 + (-1)^2} = \frac{6 + 5i - 1}{4 + 1} = \frac{5 + 5i}{5}
5

On simplifie pour obtenir la forme algébrique finale :

6
Z=1+iZ = 1 + i

Piège classique · 5

Pour résoudre dans C\mathbb{C} l'équation 2z+3z=5i2z + 3\overline{z} = 5 - i, quelle méthode faut-il adopter ?

Attention

Essayer d'isoler zz par factorisation directe comme si z\overline{z} était un scalaire ordinaire.

À la place : La présence simultanée de zz et z\overline{z} brise la linéarité complexe : il faut poser z=x+iyz = x+iy (x,yRx,y \in \mathbb{R}) pour résoudre le système réel associé.

Vérification · 6

On pose z=x+iyz = x+iy avec x,yRx, y \in \mathbb{R}. Détermine xx et yy vérifiant l'équation z+2z=6iz + 2\overline{z} = 6 - i.

Remarque

En posant z=x+iyz=x+iy, l'équation devient (x+iy)+2(xiy)=3xiy=6i(x+iy) + 2(x-iy) = 3x - iy = 6 - i. Par identification des parties réelle et imaginaire : 3x=6    x=23x = 6 \implies x = 2 et y=1    y=1-y = -1 \implies y = 1, d'où z=2+iz = 2+i.

Définition · 7

Affixe d'un point et d'un vecteur

Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v)(O, \vec{u}, \vec{v}).

M(a,b)    zM=a+ib    OM=au+bvM(a, b) \iff z_M = a + ib \iff \vec{OM} = a\vec{u} + b\vec{v}

zAB=zBzAz_{\vec{AB}} = z_B - z_A

L'affixe du milieu II de [AB][AB] et celle du centre de gravité GG du triangle ABCABC s'obtiennent par moyenne des affixes :

zI=zA+zB2etzG=zA+zB+zC3z_I = \frac{z_A + z_B}{2} \quad \text{et} \quad z_G = \frac{z_A + z_B + z_C}{3}

Exemple travaillé · 8

On donne les points A(1+2i)A(1+2i), B(4+3i)B(4+3i) et C(3i)C(3-i). Détermine l'affixe du point DD tel que ABCDABCD soit un parallélogramme.

1

ABCDABCD est un parallélogramme si et seulement si AB=DC\vec{AB} = \vec{DC} :

2
zBzA=zCzDz_B - z_A = z_C - z_D
3

On calcule l'affixe du vecteur AB\vec{AB} :

4
zBzA=(4+3i)(1+2i)=3+iz_B - z_A = (4+3i) - (1+2i) = 3 + i
5

On isole zDz_D pour conclure :

6
zD=zC(zBzA)=(3i)(3+i)=2iz_D = z_C - (z_B - z_A) = (3-i) - (3+i) = -2i

Piège classique · 9

Soient A(2i)A(2-i) et B(1+3i)B(-1+3i). Quelle est l'affixe du vecteur AB\vec{AB} ?

Attention

Calculer zAzB=(2i)(1+3i)=34iz_A - z_B = (2-i) - (-1+3i) = 3 - 4i en inversant l'origine et l'extrémité.

À la place : L'affixe d'un vecteur est toujours « extrémité moins origine » : zAB=zBzA=(1+3i)(2i)=3+4iz_{\vec{AB}} = z_B - z_A = (-1+3i) - (2-i) = -3 + 4i.

Vérification · 10

Soient A(1+2i)A(1+2i), B(34i)B(3-4i) et C(1+5i)C(-1+5i). Détermine l'affixe du centre de gravité GG du triangle ABCABC.

Remarque

On applique la formule du centre de gravité : zG=zA+zB+zC3=(1+31)+i(24+5)3=3+3i3=1+iz_G = \frac{z_A+z_B+z_C}{3} = \frac{(1+3-1) + i(2-4+5)}{3} = \frac{3+3i}{3} = 1+i.

Définition · 11

Module d'un nombre complexe et distance

Pour tout nombre complexe z=a+ibz = a + ib (a,bRa, b \in \mathbb{R}) d'image MM dans le plan complexe :

z=a2+b2=zz=OM|z| = \sqrt{a^2 + b^2} = \sqrt{z\overline{z}} = OM

La distance entre deux points A(zA)A(z_A) et B(zB)B(z_B) est égale au module de la différence de leurs affixes :

AB=zBzAAB = |z_B - z_A|

Définition · 12

Propriétés opératoires du module

Pour tous nombres complexes zz et zz', et pour tout nZn \in \mathbb{Z} :

zz=zz;zn=zn;zz=zz(z0)|z \cdot z'| = |z| \cdot |z'| \quad ; \quad |z^n| = |z|^n \quad ; \quad \left|\frac{z}{z'}\right| = \frac{|z|}{|z'|} \quad (z' \neq 0)

Inégalité triangulaire pour la somme :

z+zz+z|z + z'| \le |z| + |z'|

Remarque

Le module d'une somme n'est pas égal à la somme des modules en général : z+zz+z|z+z'| \neq |z| + |z'| sauf si zz et zz' ont le même argument.

