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Nombres complexes — exercices corrigés

4ème année (Bac) · section Mathématiques. Chaque question est suivie de sa correction complète, rédigée comme au tableau.

Les exercices

Exercice 1

intermediaire

On considère dans l'ensemble des nombres complexes C\mathbb{C} l'équation (E):z2z=1+8i(E) : |z| - 2\overline{z} = -1 + 8i.

  1. 1). Soit z=x+iyz = x + iy un nombre complexe, avec (x,y)R2(x, y) \in \mathbb{R}^2. Traduire l'équation (E):z2z=1+8i(E) : |z| - 2\overline{z} = -1 + 8i par un système d'équations réelles reliant xx et yy.

    Indice — Exprime zz, z|z| et z\overline{z} en fonction de la partie réelle xx et de la partie imaginaire yy de zz.

    Correction

    En posant z=x+iyz = x + iy, on a z=x2+y2|z| = \sqrt{x^2 + y^2} et z=xiy\overline{z} = x - iy. L'équation (E)(E) s'écrit alors (x2+y22x)+2iy=1+8i(\sqrt{x^2 + y^2} - 2x) + 2iy = -1 + 8i. Par identification des parties réelle et imaginaire, on obtient le système d'équations réelles :
    {x2+y22x=1 2y=8\begin{cases} \sqrt{x^2 + y^2} - 2x = -1 \
    2y = 8 \end{cases}

  2. 2). En étudiant la partie imaginaire du système, déterminer la valeur de yy.

    Indice — Identifie la partie imaginaire dans l'égalité obtenue à la question précédente.

    Correction

    L'équation issue de la partie imaginaire est 2y=82y = 8, ce qui donne immédiatement y=4y = 4.

  3. 3). En déduire que xx vérifie l'égalité x2+16=2x1\sqrt{x^2 + 16} = 2x - 1, en précisant la condition sur xx garantissant la validité de cette écriture.

    Indice — Remplace yy par sa valeur dans l'équation de la partie réelle, puis isole le terme comportant la racine carrée.

    Correction

    En remplaçant yy par 44 dans l'équation de la partie réelle, on obtient x2+162x=1\sqrt{x^2 + 16} - 2x = -1, soit x2+16=2x1\sqrt{x^2 + 16} = 2x - 1.
    Une racine carrée étant toujours positive ou nulle, cette égalité impose la condition 2x102x - 1 \ge 0, c'est-à-dire x12x \ge \frac{1}{2}.

  4. 4). Obtenir l'équation polynomiale du second degré 3x24x15=03x^2 - 4x - 15 = 0 et déterminer l'ensemble des valeurs réelles candidates.

    Indice — Élève les deux membres au carré après avoir vérifié la condition d'existence.

    Correction

    Sous la condition x12x \ge \frac{1}{2}, on élève au carré : x2+16=(2x1)2=4x24x+1x^2 + 16 = (2x - 1)^2 = 4x^2 - 4x + 1, ce qui se réordonne en 3x24x15=03x^2 - 4x - 15 = 0.
    Le discriminant vaut Δ=164×3×(15)=196=142\Delta = 16 - 4 \times 3 \times (-15) = 196 = 14^2. La résolution donne deux candidats réels : x=3x = 3 et x=53x = -\frac{5}{3}.

  5. 5). Vérifier chaque candidat par rapport à la contrainte de domaine et éliminer la valeur non admissible.

    Indice — Teste chaque valeur candidate avec la condition de positivité établie précédemment.

    Correction

    La contrainte de domaine issue de la positivité du module est x12x \ge \frac{1}{2}. Le candidat x1=53x_1 = -\frac{5}{3} ne respecte pas cette condition (53<12-\frac{5}{3} < \frac{1}{2}) et est donc éliminé. Le candidat x2=3x_2 = 3 vérifie 3123 \ge \frac{1}{2}. Seule la valeur x=3x = 3 est conservée.

  6. 6). Donner la forme algébrique de l'unique solution z0z_0 de l'équation (E)(E) et calculer son module.

    Indice — Combine la valeur retenue de xx avec celle de yy pour former le nombre complexe cherché, puis calcule son module.

    Correction

    En associant x=3x = 3 et y=4y = 4, l'unique solution de l'équation (E)(E) est z0=3+4iz_0 = 3 + 4i. Son module est z0=32+42=25=5|z_0| = \sqrt{3^2 + 4^2} = \sqrt{25} = 5.

Exercice 2

avance

Soit θ\theta un réel appartenant à l'intervalle ]π;3π2[]\pi \,;\, \frac{3\pi}{2}[.

