On considère dans l'ensemble des nombres complexes C l'équation (E):∣z∣−2z=−1+8i.
1). Soit z=x+iy un nombre complexe, avec (x,y)∈R2. Traduire l'équation (E):∣z∣−2z=−1+8i par un système d'équations réelles reliant x et y.
Indice — Exprime z, ∣z∣ et z en fonction de la partie réelle x et de la partie imaginaire y de z.
Correction
En posant z=x+iy, on a ∣z∣=x2+y2 et z=x−iy. L'équation (E) s'écrit alors (x2+y2−2x)+2iy=−1+8i. Par identification des parties réelle et imaginaire, on obtient le système d'équations réelles : {x2+y2−2x=−12y=8
2). En étudiant la partie imaginaire du système, déterminer la valeur de y.
Indice — Identifie la partie imaginaire dans l'égalité obtenue à la question précédente.
Correction
L'équation issue de la partie imaginaire est 2y=8, ce qui donne immédiatement y=4.
3). En déduire que x vérifie l'égalité x2+16=2x−1, en précisant la condition sur x garantissant la validité de cette écriture.
Indice — Remplace y par sa valeur dans l'équation de la partie réelle, puis isole le terme comportant la racine carrée.
Correction
En remplaçant y par 4 dans l'équation de la partie réelle, on obtient x2+16−2x=−1, soit x2+16=2x−1. Une racine carrée étant toujours positive ou nulle, cette égalité impose la condition 2x−1≥0, c'est-à-dire x≥21.
4). Obtenir l'équation polynomiale du second degré 3x2−4x−15=0 et déterminer l'ensemble des valeurs réelles candidates.
Indice — Élève les deux membres au carré après avoir vérifié la condition d'existence.
Correction
Sous la condition x≥21, on élève au carré : x2+16=(2x−1)2=4x2−4x+1, ce qui se réordonne en 3x2−4x−15=0. Le discriminant vaut Δ=16−4×3×(−15)=196=142. La résolution donne deux candidats réels : x=3 et x=−35.
5). Vérifier chaque candidat par rapport à la contrainte de domaine et éliminer la valeur non admissible.
Indice — Teste chaque valeur candidate avec la condition de positivité établie précédemment.
Correction
La contrainte de domaine issue de la positivité du module est x≥21. Le candidat x1=−35 ne respecte pas cette condition (−35<21) et est donc éliminé. Le candidat x2=3 vérifie 3≥21. Seule la valeur x=3 est conservée.
6). Donner la forme algébrique de l'unique solution z0 de l'équation (E) et calculer son module.
Indice — Combine la valeur retenue de x avec celle de y pour former le nombre complexe cherché, puis calcule son module.
Correction
En associant x=3 et y=4, l'unique solution de l'équation (E) est z0=3+4i. Son module est ∣z0∣=32+42=25=5.
Exercice 2
avance
Soit θ un réel appartenant à l'intervalle ]π;23π[.
On considère la suite de nombres complexes (zn)n∈N définie par : {z0=1zn+1=(1+eiθ)znpour tout n∈N
Pour tout n∈N, on note P(n) la propriété : zn=(−2cos(2θ))nein(2θ+π)
1)a). Montrer que pour tout réel θ, on a : 1+eiθ=2cos(2θ)ei2θ
Indice — Écrire 1+eiθ=ei2θ(e−i2θ+ei2θ) et utiliser les formules d'Euler.
Correction
On utilise la méthode de l'angle moitié en factorisant par ei2θ : 1+eiθ=ei2θ(e−i2θ+ei2θ)
D'après les formules d'Euler, on sait que ei2θ+e−i2θ=2cos(2θ). En substituant cette relation, on obtient directement : 1+eiθ=2cos(2θ)ei2θ
1)b). Déterminer le signe de cos(2θ) pour θ∈]π;23π[.
Indice — Déterminer l'intervalle auquel appartient 2θ lorsque θ∈]π;23π[.
Correction
Puisque θ∈]π;23π[, on divise chaque membre par 2 pour obtenir l'encadrement : 2θ∈]2π;43π[
Cet intervalle appartenant au deuxième quadrant du cercle trigonométrique, le cosinus y est strictement négatif. On en déduit que : cos(2θ)<0
1)c). En déduire l'écriture sous forme exponentielle du complexe 1+eiθ pour θ∈]π;23π[.