Exemple travaillé · 13

Calcule le module du nombre complexe Z=(1+i)42i5Z = \frac{(1+i)^4}{2 - i\sqrt{5}}.

1

On applique les propriétés multiplicatives du module pour éviter de développer l'expression :

2
Z=(1+i)42i5=1+i42i5|Z| = \frac{|(1+i)^4|}{|2 - i\sqrt{5}|} = \frac{|1+i|^4}{|2 - i\sqrt{5}|}
3

On calcule le module de chaque facteur :

4
1+i=12+12=2et2i5=22+(5)2=4+5=3|1+i| = \sqrt{1^2 + 1^2} = \sqrt{2} \quad \text{et} \quad |2 - i\sqrt{5}| = \sqrt{2^2 + (-\sqrt{5})^2} = \sqrt{4 + 5} = 3
5

On remplace pour obtenir le résultat simplifié :

6
Z=(2)43=43|Z| = \frac{(\sqrt{2})^4}{3} = \frac{4}{3}

Piège classique · 14

Soient z1=3z_1 = 3 et z2=4iz_2 = 4i. Quelle est la valeur exacte de z1+z2|z_1 + z_2| ?

Attention

Écrire z1+z2=z1+z2=3+4=7|z_1 + z_2| = |z_1| + |z_2| = 3 + 4 = 7 par fausse distributivité du module sur l'addition.

À la place : Le module d'une somme n'est pas la somme des modules. On effectue d'abord l'addition z1+z2=3+4iz_1 + z_2 = 3 + 4i, puis on calcule le module : 3+4i=32+42=25=5|3+4i| = \sqrt{3^2 + 4^2} = \sqrt{25} = 5.

Vérification · 15

On considère Z=34i1+i3Z = \frac{3-4i}{1+i\sqrt{3}}. Calcule le module du numérateur et celui du dénominateur.

Remarque

Pour le numérateur : 34i=32+(4)2=25=5|3-4i| = \sqrt{3^2 + (-4)^2} = \sqrt{25} = 5. Pour le dénominateur : 1+i3=12+(3)2=4=2|1+i\sqrt{3}| = \sqrt{1^2 + (\sqrt{3})^2} = \sqrt{4} = 2. On en déduit Z=52|Z| = \frac{5}{2}.

Définition · 16

Argument et forme trigonométrique

Soit zz un nombre complexe non nul d'image MM dans le plan complexe rapporté au repère orthonormé direct (O,u,v)(O, \vec{u}, \vec{v}).

arg(z)(u,OM)(mod2π)\arg(z) \equiv (\vec{u}, \vec{OM}) \pmod{2\pi}

En posant r=z>0r = |z| > 0 et θarg(z)(mod2π)\theta \equiv \arg(z) \pmod{2\pi}, l'écriture trigonométrique de zz est :

z=r(cosθ+isinθ)=[r,θ]z = r(\cos\theta + i\sin\theta) = [r, \theta]

cosθ=aa2+b2etsinθ=ba2+b2\cos\theta = \frac{a}{\sqrt{a^2+b^2}} \quad \text{et} \quad \sin\theta = \frac{b}{\sqrt{a^2+b^2}}

Exemple travaillé · 17

Écris le nombre complexe z=3+iz = -\sqrt{3} + i sous forme trigonométrique.

1

On calcule d'abord le module r=zr = |z| :

2
r=(3)2+12=3+1=2r = \sqrt{(-\sqrt{3})^2 + 1^2} = \sqrt{3 + 1} = 2
3

On détermine un argument θ\theta à partir du cosinus et du sinus :

4
cosθ=32etsinθ=12\cos\theta = \frac{-\sqrt{3}}{2} \quad \text{et} \quad \sin\theta = \frac{1}{2}
5

Le cosinus étant strictement négatif et le sinus strictement positif, θ\theta se situe dans le deuxième quadrant :

6
θππ65π6(mod2π)\theta \equiv \pi - \frac{\pi}{6} \equiv \frac{5\pi}{6} \pmod{2\pi}
7

On écrit la forme trigonométrique finale :

8
z=2(cos5π6+isin5π6)=[2,5π6]z = 2\left(\cos\frac{5\pi}{6} + i\sin\frac{5\pi}{6}\right) = \left[2, \frac{5\pi}{6}\right]

Piège classique · 18

Quel est un argument du nombre complexe z=4z = -4 ?