On considère la suite de nombres complexes (zn)nN(z_n)_{n \in \mathbb{N}} définie par :
{z0=1zn+1=(1+eiθ)znpour tout nN\begin{cases}
z_0 = 1 \\
z_{n+1} = (1 + e^{i\theta}) z_n \quad \text{pour tout } n \in \mathbb{N}
\end{cases}

Pour tout nNn \in \mathbb{N}, on note P(n)P(n) la propriété :
zn=(2cos(θ2))nein(θ2+π)z_n = \left(-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n e^{in\left(\frac{\theta}{2} + \pi\right)}

  1. 1)a). Montrer que pour tout réel θ\theta, on a :
    1+eiθ=2cos(θ2)eiθ21 + e^{i\theta} = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}}

    Indice — Écrire 1+eiθ=eiθ2(eiθ2+eiθ2)1 + e^{i\theta} = e^{i\frac{\theta}{2}}\left(e^{-i\frac{\theta}{2}} + e^{i\frac{\theta}{2}}\right) et utiliser les formules d'Euler.

    Correction

    On utilise la méthode de l'angle moitié en factorisant par eiθ2e^{i\frac{\theta}{2}} :
    1+eiθ=eiθ2(eiθ2+eiθ2)1 + e^{i\theta} = e^{i\frac{\theta}{2}} \left(e^{-i\frac{\theta}{2}} + e^{i\frac{\theta}{2}}\right)

    D'après les formules d'Euler, on sait que eiθ2+eiθ2=2cos(θ2)e^{i\frac{\theta}{2}} + e^{-i\frac{\theta}{2}} = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right). En substituant cette relation, on obtient directement :
    1+eiθ=2cos(θ2)eiθ21 + e^{i\theta} = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}}

  2. 1)b). Déterminer le signe de cos(θ2)\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) pour θ]π;3π2[\theta \in ]\pi \,;\, \frac{3\pi}{2}[.

    Indice — Déterminer l'intervalle auquel appartient θ2\frac{\theta}{2} lorsque θ]π;3π2[\theta \in ]\pi \,;\, \frac{3\pi}{2}[.

    Correction

    Puisque θ]π;3π2[\theta \in ]\pi \,;\, \frac{3\pi}{2}[, on divise chaque membre par 22 pour obtenir l'encadrement :
    θ2]π2;3π4[\frac{\theta}{2} \in \left]\frac{\pi}{2} \,;\, \frac{3\pi}{4}\right[

    Cet intervalle appartenant au deuxième quadrant du cercle trigonométrique, le cosinus y est strictement négatif. On en déduit que :
    cos(θ2)<0\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) < 0

  3. 1)c). En déduire l'écriture sous forme exponentielle du complexe 1+eiθ1 + e^{i\theta} pour θ]π;3π2[\theta \in ]\pi \,;\, \frac{3\pi}{2}[.

    Indice — Un module doit être strictement positif. Si A<0A < 0, utiliser la relation Aeiα=(A)ei(α+π)A e^{i\alpha} = (-A) e^{i(\alpha + \pi)}.

    Correction

    D'après la question précédente, la quantité 2cos(θ2)2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) est strictement négative. Pour obtenir la forme exponentielle, le module doit être strictement positif.

    On utilise la relation 1=eiπ-1 = e^{i\pi} pour réécrire l'expression :
    1+eiθ=2cos(θ2)(eiθ2)=(2cos(θ2))ei(θ2+π)1 + e^{i\theta} = -2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) \cdot \left(-e^{i\frac{\theta}{2}}\right) = \left(-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right) e^{i\left(\frac{\theta}{2} + \pi\right)}

    La forme exponentielle recherchée est donc :
    1+eiθ=(2cos(θ2))ei(θ2+π)1 + e^{i\theta} = \left(-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right) e^{i\left(\frac{\theta}{2} + \pi\right)}

  4. 2)a). Vérifier que la propriété P(n)P(n) est vraie pour n=0n = 0.

    Indice — Calculer la valeur du membre de droite pour n=0n = 0 et la comparer à z0z_0.

    Correction

    Pour n=0n = 0, on évalue le membre de droite de la propriété P(0)P(0) :
    (2cos(θ2))0ei0(θ2+π)=1e0=1\left(-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^0 e^{i \cdot 0 \cdot \left(\frac{\theta}{2} + \pi\right)} = 1 \cdot e^0 = 1

    Comme l'énoncé définit z0=1z_0 = 1, le membre de droite est bien égal à z0z_0. La propriété P(0)P(0) est donc vérifiée.

  5. 2)b). Soit kNk \in \mathbb{N}. En supposant que la propriété P(k)P(k) est vraie, exprimer zk+1z_{k+1} en fonction de zkz_k et de 1+eiθ1 + e^{i\theta}.

    Indice — Utiliser la relation de récurrence définissant la suite (zn)nN(z_n)_{n \in \mathbb{N}}.

    Correction

    Par définition de la suite (zn)nN(z_n)_{n \in \mathbb{N}}, la relation de récurrence donne directement :
    zk+1=(1+eiθ)zkz_{k+1} = (1 + e^{i\theta}) z_k

  6. 2)c). Montrer que la propriété P(k+1)P(k+1) est vraie.