Indice — Un module doit être strictement positif. Si A<0, utiliser la relation Aeiα=(−A)ei(α+π).
Correction
D'après la question précédente, la quantité 2cos(2θ) est strictement négative. Pour obtenir la forme exponentielle, le module doit être strictement positif.
On utilise la relation −1=eiπ pour réécrire l'expression : 1+eiθ=−2cos(2θ)⋅(−ei2θ)=(−2cos(2θ))ei(2θ+π)
La forme exponentielle recherchée est donc : 1+eiθ=(−2cos(2θ))ei(2θ+π)
2)a). Vérifier que la propriété P(n) est vraie pour n=0.
Indice — Calculer la valeur du membre de droite pour n=0 et la comparer à z0.
Correction
Pour n=0, on évalue le membre de droite de la propriété P(0) : (−2cos(2θ))0ei⋅0⋅(2θ+π)=1⋅e0=1
Comme l'énoncé définit z0=1, le membre de droite est bien égal à z0. La propriété P(0) est donc vérifiée.
2)b). Soit k∈N. En supposant que la propriété P(k) est vraie, exprimer zk+1 en fonction de zk et de 1+eiθ.
Indice — Utiliser la relation de récurrence définissant la suite (zn)n∈N.
Correction
Par définition de la suite (zn)n∈N, la relation de récurrence donne directement : zk+1=(1+eiθ)zk
2)c). Montrer que la propriété P(k+1) est vraie.
Indice — Multiplier la forme exponentielle de zk par celle de 1+eiθ obtenue à la question 1)c).
Correction
Par la méthode de l'angle moitié, on établit que 1+eiθ=2cos(2θ)ei2θ. Comme θ∈]π;23π[, on a cos(2θ)<0, ce qui donne la forme exponentielle : 1+eiθ=−2cos(2θ)ei(2θ+π)
En utilisant l'hypothèse de récurrence P(k) et la relation établie en 2)b), on effectue le produit : zk+1=[−2cos(2θ)ei(2θ+π)]×[−2cos(2θ)]keik(2θ+π) zk+1=(−2cos(2θ))k+1ei(k+1)(2θ+π)
La propriété P(k+1) est donc vraie.
2)d). En déduire l'expression de la forme exponentielle de zn pour tout n∈N.
Indice — Conclure à l'aide des étapes d'initialisation et d'hérédité précédentes.
Correction
L'initialisation pour n=0 étant vérifiée (z0=1) et l'hérédité ayant été démontrée à la question 2)c), on en déduit par récurrence que pour tout n∈N : zn=(−2cos(2θ))nein(2θ+π)
Comme −2cos(2θ)>0, cette expression constitue directement la forme exponentielle de zn pour tout n∈N.
3). Déterminer l'ensemble des entiers naturels n pour lesquels zn est un nombre réel strictement négatif.
Indice — Un nombre complexe non nul u=reiψ (avec r>0) est un réel strictement négatif si et seulement si ψ≡π(mod2π).
Correction
Le nombre complexe zn est un réel strictement négatif si et seulement si son argument est congru à π modulo 2π.
En utilisant la forme exponentielle de zn obtenue à la question précédente, cela se traduit par : n(2θ+π)≡π(mod2π)
Il existe donc un entier m∈Z tel que : n(2θ+2π)=(2m+1)π⟺n=θ+2π2(2m+1)π
L'ensemble des entiers naturels recherchés est l'ensemble des valeurs n∈N de la forme θ+2π2(2m+1)π pour m∈Z.
Exercice 3
intermediaire
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v). On considère le nombre complexe z=1+eiθ où θ est un paramètre réel.
1)a. Pour tout θ∈]0;π[, on pose z=1+eiθ. Déterminer le module et un argument de z.
Indice — Factorise par ei2θ en utilisant les formules d'Euler pour sommer les termes en cos et sin.
Correction
On utilise la technique de factorisation par l'arc moitié : z=ei2θ(e−i2θ+ei2θ)=2cos(2θ)ei2θ. Comme θ∈]0;π[, on a 2θ∈]0;2π[, d'où 2cos(2θ)>0. On en déduit ∣z∣=2cos(2θ) et arg(z)≡2θ(mod2π).