Attention

Répondre arg(4)0(mod2π)\arg(-4) \equiv 0 \pmod{2\pi} en confondant un nombre réel négatif avec un nombre réel positif.

À la place : Le point image de 4-4 se situe sur le demi-axe des abscisses négatives, d'où arg(4)π(mod2π)\arg(-4) \equiv \pi \pmod{2\pi}. Un argument nul caractérise uniquement les réels strictement positifs.

Vérification · 19

Soit z=1iz = -1 - i. Détermine son module rr et son argument principal θ]π;π]\theta \in ]-\pi ; \pi].

Remarque

On a r=(1)2+(1)2=2r = \sqrt{(-1)^2 + (-1)^2} = \sqrt{2}. Les deux composantes étant négatives, cosθ=22\cos\theta = -\frac{\sqrt{2}}{2} et sinθ=22\sin\theta = -\frac{\sqrt{2}}{2}, ce qui donne θπ+π43π4(mod2π)\theta \equiv -\pi + \frac{\pi}{4} \equiv -\frac{3\pi}{4} \pmod{2\pi}.

Point de départ · 20

Vers une notation plus compacte

Tu sais déjà écrire un nombre complexe sous forme trigonométrique : z=r(cosθ+isinθ)z = r(\cos\theta + i\sin\theta).

Pour simplifier les calculs de produits, quotients et puissances, on introduit la notation exponentielle imaginaire :

eiθ=cosθ+isinθe^{i\theta} = \cos\theta + i\sin\theta

Remarque

Il s'agit d'une notation compacte pour désigner le nombre complexe de module 11 et d'argument θ\theta.

Définition · 21

Forme exponentielle et formule de Moivre

Tout nombre complexe non nul zz de module r=z>0r = |z| > 0 et d'argument θarg(z)(mod2π)\theta \equiv \arg(z) \pmod{2\pi} s'écrit sous forme exponentielle :

z=reiθz = r e^{i\theta}

Règles opératoires pour tous réels θ,θ\theta, \theta' et tout entier relatif nn :

eiθeiθ=ei(θ+θ);eiθeiθ=ei(θθ);eiθ=eiθe^{i\theta} \cdot e^{i\theta'} = e^{i(\theta+\theta')} \quad ; \quad \frac{e^{i\theta}}{e^{i\theta'}} = e^{i(\theta-\theta')} \quad ; \quad \overline{e^{i\theta}} = e^{-i\theta}

Formule de Moivre :

(eiθ)n=einθ    (cosθ+isinθ)n=cos(nθ)+isin(nθ)(e^{i\theta})^n = e^{in\theta} \iff (\cos\theta + i\sin\theta)^n = \cos(n\theta) + i\sin(n\theta)

Définition · 22

Formules d'Euler

Pour tout réel θ\theta, en combinant eiθ=cosθ+isinθe^{i\theta} = \cos\theta + i\sin\theta et son conjugué eiθ=cosθisinθe^{-i\theta} = \cos\theta - i\sin\theta, on obtient les formules d'Euler :

cosθ=eiθ+eiθ2\cos\theta = \frac{e^{i\theta} + e^{-i\theta}}{2}

sinθ=eiθeiθ2i\sin\theta = \frac{e^{i\theta} - e^{-i\theta}}{2i}

Remarque

Ces formules permettent d'exprimer les fonctions trigonométriques sous forme d'exponentielles complexes.

Exemple travaillé · 23

Détermine la forme algébrique du nombre complexe Z=(1+i)11Z = (-1+i)^{11}.

1

On écrit d'abord la base z=1+iz = -1+i sous forme exponentielle :

2
z=(1)2+12=2etarg(z)3π4(mod2π)    z=2ei3π4|z| = \sqrt{(-1)^2 + 1^2} = \sqrt{2} \quad \text{et} \quad \arg(z) \equiv \frac{3\pi}{4} \pmod{2\pi} \implies z = \sqrt{2}e^{i\frac{3\pi}{4}}
3

On élève à la puissance 1111 en appliquant la formule de Moivre :

4
Z=(2ei3π4)11=(2)11ei33π4=322ei(8π+π4)=322eiπ4Z = \left(\sqrt{2}e^{i\frac{3\pi}{4}}\right)^{11} = (\sqrt{2})^{11} e^{i\frac{33\pi}{4}} = 32\sqrt{2} e^{i\left(8\pi + \frac{\pi}{4}\right)} = 32\sqrt{2} e^{i\frac{\pi}{4}}
5

On repasse à la forme algébrique :

6
Z=322(22+i22)=32+32iZ = 32\sqrt{2}\left(\frac{\sqrt{2}}{2} + i\frac{\sqrt{2}}{2}\right) = 32 + 32i

Vérification · 24

Simplifie le nombre complexe Z=2eiπ32eiπ12Z = \frac{2e^{i\frac{\pi}{3}}}{\sqrt{2}e^{i\frac{\pi}{12}}} sous forme exponentielle.