    Indice — Multiplier la forme exponentielle de zkz_k par celle de 1+eiθ1 + e^{i\theta} obtenue à la question 1)c).

    Correction

    Par la méthode de l'angle moitié, on établit que 1+eiθ=2cos(θ2)eiθ21 + e^{i\theta} = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)e^{i\frac{\theta}{2}}. Comme θ]π;3π2[\theta \in ]\pi \,;\, \frac{3\pi}{2}[, on a cos(θ2)<0\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) < 0, ce qui donne la forme exponentielle :
    1+eiθ=2cos(θ2)ei(θ2+π)1 + e^{i\theta} = -2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)e^{i\left(\frac{\theta}{2} + \pi\right)}

    En utilisant l'hypothèse de récurrence P(k)P(k) et la relation établie en 2)b), on effectue le produit :
    zk+1=[2cos(θ2)ei(θ2+π)]×[2cos(θ2)]keik(θ2+π)z_{k+1} = \left[-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)e^{i\left(\frac{\theta}{2} + \pi\right)}\right] \times \left[-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right]^k e^{ik\left(\frac{\theta}{2} + \pi\right)}
    zk+1=(2cos(θ2))k+1ei(k+1)(θ2+π)z_{k+1} = \left(-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^{k+1} e^{i(k+1)\left(\frac{\theta}{2} + \pi\right)}

    La propriété P(k+1)P(k+1) est donc vraie.

  7. 2)d). En déduire l'expression de la forme exponentielle de znz_n pour tout nNn \in \mathbb{N}.

    Indice — Conclure à l'aide des étapes d'initialisation et d'hérédité précédentes.

    Correction

    L'initialisation pour n=0n=0 étant vérifiée (z0=1z_0 = 1) et l'hérédité ayant été démontrée à la question 2)c), on en déduit par récurrence que pour tout nNn \in \mathbb{N} :
    zn=(2cos(θ2))nein(θ2+π)z_n = \left(-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n e^{in\left(\frac{\theta}{2} + \pi\right)}

    Comme 2cos(θ2)>0-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) > 0, cette expression constitue directement la forme exponentielle de znz_n pour tout nNn \in \mathbb{N}.

  8. 3). Déterminer l'ensemble des entiers naturels nn pour lesquels znz_n est un nombre réel strictement négatif.

    Indice — Un nombre complexe non nul u=reiψu = r e^{i\psi} (avec r>0r > 0) est un réel strictement négatif si et seulement si ψπ(mod2π)\psi \equiv \pi \pmod{2\pi}.

    Correction

    Le nombre complexe znz_n est un réel strictement négatif si et seulement si son argument est congru à π\pi modulo 2π2\pi.

    En utilisant la forme exponentielle de znz_n obtenue à la question précédente, cela se traduit par :
    n(θ2+π)π(mod2π)n\left(\frac{\theta}{2} + \pi\right) \equiv \pi \pmod{2\pi}

    Il existe donc un entier mZm \in \mathbb{Z} tel que :
    n(θ+2π2)=(2m+1)π    n=2(2m+1)πθ+2πn\left(\frac{\theta + 2\pi}{2}\right) = (2m+1)\pi \iff n = \frac{2(2m+1)\pi}{\theta + 2\pi}

    L'ensemble des entiers naturels recherchés est l'ensemble des valeurs nNn \in \mathbb{N} de la forme 2(2m+1)πθ+2π\frac{2(2m+1)\pi}{\theta + 2\pi} pour mZm \in \mathbb{Z}.

Exercice 3

intermediaire

Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v)(O, \vec{u}, \vec{v}). On considère le nombre complexe z=1+eiθz = 1 + e^{i\theta}θ\theta est un paramètre réel.

  1. 1)a. Pour tout θ]0;π[\theta \in ]0\,;\,\pi[, on pose z=1+eiθz = 1 + e^{i\theta}. Déterminer le module et un argument de zz.

    Indice — Factorise par eiθ2e^{i\frac{\theta}{2}} en utilisant les formules d'Euler pour sommer les termes en cos\cos et sin\sin.

    Correction

    On utilise la technique de factorisation par l'arc moitié : z=eiθ2(eiθ2+eiθ2)=2cos(θ2)eiθ2z = e^{i\frac{\theta}{2}}\left(e^{-i\frac{\theta}{2}} + e^{i\frac{\theta}{2}}\right) = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}}. Comme θ]0;π[\theta \in ]0\,;\,\pi[, on a θ2]0;π2[\frac{\theta}{2} \in ]0\,;\,\frac{\pi}{2}[, d'où 2cos(θ2)>02\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) > 0. On en déduit z=2cos(θ2)|z| = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) et arg(z)θ2(mod2π)\arg(z) \equiv \frac{\theta}{2} \pmod{2\pi}.

  2. 1)b. Déterminer le module et un argument du nombre complexe z2z - 2.

    Indice — Exprime z2z - 2 en fonction de eiθ1e^{i\theta} - 1, puis utilise la même factorisation par l'arc moitié en veillant au signe du facteur réel.