1)b. Déterminer le module et un argument du nombre complexe z−2.
Indice — Exprime z−2 en fonction de eiθ−1, puis utilise la même factorisation par l'arc moitié en veillant au signe du facteur réel.
Correction
On écrit z−2=eiθ−1. Par factorisation de l'arc moitié, z−2=ei2θ(ei2θ−e−i2θ)=2isin(2θ)ei2θ=2sin(2θ)ei(2θ+2π). Pour θ∈]0;π[, sin(2θ)>0, donc ∣z−2∣=2sin(2θ) et arg(z−2)≡2θ+2π(mod2π).
1)c. Établir la forme exponentielle du quotient Z=zz−2.
Indice — Utilise les formes exponentielles obtenues dans les questions précédentes pour simplifier le quotient.
Correction
En divisant les formes exponentielles de z−2 et de z obtenues précédemment, on obtient Z=2cos(2θ)ei2θ2sin(2θ)ei(2θ+2π)=tan(2θ)ei2π.
2)a. Dans le plan rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on note M le point d'affixe z. Déterminer l'ensemble décrit par le point M lorsque θ varie dans ]0;π[.
Indice — Exprime les coordonnées du point d'affixe z en fonction de θ et cherche une relation trigonométrique entre elles.
Correction
On remarque que ∣z−1∣=∣eiθ∣=1. Le point M appartient donc au cercle de centre Ω(1,0) et de rayon 1. Comme θ=(u,ΩM) varie dans ]0;π[, l'ensemble décrit par M est le demi-cercle ouvert situé dans le demi-plan des ordonnées strictement positives, privé des points d'affixes 2 (pour θ=0) et 0 (pour θ=π).
2)b. On considère l'égalité de modules ∣z−2∣=∣z+i∣. Déterminer et caractériser géométriquement l'ensemble des points M(z) vérifiant cette condition.
Indice — Traduis cette égalité de modules en une relation géométrique simple entre les points M, A(2) et B(−i).
Correction
Soient les points A(2) et B(−i). L'égalité ∣z−2∣=∣z+i∣ s'écrit géométriquement ∣zM−zA∣=∣zM−zB∣, soit AM=BM.
L'ensemble des points M vérifiant cette égalité est donc la médiatrice du segment [AB].
3). On considère le nombre complexe Z′=z+iz−2 pour z=−i. Déterminer l'équation cartésienne de l'ensemble des points M(z) tels que Z′ soit un imaginaire pur, et en préciser la nature exacte.
Indice — Pose z=x+iy avec (x,y)=(0,−1), puis écris la condition portant sur la partie réelle du quotient considéré.
Correction
On pose z=x+iy avec (x,y)=(0,−1). En multipliant par l'expression conjuguée du dénominateur, la partie réelle de Z′ s'écrit : Re(Z′)=x2+(y+1)2x(x−2)+y(y+1)
Z′ est un imaginaire pur si et seulement si Re(Z′)=0, ce qui donne l'équation cartésienne x2−2x+y2+y=0.
Sous forme canonique, l'équation s'écrit (x−1)2+(y+21)2=45.
L'ensemble des points M est donc le cercle de centre Ω(1,−21) et de rayon 25, privé du point B(0,−1).
Exercice 4
avance
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère, pour tout réel θ, l'équation d'inconnue complexe z : (Eθ):z2−2ei2θz+1+eiθ=0
Soit (un(θ))n∈N la suite de nombres complexes définie par : {u0(θ)=1un+1(θ)=(1+eiθ)un(θ)pour tout n∈N
1). Établir que pour tout réel θ, on a : 1+eiθ=2cos(2θ)ei2θ
Indice — Que donne la factorisation par ei2θ dans l'expression 1+eiθ ?
Correction
On utilise la technique de l'angle moitié en factorisant par ei2θ : 1+eiθ=ei2θ(e−i2θ+ei2θ) D'après les formules d'Euler, ei2θ+e−i2θ=2cos(2θ), d'où le résultat : 1+eiθ=2cos(2θ)ei2θ
2). Résoudre dans C l'équation (Eθ) et exprimer ses solutions sous forme exponentielle.
Indice — Exprime le discriminant réduit Δ′ de l'équation (Eθ) et utilise le résultat de la question précédente.