Remarque

On applique les règles opératoires du quotient : 22=2\frac{2}{\sqrt{2}} = \sqrt{2} et π3π12=4ππ12=3π12=π4\frac{\pi}{3} - \frac{\pi}{12} = \frac{4\pi - \pi}{12} = \frac{3\pi}{12} = \frac{\pi}{4}. D'où Z=2eiπ4Z = \sqrt{2}e^{i\frac{\pi}{4}}.

Définition · 25

Factorisation par l'arc moitié

Pour transformer des sommes ou des différences d'exponentielles en un produit d'un facteur trigonométrique et d'une exponentielle, on factorise par la demi-somme des angles :

eiα+eiβ=2cos(αβ2)eiα+β2e^{i\alpha} + e^{i\beta} = 2\cos\left(\frac{\alpha-\beta}{2}\right)e^{i\frac{\alpha+\beta}{2}}

eiαeiβ=2isin(αβ2)eiα+β2e^{i\alpha} - e^{i\beta} = 2i\sin\left(\frac{\alpha-\beta}{2}\right)e^{i\frac{\alpha+\beta}{2}}

Cas particuliers fondamentaux pour tout réel θ\theta :

1+eiθ=2cos(θ2)eiθ21 + e^{i\theta} = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)e^{i\frac{\theta}{2}}

1eiθ=2isin(θ2)eiθ2=2sin(θ2)ei(θπ2)1 - e^{i\theta} = -2i\sin\left(\frac{\theta}{2}\right)e^{i\frac{\theta}{2}} = 2\sin\left(\frac{\theta}{2}\right)e^{i\left(\frac{\theta-\pi}{2}\right)}

Exemple travaillé · 26

Linéarise l'expression f(x)=cos3xf(x) = \cos^3 x pour tout réel xx.

1

On exprime cosx\cos x à l'aide de la formule d'Euler :

2
cos3x=(eix+eix2)3\cos^3 x = \left(\frac{e^{ix} + e^{-ix}}{2}\right)^3
3

On développe le numérateur avec le binôme de Newton (a+b)3=a3+3a2b+3ab2+b3(a+b)^3 = a^3 + 3a^2b + 3ab^2 + b^3 :

4
cos3x=ei3x+3ei2xeix+3eixei2x+ei3x8=ei3x+3eix+3eix+ei3x8\cos^3 x = \frac{e^{i3x} + 3e^{i2x}e^{-ix} + 3e^{ix}e^{-i2x} + e^{-i3x}}{8} = \frac{e^{i3x} + 3e^{ix} + 3e^{-ix} + e^{-i3x}}{8}
5

On regroupe les termes conjugués pour réappliquer la formule d'Euler eikx+eikx=2cos(kx)e^{ikx} + e^{-ikx} = 2\cos(kx) :

6
cos3x=(ei3x+ei3x)+3(eix+eix)8=2cos(3x)+6cosx8=14cos(3x)+34cosx\cos^3 x = \frac{(e^{i3x} + e^{-i3x}) + 3(e^{ix} + e^{-ix})}{8} = \frac{2\cos(3x) + 6\cos x}{8} = \frac{1}{4}\cos(3x) + \frac{3}{4}\cos x

Piège classique · 27

Soit θ]π;2π[\theta \in ]\pi ; 2\pi[. Quelle est la forme exponentielle exacte de z=1+eiθz = 1 + e^{i\theta} ?

Attention

Prendre 2cos(θ2)2\cos(\frac{\theta}{2}) comme module sans vérifier son signe.

À la place : Pour θ]π;2π[\theta \in ]\pi ; 2\pi[, on a θ2]π2;π[\frac{\theta}{2} \in ]\frac{\pi}{2} ; \pi[, donc cos(θ2)<0\cos(\frac{\theta}{2}) < 0. Le module devant être strictement positif, on écrit z=2cos(θ2)|z| = -2\cos(\frac{\theta}{2}) et on compense le signe négatif par un déphasage de π\pi dans l'argument : z=2cos(θ2)ei(θ2+π)z = -2\cos(\frac{\theta}{2})e^{i(\frac{\theta}{2}+\pi)}.