    Correction

    On écrit z2=eiθ1z - 2 = e^{i\theta} - 1. Par factorisation de l'arc moitié, z2=eiθ2(eiθ2eiθ2)=2isin(θ2)eiθ2=2sin(θ2)ei(θ2+π2)z - 2 = e^{i\frac{\theta}{2}}\left(e^{i\frac{\theta}{2}} - e^{-i\frac{\theta}{2}}\right) = 2i\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}} = 2\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\left(\frac{\theta}{2} + \frac{\pi}{2}\right)}. Pour θ]0;π[\theta \in ]0\,;\,\pi[, sin(θ2)>0\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) > 0, donc z2=2sin(θ2)|z - 2| = 2\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) et arg(z2)θ2+π2(mod2π)\arg(z - 2) \equiv \frac{\theta}{2} + \frac{\pi}{2} \pmod{2\pi}.

  3. 1)c. Établir la forme exponentielle du quotient Z=z2zZ = \frac{z - 2}{z}.

    Indice — Utilise les formes exponentielles obtenues dans les questions précédentes pour simplifier le quotient.

    Correction

    En divisant les formes exponentielles de z2z - 2 et de zz obtenues précédemment, on obtient Z=2sin(θ2)ei(θ2+π2)2cos(θ2)eiθ2=tan(θ2)eiπ2Z = \frac{2\sin\left(\frac{\theta}{2}\right)e^{i\left(\frac{\theta}{2} + \frac{\pi}{2}\right)}}{2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)e^{i\frac{\theta}{2}}} = \tan\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\pi}{2}}.

  4. 2)a. Dans le plan rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v)(O, \vec{u}, \vec{v}), on note MM le point d'affixe zz. Déterminer l'ensemble décrit par le point MM lorsque θ\theta varie dans ]0;π[]0\,;\,\pi[.

    Indice — Exprime les coordonnées du point d'affixe zz en fonction de θ\theta et cherche une relation trigonométrique entre elles.

    Correction

    On remarque que z1=eiθ=1|z - 1| = |e^{i\theta}| = 1. Le point MM appartient donc au cercle de centre Ω(1,0)\Omega(1, 0) et de rayon 11. Comme θ=(u,ΩM)\theta = (\vec{u}, \vec{\Omega M}) varie dans ]0;π[]0\,;\,\pi[, l'ensemble décrit par MM est le demi-cercle ouvert situé dans le demi-plan des ordonnées strictement positives, privé des points d'affixes 22 (pour θ=0\theta = 0) et 00 (pour θ=π\theta = \pi).

  5. 2)b. On considère l'égalité de modules z2=z+i|z - 2| = |z + i|. Déterminer et caractériser géométriquement l'ensemble des points M(z)M(z) vérifiant cette condition.

    Indice — Traduis cette égalité de modules en une relation géométrique simple entre les points MM, A(2)A(2) et B(i)B(-i).

    Correction

    Soient les points A(2)A(2) et B(i)B(-i). L'égalité z2=z+i|z - 2| = |z + i| s'écrit géométriquement zMzA=zMzB|z_M - z_A| = |z_M - z_B|, soit AM=BMAM = BM.

    L'ensemble des points MM vérifiant cette égalité est donc la médiatrice du segment [AB][AB].

  6. 3). On considère le nombre complexe Z=z2z+iZ' = \frac{z - 2}{z + i} pour ziz \neq -i. Déterminer l'équation cartésienne de l'ensemble des points M(z)M(z) tels que ZZ' soit un imaginaire pur, et en préciser la nature exacte.

    Indice — Pose z=x+iyz = x + iy avec (x,y)(0,1)(x, y) \neq (0, -1), puis écris la condition portant sur la partie réelle du quotient considéré.

    Correction

    On pose z=x+iyz = x + iy avec (x,y)(0,1)(x, y) \neq (0, -1). En multipliant par l'expression conjuguée du dénominateur, la partie réelle de ZZ' s'écrit :
    Re(Z)=x(x2)+y(y+1)x2+(y+1)2\text{Re}(Z') = \frac{x(x-2) + y(y+1)}{x^2 + (y+1)^2}

    ZZ' est un imaginaire pur si et seulement si Re(Z)=0\text{Re}(Z') = 0, ce qui donne l'équation cartésienne x22x+y2+y=0x^2 - 2x + y^2 + y = 0.

    Sous forme canonique, l'équation s'écrit (x1)2+(y+12)2=54(x - 1)^2 + \left(y + \frac{1}{2}\right)^2 = \frac{5}{4}.

    L'ensemble des points MM est donc le cercle de centre Ω(1,12)\Omega\left(1, -\frac{1}{2}\right) et de rayon 52\frac{\sqrt{5}}{2}, privé du point B(0,1)B(0, -1).