Correction
Il s'agit d'une équation du second degré à coefficients complexes. Le discriminant réduit Δ′ vaut : Δ′=(−ei2θ)2−(1+eiθ)=eiθ−1−eiθ=−1=i2 Les solutions de l'équation (Eθ) sont donc : z1=ei2θ−ietz2=ei2θ+i
3). Exprimer u1(θ) sous la forme d'un produit d'un nombre réel et d'un nombre complexe de module 1.
Indice — Exprime u1(θ) à l'aide de la relation de récurrence pour n=0.
Correction
D'après la relation de récurrence pour n=0 et sachant que u0(θ)=1 : u1(θ)=(1+eiθ)u0(θ)=1+eiθ En réutilisant le résultat de la question 1), on obtient directement : u1(θ)=2cos(2θ)ei2θ C'est le produit du réel 2cos(2θ) et du nombre complexe ei2θ qui est de module 1.
4). Montrer que pour n=0, on a un(θ)=(2cos(2θ))nein2θ.
Indice — Que vaut l'expression (2cos(2θ))nein2θ pour n=0 ?
Correction
On vérifie la formule au rang n=0 : (2cos(2θ))0ei⋅0⋅2θ=1⋅1=1 Comme u0(θ)=1, la propriété est bien vérifiée pour n=0.
5). Soit k un entier naturel. En supposant que uk(θ)=(2cos(2θ))keik2θ, exprimer uk+1(θ) en fonction de θ et k.
Indice — Injecte l'hypothèse de récurrence dans la relation de définition uk+1(θ)=(1+eiθ)uk(θ).
Correction
En factorisant par l'angle moitié, on a 1+eiθ=2cos(2θ)ei2θ. En injectant cette forme ainsi que l'hypothèse de récurrence dans la relation de récurrence uk+1(θ)=(1+eiθ)uk(θ), on obtient : uk+1(θ)=2cos(2θ)ei2θ×(2cos(2θ))keik2θ=(2cos(2θ))k+1ei(k+1)2θ
6). Démontrer que pour tout entier naturel n, on a : un(θ)=(2cos(2θ))nein2θ
Indice — Simplifie le produit 2cos(2θ)ei2θ⋅(2cos(2θ))keik2θ pour conclure.
Correction
On procède par récurrence sur n. - **Initialisation :** Pour n=0, u0(θ)=1 et (2cos(2θ))0e0=1, la propriété est vraie au rang 0. - **Hérédité :** Le calcul mené à la question 5 montre précisément que si la propriété est vraie pour un entier k, elle reste vraie au rang k+1.
Par le principe de récurrence, l'égalité est établie pour tout n∈N.
7). On suppose désormais que θ∈]π;23π[. Déterminer, selon la parité de n, le module de un(θ).
Indice — Quel est le signe de cos(2θ) lorsque 2θ∈]2π;43π[ ?
Correction
Pour θ∈]π;23π[, on a 2θ∈]2π;43π[, d'où cos(2θ)<0. Le réel 2cos(2θ) est donc strictement négatif.
Le module de un(θ) correspond à ∣un(θ)∣=2cos(2θ)n : - Si n est pair, (2cos(2θ))n>0, donc ∣un(θ)∣=(2cos(2θ))n. - Si n est impair, (2cos(2θ))n<0, donc ∣un(θ)∣=−(2cos(2θ))n=(−2cos(2θ))n.
8). Pour θ∈]π;23π[ et n impair, déterminer un argument de un(θ).
Indice — Si A<0, quelle est la forme exponentielle de Aneinϕ pour n impair ?
Correction
Lorsque n est impair, le coefficient (2cos(2θ))n est strictement négatif. On écrit alors −1=eiπ pour se ramener à une forme trigonométrique : un(θ)=(−2cos(2θ))neiπein2θ=(−2cos(2θ))nei(n2θ+π) Le facteur réel devant l'exponentielle étant désormais strictement positif, un argument de un(θ) est n2θ+π(mod2π).
Exercice 5
intermediaire
Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v), on considère, pour tout réel θ∈[−π;π], le nombre complexe : z=21[sinθ+i(1−cosθ)]
1. Montrer que pour tout θ∈[−π;π], le nombre complexe z peut s'écrire sous la forme : z=sin(2θ)ei2θ
Indice — Utilise les formules de duplication de l'angle moitié pour exprimer sinθ et 1−cosθ en fonction de 2θ, puis factorise par sin(2θ).