Vérification · 28

Soit θ]0;π[\theta \in ]0 ; \pi[. Détermine le module et un argument de Z=1eiθZ = 1 - e^{i\theta}.

Remarque

Pour θ]0;π[\theta \in ]0;\pi[, on a θ2]0;π2[\frac{\theta}{2} \in ]0;\frac{\pi}{2}[, donc sin(θ2)>0\sin(\frac{\theta}{2}) > 0. On factorise : 1eiθ=2isin(θ2)eiθ2=2sin(θ2)eiπ2eiθ2=2sin(θ2)ei(θπ2)1-e^{i\theta} = -2i\sin(\frac{\theta}{2})e^{i\frac{\theta}{2}} = 2\sin(\frac{\theta}{2})e^{-i\frac{\pi}{2}}e^{i\frac{\theta}{2}} = 2\sin(\frac{\theta}{2})e^{i(\frac{\theta-\pi}{2})}. Le module est Z=2sin(θ2)|Z| = 2\sin(\frac{\theta}{2}) et un argument est θπ2\frac{\theta-\pi}{2}.

Définition · 29

Racines carrées d'un nombre complexe

Soit Z=a+ibZ = a + ib (a,bRa, b \in \mathbb{R}) un nombre complexe non nul. Un nombre complexe z=x+iyz = x + iy (x,yRx, y \in \mathbb{R}) est une racine carrée de ZZ si et seulement si z2=Zz^2 = Z.

L'égalité z2=Zz^2 = Z se traduit par le système réel :

{x2y2=a(parties reˊelles)x2+y2=a2+b2(modules : z2=Z)2xy=b(signe du produit xy)\begin{cases} x^2 - y^2 = a \quad &\text{(parties réelles)} \\ x^2 + y^2 = \sqrt{a^2 + b^2} \quad &\text{(modules : } |z|^2 = |Z|\text{)} \\ 2xy = b \quad &\text{(signe du produit } xy\text{)} \end{cases}

Remarque

Tout nombre complexe non nul admet exactement deux racines carrées opposées δ\delta et δ-\delta.

Exemple travaillé · 30

Détermine les racines carrées du nombre complexe Z=3+4iZ = 3 + 4i sous forme algébrique.

1

On calcule le module de ZZ et on pose z=x+iyz = x+iy avec x,yRx, y \in \mathbb{R} :

2
Z=32+42=25=5|Z| = \sqrt{3^2 + 4^2} = \sqrt{25} = 5
3

On écrit le système d'équations vérifié par xx et yy :

4
{x2y2=3x2+y2=52xy=4>0\begin{cases} x^2 - y^2 = 3 \\ x^2 + y^2 = 5 \\ 2xy = 4 > 0 \end{cases}
5

En sommant et en soustrayant les deux premières équations :

6
2x2=8    x2=4    x=±2;2y2=2    y2=1    y=±12x^2 = 8 \implies x^2 = 4 \implies x = \pm 2 \quad ; \quad 2y^2 = 2 \implies y^2 = 1 \implies y = \pm 1
7

Comme 2xy=4>02xy = 4 > 0, xx et yy sont de même signe. On obtient les deux racines carrées opposées :

8
δ1=2+ietδ2=2i\delta_1 = 2 + i \quad \text{et} \quad \delta_2 = -2 - i

Définition · 31

Équations du second degré dans C

Soit l'équation az2+bz+c=0az^2 + bz + c = 0 avec a,b,cCa, b, c \in \mathbb{C} et a0a \neq 0. On pose le discriminant :

Δ=b24ac\Delta = b^2 - 4ac

Soit δC\delta \in \mathbb{C} une racine carrée de Δ\Delta, c'est-à-dire vérifiant δ2=Δ\delta^2 = \Delta. L'équation admet deux solutions dans C\mathbb{C} :

z1=bδ2aetz2=b+δ2az_1 = \frac{-b - \delta}{2a} \quad \text{et} \quad z_2 = \frac{-b + \delta}{2a}

Remarque

Le symbole radical Δ\sqrt{\Delta} n'est jamais utilisé pour un nombre complexe non réel. On écrit toujours δ2=Δ\delta^2 = \Delta.

Piège classique · 32

On cherche les racines carrées de Z=34iZ = 3 - 4i. Après résolution des sommes de carrés, on trouve x2=4x^2 = 4 et y2=1y^2 = 1. Quelles sont les racines carrées de ZZ ?