Exercice 4

avance

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v)(O, \vec{u}, \vec{v}), on considère, pour tout réel θ\theta, l'équation d'inconnue complexe zz :
(Eθ):z22eiθ2z+1+eiθ=0(E_\theta) : z^2 - 2 e^{i\frac{\theta}{2}} z + 1 + e^{i\theta} = 0

Soit (un(θ))nN(u_n(\theta))_{n\in\mathbb{N}} la suite de nombres complexes définie par :
{u0(θ)=1un+1(θ)=(1+eiθ)un(θ)pour tout nN\begin{cases} u_0(\theta) = 1 \\ u_{n+1}(\theta) = (1 + e^{i\theta}) u_n(\theta) \quad \text{pour tout } n \in \mathbb{N} \end{cases}

  1. 1). Établir que pour tout réel θ\theta, on a :
    1+eiθ=2cos(θ2)eiθ21 + e^{i\theta} = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}}

    Indice — Que donne la factorisation par eiθ2e^{i\frac{\theta}{2}} dans l'expression 1+eiθ1 + e^{i\theta} ?

    Correction

    On utilise la technique de l'angle moitié en factorisant par eiθ2e^{i\frac{\theta}{2}} :
    1+eiθ=eiθ2(eiθ2+eiθ2)1 + e^{i\theta} = e^{i\frac{\theta}{2}} \left(e^{-i\frac{\theta}{2}} + e^{i\frac{\theta}{2}}\right)
    D'après les formules d'Euler, eiθ2+eiθ2=2cos(θ2)e^{i\frac{\theta}{2}} + e^{-i\frac{\theta}{2}} = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right), d'où le résultat :
    1+eiθ=2cos(θ2)eiθ21 + e^{i\theta} = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}}

  2. 2). Résoudre dans C\mathbb{C} l'équation (Eθ)(E_\theta) et exprimer ses solutions sous forme exponentielle.

    Indice — Exprime le discriminant réduit Δ\Delta' de l'équation (Eθ)(E_\theta) et utilise le résultat de la question précédente.

    Correction

    Il s'agit d'une équation du second degré à coefficients complexes. Le discriminant réduit Δ\Delta' vaut :
    Δ=(eiθ2)2(1+eiθ)=eiθ1eiθ=1=i2\Delta' = \left(-e^{i\frac{\theta}{2}}\right)^2 - (1 + e^{i\theta}) = e^{i\theta} - 1 - e^{i\theta} = -1 = i^2
    Les solutions de l'équation (Eθ)(E_\theta) sont donc :
    z1=eiθ2ietz2=eiθ2+iz_1 = e^{i\frac{\theta}{2}} - i \quad \text{et} \quad z_2 = e^{i\frac{\theta}{2}} + i

  3. 3). Exprimer u1(θ)u_1(\theta) sous la forme d'un produit d'un nombre réel et d'un nombre complexe de module 1.

    Indice — Exprime u1(θ)u_1(\theta) à l'aide de la relation de récurrence pour n=0n=0.

    Correction

    D'après la relation de récurrence pour n=0n=0 et sachant que u0(θ)=1u_0(\theta) = 1 :
    u1(θ)=(1+eiθ)u0(θ)=1+eiθu_1(\theta) = (1 + e^{i\theta}) u_0(\theta) = 1 + e^{i\theta}
    En réutilisant le résultat de la question 1), on obtient directement :
    u1(θ)=2cos(θ2)eiθ2u_1(\theta) = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}}
    C'est le produit du réel 2cos(θ2)2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) et du nombre complexe eiθ2e^{i\frac{\theta}{2}} qui est de module 1.

  4. 4). Montrer que pour n=0n = 0, on a un(θ)=(2cos(θ2))neinθ2u_n(\theta) = \left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n e^{in\frac{\theta}{2}}.

    Indice — Que vaut l'expression (2cos(θ2))neinθ2\left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n e^{in\frac{\theta}{2}} pour n=0n = 0 ?

    Correction

    On vérifie la formule au rang n=0n = 0 :
    (2cos(θ2))0ei0θ2=11=1\left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^0 e^{i \cdot 0 \cdot \frac{\theta}{2}} = 1 \cdot 1 = 1
    Comme u0(θ)=1u_0(\theta) = 1, la propriété est bien vérifiée pour n=0n = 0.

  5. 5). Soit kk un entier naturel. En supposant que uk(θ)=(2cos(θ2))keikθ2u_k(\theta) = \left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^k e^{ik\frac{\theta}{2}}, exprimer uk+1(θ)u_{k+1}(\theta) en fonction de θ\theta et kk.

    Indice — Injecte l'hypothèse de récurrence dans la relation de définition uk+1(θ)=(1+eiθ)uk(θ)u_{k+1}(\theta) = (1+e^{i\theta})u_k(\theta).

    Correction

    En factorisant par l'angle moitié, on a 1+eiθ=2cos(θ2)eiθ21 + e^{i\theta} = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)e^{i\frac{\theta}{2}}. En injectant cette forme ainsi que l'hypothèse de récurrence dans la relation de récurrence uk+1(θ)=(1+eiθ)uk(θ)u_{k+1}(\theta) = (1+e^{i\theta}) u_k(\theta), on obtient :
    uk+1(θ)=2cos(θ2)eiθ2×(2cos(θ2))keikθ2=(2cos(θ2))k+1ei(k+1)θ2u_{k+1}(\theta) = 2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)e^{i\frac{\theta}{2}} \times \left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^k e^{ik\frac{\theta}{2}} = \left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^{k+1} e^{i(k+1)\frac{\theta}{2}}

  6. 6). Démontrer que pour tout entier naturel nn, on a :
    un(θ)=(2cos(θ2))neinθ2u_n(\theta) = \left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n e^{in\frac{\theta}{2}}

    Indice — Simplifie le produit 2cos(θ2)eiθ2(2cos(θ2))keikθ22\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}} \cdot \left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^k e^{ik\frac{\theta}{2}} pour conclure.

    Correction

    On procède par récurrence sur nn.
    - **Initialisation :** Pour n=0n = 0, u0(θ)=1u_0(\theta) = 1 et (2cos(θ2))0e0=1\left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^0 e^{0} = 1, la propriété est vraie au rang 00.
    - **Hérédité :** Le calcul mené à la question 5 montre précisément que si la propriété est vraie pour un entier kk, elle reste vraie au rang k+1k+1.

    Par le principe de récurrence, l'égalité est établie pour tout nNn \in \mathbb{N}.

  7. 7). On suppose désormais que θ]π;3π2[\theta \in \left]\pi\,;\, \frac{3\pi}{2}\right[. Déterminer, selon la parité de nn, le module de un(θ)u_n(\theta).

    Indice — Quel est le signe de cos(θ2)\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) lorsque θ2]π2;3π4[\frac{\theta}{2} \in \left]\frac{\pi}{2}\,;\, \frac{3\pi}{4}\right[ ?

    Correction

    Pour θ]π;3π2[\theta \in \left]\pi\,;\, \frac{3\pi}{2}\right[, on a θ2]π2;3π4[\frac{\theta}{2} \in \left]\frac{\pi}{2}\,;\, \frac{3\pi}{4}\right[, d'où cos(θ2)<0\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) < 0. Le réel 2cos(θ2)2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) est donc strictement négatif.

    Le module de un(θ)u_n(\theta) correspond à un(θ)=2cos(θ2)n|u_n(\theta)| = \left|2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right|^n :
    - Si nn est pair, (2cos(θ2))n>0\left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n > 0, donc un(θ)=(2cos(θ2))n|u_n(\theta)| = \left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n.
    - Si nn est impair, (2cos(θ2))n<0\left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n < 0, donc un(θ)=(2cos(θ2))n=(2cos(θ2))n|u_n(\theta)| = -\left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n = \left(-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n.

  8. 8). Pour θ]π;3π2[\theta \in \left]\pi\,;\, \frac{3\pi}{2}\right[ et nn impair, déterminer un argument de un(θ)u_n(\theta).

    Indice — Si A<0A < 0, quelle est la forme exponentielle de AneinϕA^n e^{in\phi} pour nn impair ?

    Correction

    Lorsque nn est impair, le coefficient (2cos(θ2))n\left(2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n est strictement négatif. On écrit alors 1=eiπ-1 = e^{i\pi} pour se ramener à une forme trigonométrique :
    un(θ)=(2cos(θ2))neiπeinθ2=(2cos(θ2))nei(nθ2+π)u_n(\theta) = \left(-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n e^{i\pi} e^{in\frac{\theta}{2}} = \left(-2\cos\left(\frac{\theta}{2}\right)\right)^n e^{i\left(n\frac{\theta}{2} + \pi\right)}
    Le facteur réel devant l'exponentielle étant désormais strictement positif, un argument de un(θ)u_n(\theta) est nθ2+π(mod2π)n\frac{\theta}{2} + \pi \pmod{2\pi}.

Exercice 5

intermediaire

Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v)(O, \vec{u}, \vec{v}), on considère, pour tout réel θ[π;π]\theta \in [-\pi ; \pi], le nombre complexe :
z=12[sinθ+i(1cosθ)]z = \frac{1}{2}[\sin\theta + i(1 - \cos\theta)]

  1. 1. Montrer que pour tout θ[π;π]\theta \in [-\pi ; \pi], le nombre complexe zz peut s'écrire sous la forme : z=sin(θ2)eiθ2z = \sin\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}}

    Indice — Utilise les formules de duplication de l'angle moitié pour exprimer sinθ\sin\theta et 1cosθ1 - \cos\theta en fonction de θ2\frac{\theta}{2}, puis factorise par sin(θ2)\sin\left(\frac{\theta}{2}\right).