Attention

Associer xx et yy avec le même signe et proposer 2+i2+i et 2i-2-i.

À la place : La condition 2xy=4<02xy = -4 < 0 impose que xx et yy soient de signes contraires. Les racines carrées de 34i3-4i sont donc 2i2-i et 2+i-2+i.

Vérification · 33

On considère l'équation z22z+2=0z^2 - 2z + 2 = 0. Détermine la valeur du discriminant Δ\Delta ainsi qu'une racine carrée complexe δ\delta de Δ\Delta.

Remarque

On calcule Δ=(2)24(1)(2)=48=4\Delta = (-2)^2 - 4(1)(2) = 4 - 8 = -4. Comme 4=(2i)2-4 = (2i)^2, une racine carrée de Δ\Delta est δ=2i\delta = 2i. Les solutions de l'équation sont alors z=2±2i2=1±iz = \frac{2 \pm 2i}{2} = 1 \pm i.

Définition · 34

Racines n-ièmes d'un nombre complexe

Soit a=reiθa = re^{i\theta} un nombre complexe non nul (r>0r > 0) et nNn \in \mathbb{N} (n2n \ge 2). L'équation zn=az^n = a admet exactement nn solutions distinctes dans C\mathbb{C}, appelées les racines nieˋmesn^{\text{ièmes}} de aa :

zk=rnei(θ+2kπn)(k{0,1,,n1})z_k = \sqrt[n]{r}\,e^{i\left(\frac{\theta+2k\pi}{n}\right)} \quad (k \in \{0, 1, \dots, n-1\})

Les points images Mk(zk)M_k(z_k) sont les sommets d'un polygone régulier à nn côtés inscrit dans le cercle de centre OO et de rayon rn\sqrt[n]{r}.

Définition · 35

Racines n-ièmes de l'unité et le nombre j

Pour a=1=1ei0a = 1 = 1e^{i0}, les racines nieˋmesn^{\text{ièmes}} de l'unité sont données par :

ωk=ei2kπn(k{0,1,,n1})\omega_k = e^{i\frac{2k\pi}{n}} \quad (k \in \{0, 1, \dots, n-1\})

La somme des nn racines nieˋmesn^{\text{ièmes}} de l'unité est toujours nulle :

k=0n1ei2kπn=0\sum_{k=0}^{n-1} e^{i\frac{2k\pi}{n}} = 0

Pour n=3n = 3, les racines cubiques de l'unité sont 11, jj et j2=jj^2 = \overline{j}, avec :

j=ei2π3=12+i32veˊrifiantj3=1et1+j+j2=0j = e^{i\frac{2\pi}{3}} = -\frac{1}{2} + i\frac{\sqrt{3}}{2} \quad \text{vérifiant} \quad j^3 = 1 \quad \text{et} \quad 1 + j + j^2 = 0

Exemple travaillé · 36

Résous dans C\mathbb{C} l'équation (z+i)3=(zi)3(z+i)^3 = (z-i)^3.

1

Comme z=iz = i n'est pas solution ((2i)3=8i0(2i)^3 = -8i \neq 0), l'équation équivaut à :

2
(z+izi)3=1\left(\frac{z+i}{z-i}\right)^3 = 1
3

Le rapport z+izi\frac{z+i}{z-i} est donc une racine cubique de l'unité différente de 11 (car z+izi=1    z+i=zi\frac{z+i}{z-i}=1 \iff z+i=z-i, impossible) :

4
z+izi=ei2kπ3(k{1,2})\frac{z+i}{z-i} = e^{i\frac{2k\pi}{3}} \quad (k \in \{1, 2\})
5

On isole zz en regroupant les termes :

6
z+i=ei2kπ3(zi)    z(1ei2kπ3)=i(1+ei2kπ3)    z=i1+ei2kπ3ei2kπ31z+i = e^{i\frac{2k\pi}{3}}(z-i) \iff z\left(1 - e^{i\frac{2k\pi}{3}}\right) = -i\left(1 + e^{i\frac{2k\pi}{3}}\right) \iff z = i\frac{1 + e^{i\frac{2k\pi}{3}}}{e^{i\frac{2k\pi}{3}} - 1}
7

On factorise par l'arc moitié eikπ3e^{i\frac{k\pi}{3}} au numérateur et au dénominateur :

8
z=i2cos(kπ3)eikπ32isin(kπ3)eikπ3=cos(kπ3)sin(kπ3)=cotan(kπ3)z = i\frac{2\cos\left(\frac{k\pi}{3}\right)e^{i\frac{k\pi}{3}}}{2i\sin\left(\frac{k\pi}{3}\right)e^{i\frac{k\pi}{3}}} = \frac{\cos\left(\frac{k\pi}{3}\right)}{\sin\left(\frac{k\pi}{3}\right)} = \operatorname{cotan}\left(\frac{k\pi}{3}\right)
9