    Correction

    On utilise les formules de duplication de l'angle moitié :
    sinθ=2sin(θ2)cos(θ2)et1cosθ=2sin2(θ2)\sin\theta = 2\sin\left(\frac{\theta}{2}\right)\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) \quad \text{et} \quad 1 - \cos\theta = 2\sin^2\left(\frac{\theta}{2}\right)

    En remplaçant ces expressions dans la définition de zz, on obtient :
    z=12[2sin(θ2)cos(θ2)+2isin2(θ2)]z = \frac{1}{2} \left[ 2\sin\left(\frac{\theta}{2}\right)\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) + 2i\sin^2\left(\frac{\theta}{2}\right) \right]

    En factorisant par sin(θ2)\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) :
    z=sin(θ2)[cos(θ2)+isin(θ2)]z = \sin\left(\frac{\theta}{2}\right) \left[ \cos\left(\frac{\theta}{2}\right) + i\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) \right]

    D'après la formule d'Euler, on en déduit la forme recherchée :
    z=sin(θ2)eiθ2z = \sin\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}}

  2. 2. Déterminer, selon les valeurs du paramètre θ\theta dans l'intervalle [π;π][-\pi ; \pi], le module et un argument de zz.

    Indice — Attention au signe de sin(θ2)\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) sur l'intervalle [π;π][-\pi ; \pi]. Si ce facteur est négatif, pense à ajouter un déphasage de π\pi pour obtenir un module strictement positif.

    Correction

    Le module d'un nombre complexe doit être strictement positif. On étudie le signe de sin(θ2)\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) pour θ[π;π]\theta \in [-\pi ; \pi], soit θ2[π2;π2]\frac{\theta}{2} \in [-\frac{\pi}{2} ; \frac{\pi}{2}] :

    * **Si θ]0;π]\theta \in ]0 ; \pi]** : sin(θ2)>0\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) > 0.
    Le module est z=sin(θ2)|z| = \sin\left(\frac{\theta}{2}\right) et un argument est arg(z)θ2(mod2π)\arg(z) \equiv \frac{\theta}{2} \pmod{2\pi}.

    * **Si θ[π;0[\theta \in [-\pi ; 0[** : sin(θ2)<0\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) < 0.
    On écrit z=sin(θ2)(eiθ2)=sin(θ2)ei(θ2+π)z = -\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) \cdot \left(-e^{i\frac{\theta}{2}}\right) = -\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\left(\frac{\theta}{2} + \pi\right)}.
    Le module est z=sin(θ2)|z| = -\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) et un argument est arg(z)θ2+π(mod2π)\arg(z) \equiv \frac{\theta}{2} + \pi \pmod{2\pi}.

    * **Si θ=0\theta = 0** : z=0z = 0. Le module est z=0|z| = 0 et zz n'admet pas d'argument.

  3. 3. On suppose désormais que θ]0;π[\theta \in ]0 ; \pi[. On pose z1=ziz_1 = z - i. Montrer que : z1=cos(θ2)ei(θπ2)z_1 = \cos\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\left(\frac{\theta-\pi}{2}\right)}

    Indice — Remplace zz par sa forme trigonométrique ou algébrique, factorise par cos(θ2)\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) et utilise les formules d'Euler ou de passage aux angles associés pour simplifier l'expression entre parenthèses.

    Correction

    En utilisant la forme algébrique obtenue à la question 1, on a :
    z1=zi=sin(θ2)cos(θ2)+isin2(θ2)iz_1 = z - i = \sin\left(\frac{\theta}{2}\right)\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) + i\sin^2\left(\frac{\theta}{2}\right) - i

    En utilisant la relation sin2x1=cos2x\sin^2 x - 1 = -\cos^2 x et en factorisant par cos(θ2)\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) :
    z1=cos(θ2)[sin(θ2)icos(θ2)]z_1 = \cos\left(\frac{\theta}{2}\right) \left[ \sin\left(\frac{\theta}{2}\right) - i\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) \right]

    On transforme le terme entre crochets à l'aide des formules d'Euler ou des angles associés :
    sin(θ2)icos(θ2)=i(cos(θ2)+isin(θ2))=eiπ2eiθ2=ei(θπ2)\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) - i\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) = -i\left(\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) + i\sin\left(\frac{\theta}{2}\right)\right) = e^{-i\frac{\pi}{2}} e^{i\frac{\theta}{2}} = e^{i\left(\frac{\theta-\pi}{2}\right)}

    On obtient bien :
    z1=cos(θ2)ei(θπ2)z_1 = \cos\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\left(\frac{\theta-\pi}{2}\right)}

  4. 4. En déduire le module et un argument de z1z_1 pour θ]0;π[\theta \in ]0 ; \pi[.

    Indice — Justifie d'abord le signe de cos(θ2)\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) lorsque θ]0;π[\theta \in ]0 ; \pi[ pour identifier directement le module et l'argument à partir de la forme exponentielle obtenue à la question précédente.

    Correction

    Pour θ]0;π[\theta \in ]0 ; \pi[, on a θ2]0;π2[\frac{\theta}{2} \in ]0 ; \frac{\pi}{2}[, ce qui implique que cos(θ2)>0\cos\left(\frac{\theta}{2}\right) > 0.