Pour k=1k=1, z1=cotan(π3)=33z_1 = \operatorname{cotan}(\frac{\pi}{3}) = \frac{\sqrt{3}}{3}. Pour k=2k=2, z2=cotan(2π3)=33z_2 = \operatorname{cotan}(\frac{2\pi}{3}) = -\frac{\sqrt{3}}{3}. Les deux solutions sont réelles :

10
SC={33,  33}S_{\mathbb{C}} = \left\{-\frac{\sqrt{3}}{3}, \; \frac{\sqrt{3}}{3}\right\}

Piège classique · 37

On cherche les racines quatrièmes du nombre complexe Z=16eiπ3Z = 16e^{i\frac{\pi}{3}}. Quel est le module de chacune des racines quatrièmes ?

Attention

Garder 1616 comme module ou écrire zk=164=4|z_k| = \frac{16}{4} = 4 en divisant le module par 44 au lieu d'extraire la racine quatrième.

À la place : Le module des racines nieˋmesn^{\text{ièmes}} est la racine nieˋmen^{\text{ième}} réelle positive du module : zk=164=2|z_k| = \sqrt[4]{16} = 2. On divise l'argument par 44, mais on applique la racine quatrième au module.

Vérification · 38

Quelles sont les racines cubiques de 8i8i sous forme exponentielle ?

Remarque

On écrit 8i=8eiπ28i = 8e^{i\frac{\pi}{2}}. Le module des racines cubiques est 83=2\sqrt[3]{8} = 2. Les arguments sont π/2+2kπ3=π6+2kπ3\frac{\pi/2 + 2k\pi}{3} = \frac{\pi}{6} + \frac{2k\pi}{3} pour k{0,1,2}k \in \{0, 1, 2\}, soit π6\frac{\pi}{6}, 5π6\frac{5\pi}{6} et 9π6π2(mod2π)\frac{9\pi}{6} \equiv -\frac{\pi}{2} \pmod{2\pi}.

Définition · 39

Interprétation géométrique d'un quotient d'affixes

Soient AA, BB et CC trois points distincts deux à deux d'affixes respectives zAz_A, zBz_B et zCz_C.

zCzAzBzA=ACAB\left|\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A}\right| = \frac{AC}{AB}

arg(zCzAzBzA)(AB,AC)(mod2π)\arg\left(\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A}\right) \equiv (\vec{AB}, \vec{AC}) \pmod{2\pi}

Définition · 40

Alignement et orthogonalité

Soient AA, BB et CC trois points distincts deux à deux d'affixes respectives zAz_A, zBz_B et zCz_C.

A,B,C aligneˊs    zCzAzBzAR    (AB,AC)0(modπ)A, B, C \text{ alignés} \iff \frac{z_C - z_A}{z_B - z_A} \in \mathbb{R} \iff (\vec{AB}, \vec{AC}) \equiv 0 \pmod\pi

(AB)(AC)    zCzAzBzAiR    (AB,AC)π2(modπ)(AB) \perp (AC) \iff \frac{z_C - z_A}{z_B - z_A} \in i\mathbb{R}^* \iff (\vec{AB}, \vec{AC}) \equiv \frac{\pi}{2} \pmod\pi

Exemple travaillé · 41

Soient les points A(1)A(1), B(2+i)B(2+i) et C(i)C(i). Détermine la nature du triangle ABCABC en calculant le quotient zCzAzBzA\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A}.

1

On calcule les affixes des vecteurs AB\vec{AB} et AC\vec{AC} :

2
zBzA=(2+i)1=1+i;zCzA=i1=1+iz_B - z_A = (2+i) - 1 = 1 + i \quad ; \quad z_C - z_A = i - 1 = -1 + i
3

On forme le quotient et on le simplifie sous forme algébrique :

4
zCzAzBzA=1+i1+i=(1+i)(1i)12+12=1+i+i+12=2i2=i\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A} = \frac{-1+i}{1+i} = \frac{(-1+i)(1-i)}{1^2+1^2} = \frac{-1+i+i+1}{2} = \frac{2i}{2} = i
5

On interprète le module et l'argument de i=eiπ2i = e^{i\frac{\pi}{2}} :

6
ACAB=i=1    AB=ACet(AB,AC)arg(i)π2(mod2π)\frac{AC}{AB} = |i| = 1 \implies AB = AC \quad \text{et} \quad (\vec{AB}, \vec{AC}) \equiv \arg(i) \equiv \frac{\pi}{2} \pmod{2\pi}
7

Le triangle ABCABC est donc rectangle et isocèle en AA, direct.