    L'expression obtenue à la question précédente est donc directement sous forme trigonométrique. On en déduit :
    * Le module : z1=cos(θ2)|z_1| = \cos\left(\frac{\theta}{2}\right)
    * Un argument : arg(z1)θπ2(mod2π)\arg(z_1) \equiv \frac{\theta-\pi}{2} \pmod{2\pi}

  5. 5. On considère le nombre complexe z2=zz1z_2 = \frac{z}{z_1}. Exprimer z2z_2 sous forme exponentielle en fonction de θ\theta.

    Indice — Utilise les formes exponentielles de zz et z1z_1 obtenues précédemment pour effectuer le quotient de manière simplifiée.

    Correction

    En utilisant les formes exponentielles obtenues précédemment, z=sin(θ2)eiθ2z = \sin\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}} et z1=eiθ2z_1 = e^{i\frac{\theta}{2}}, on calcule le quotient :
    z2=sin(θ2)eiθ2eiθ2=sin(θ2)z_2 = \frac{\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i\frac{\theta}{2}}}{e^{i\frac{\theta}{2}}} = \sin\left(\frac{\theta}{2}\right)
    Pour θ]0;π[\theta \in ]0 ; \pi[, sin(θ2)>0\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) > 0. La forme exponentielle de z2z_2 s'écrit donc :
    z2=sin(θ2)ei0z_2 = \sin\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i \cdot 0}

  6. 6. En déduire le module et un argument de z2z_2.

    Indice — Identifie le module et l'argument à partir de la forme exponentielle de z2z_2, en prenant soin de vérifier le signe du coefficient réel devant l'exponentielle.

    Correction

    Pour θ]0;π[\theta \in ]0 ; \pi[, θ2]0;π2[\frac{\theta}{2} \in \left]0 ; \frac{\pi}{2}\right[, donc le coefficient sin(θ2)\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) est strictement positif.
    Par identification de la forme exponentielle z2=sin(θ2)ei0z_2 = \sin\left(\frac{\theta}{2}\right) e^{i \cdot 0} :
    - Module : z2=sin(θ2)|z_2| = \sin\left(\frac{\theta}{2}\right)
    - Argument : arg(z2)0(mod2π)\arg(z_2) \equiv 0 \pmod{2\pi}

  7. 7. Soit M2M_2 le point d'affixe z2z_2. Déterminer l'ensemble décrit par le point M2M_2 lorsque θ\theta varie dans ]0;π[]0 ; \pi[.

    Indice — Analyse la nature de l'affixe z2z_2 (réel, imaginaire pur...) et étudie l'intervalle décrit par son coefficient lorsque θ\theta parcourt ]0;π[]0 ; \pi[.

    Correction

    Puisque arg(z2)0(mod2π)\arg(z_2) \equiv 0 \pmod{2\pi}, le point M2M_2 appartient à l'axe des abscisses (réels strictement positifs).
    Lorsque θ\theta varie dans ]0;π[]0 ; \pi[, θ2\frac{\theta}{2} parcourt ]0;π2[\left]0 ; \frac{\pi}{2}\right[, donc son sinus sin(θ2)\sin\left(\frac{\theta}{2}\right) décrit l'intervalle ]0;1[]0 ; 1[.
    L'ensemble décrit par M2M_2 est donc le segment ouvert ]0;1[]0 ; 1[ situé sur l'axe des réels.

  8. 8. Soit M1M_1 le point d'affixe z1z_1. Déterminer l'ensemble décrit par le point M1M_1 lorsque θ\theta varie dans ]0;π[]0 ; \pi[, puis construire ces deux ensembles dans le plan complexe.

    Indice — Exprime les coordonnées cartésiennes x1x_1 et y1y_1 de M1M_1 en fonction de θ\theta, cherche une relation indépendante de θ\theta entre x1x_1 et y1y_1, et n'oublie pas de restreindre l'ensemble en étudiant le signe de x1x_1.

    Correction

    Pour z1=eiθ2z_1 = e^{i\frac{\theta}{2}}, on a z1=1|z_1| = 1 et arg(z1)=θ2\arg(z_1) = \frac{\theta}{2}. Le point M1M_1 appartient donc au cercle unité de centre OO.
    Lorsque θ]0;π[\theta \in ]0 ; \pi[, l'argument θ2\frac{\theta}{2} décrit ]0;π2[\left]0 ; \frac{\pi}{2}\right[.
    L'ensemble décrit par M1M_1 est le quart de cercle d'équation r=1r = 1 situé dans le premier cadran, privé des points d'affixes 11 et ii.
    Pour la construction dans le plan complexe (comme le montre la figure), on trace l'arc de cercle unité dans le premier cadran pour M1M_1 et le segment ]0;1[]0 ; 1[ sur l'axe des réels pour M2M_2.

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