Piège classique · 42

Pour prouver que trois points distincts AA, BB et CC sont alignés, quelle condition sur l'angle orienté (AB,AC)(\vec{AB}, \vec{AC}) est nécessaire et suffisante ?

Attention

Poser (AB,AC)0(mod2π)(\vec{AB}, \vec{AC}) \equiv 0 \pmod{2\pi} en oubliant le cas où les vecteurs sont de sens opposés.

À la place : L'alignement exige seulement que les vecteurs soient colinéaires : (AB,AC)0(modπ)(\vec{AB}, \vec{AC}) \equiv 0 \pmod\pi. Une congruence modulo 2π2\pi restreint le problème aux vecteurs de même sens (demi-droite).

Vérification · 43

Soient trois points A,B,CA, B, C tels que zCzAzBzA=eiπ3\frac{z_C - z_A}{z_B - z_A} = e^{i\frac{\pi}{3}}. Quelle est la nature du triangle ABCABC ?

Remarque

On a zCzAzBzA=eiπ3=1\left|\frac{z_C-z_A}{z_B-z_A}\right| = |e^{i\frac{\pi}{3}}| = 1, donc AB=ACAB = AC. De plus, (AB,AC)π3(mod2π)(\vec{AB}, \vec{AC}) \equiv \frac{\pi}{3} \pmod{2\pi}. Un triangle isocèle avec un angle de π3\frac{\pi}{3} est un triangle équilatéral direct.

Définition · 44

Ensembles de points fondamentaux

Soient AA et BB deux points fixes d'affixes respectives zAz_A et zBz_B, et R>0R > 0 un nombre réel.

zzA=R    AM=R|z - z_A| = R \iff AM = R

L'ensemble des points MM est le cercle de centre AA et de rayon RR.

zzA=zzB    AM=BM|z - z_A| = |z - z_B| \iff AM = BM

L'ensemble des points MM est la médiatrice du segment [AB][AB].

arg(zzA)θ(mod2π)    (u,AM)θ(mod2π)\arg(z - z_A) \equiv \theta \pmod{2\pi} \iff (\vec{u}, \vec{AM}) \equiv \theta \pmod{2\pi}

L'ensemble des points MM est la demi-droite ouverte issue de AA de vecteur directeur d'argument θ\theta.

Exemple travaillé · 45

Détermine l'ensemble des points M(z)M(z) tels que le quotient Z=z2iz+1Z = \frac{z-2i}{z+1} soit imaginaire pur (avec z1z \neq -1).

1

On pose A(2i)A(2i) et B(1)B(-1). On réécrit le quotient à l'aide des affixes de AA et BB :

2
Z=zzAzzB=zAMzBMZ = \frac{z - z_A}{z - z_B} = \frac{z_{\vec{AM}}}{z_{\vec{BM}}}
3

Pour z2iz \neq 2i et z1z \neq -1, ZiRZ \in i\mathbb{R}^* équivaut à :

4
(BM,AM)π2(modπ)    BMAM(\vec{BM}, \vec{AM}) \equiv \frac{\pi}{2} \pmod\pi \iff \vec{BM} \perp \vec{AM}
5

Les vecteurs AM\vec{AM} et BM\vec{BM} sont orthogonaux. En incluant z=2iz = 2i (Z=0iRZ = 0 \in i\mathbb{R}), l'ensemble cherché est le cercle de diamètre [AB][AB], privé du point B(1)B(-1).

Piège classique · 46

Soient A(3i)A(3i) et B(2)B(-2). Quel est l'ensemble des points M(z)M(z) tels que z3iz+2R\frac{z-3i}{z+2} \in \mathbb{R} ?

Attention

Déclarer que c'est la droite (AB)(AB) complète en oubliant la condition d'existence z2z \neq -2.

À la place : Le quotient n'est pas défini pour z=2z = -2 (point BB). L'ensemble des points MM est donc la droite (AB)(AB) privée du point BB.

Vérification · 47

Soit AA le point d'affixe 1+i1+i. Quel est l'ensemble des points M(z)M(z) tels que z1i=3|z - 1 - i| = 3 ?

Remarque

On factorise par le signe moins : z(1+i)=3    AM=3|z - (1+i)| = 3 \iff AM = 3. L'ensemble des points MM situés à distance constante 33 du point AA est le cercle de centre A(1+i)A(1+i) et de rayon 33.

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