Correction
On utilise les formules de duplication de l'angle moitié : sinθ=2sin(2θ)cos(2θ)et1−cosθ=2sin2(2θ)
En remplaçant ces expressions dans la définition de z, on obtient : z=21[2sin(2θ)cos(2θ)+2isin2(2θ)]
En factorisant par sin(2θ) : z=sin(2θ)[cos(2θ)+isin(2θ)]
D'après la formule d'Euler, on en déduit la forme recherchée : z=sin(2θ)ei2θ
2. Déterminer, selon les valeurs du paramètre θ dans l'intervalle [−π;π], le module et un argument de z.
Indice — Attention au signe de sin(2θ) sur l'intervalle [−π;π]. Si ce facteur est négatif, pense à ajouter un déphasage de π pour obtenir un module strictement positif.
Correction
Le module d'un nombre complexe doit être strictement positif. On étudie le signe de sin(2θ) pour θ∈[−π;π], soit 2θ∈[−2π;2π] :
* **Si θ∈]0;π]** : sin(2θ)>0. Le module est ∣z∣=sin(2θ) et un argument est arg(z)≡2θ(mod2π).
* **Si θ∈[−π;0[** : sin(2θ)<0. On écrit z=−sin(2θ)⋅(−ei2θ)=−sin(2θ)ei(2θ+π). Le module est ∣z∣=−sin(2θ) et un argument est arg(z)≡2θ+π(mod2π).
* **Si θ=0** : z=0. Le module est ∣z∣=0 et z n'admet pas d'argument.
3. On suppose désormais que θ∈]0;π[. On pose z1=z−i. Montrer que : z1=cos(2θ)ei(2θ−π)
Indice — Remplace z par sa forme trigonométrique ou algébrique, factorise par cos(2θ) et utilise les formules d'Euler ou de passage aux angles associés pour simplifier l'expression entre parenthèses.
Correction
En utilisant la forme algébrique obtenue à la question 1, on a : z1=z−i=sin(2θ)cos(2θ)+isin2(2θ)−i
En utilisant la relation sin2x−1=−cos2x et en factorisant par cos(2θ) : z1=cos(2θ)[sin(2θ)−icos(2θ)]
On transforme le terme entre crochets à l'aide des formules d'Euler ou des angles associés : sin(2θ)−icos(2θ)=−i(cos(2θ)+isin(2θ))=e−i2πei2θ=ei(2θ−π)
On obtient bien : z1=cos(2θ)ei(2θ−π)
4. En déduire le module et un argument de z1 pour θ∈]0;π[.
Indice — Justifie d'abord le signe de cos(2θ) lorsque θ∈]0;π[ pour identifier directement le module et l'argument à partir de la forme exponentielle obtenue à la question précédente.
Correction
Pour θ∈]0;π[, on a 2θ∈]0;2π[, ce qui implique que cos(2θ)>0.
L'expression obtenue à la question précédente est donc directement sous forme trigonométrique. On en déduit : * Le module : ∣z1∣=cos(2θ) * Un argument : arg(z1)≡2θ−π(mod2π)
5. On considère le nombre complexe z2=z1z. Exprimer z2 sous forme exponentielle en fonction de θ.
Indice — Utilise les formes exponentielles de z et z1 obtenues précédemment pour effectuer le quotient de manière simplifiée.
Correction
En utilisant les formes exponentielles obtenues précédemment, z=sin(2θ)ei2θ et z1=ei2θ, on calcule le quotient : z2=ei2θsin(2θ)ei2θ=sin(2θ) Pour θ∈]0;π[, sin(2θ)>0. La forme exponentielle de z2 s'écrit donc : z2=sin(2θ)ei⋅0
6. En déduire le module et un argument de z2.
Indice — Identifie le module et l'argument à partir de la forme exponentielle de z2, en prenant soin de vérifier le signe du coefficient réel devant l'exponentielle.
Correction
Pour θ∈]0;π[, 2θ∈]0;2π[, donc le coefficient sin(2θ) est strictement positif. Par identification de la forme exponentielle z2=sin(2θ)ei⋅0 : - Module : ∣z2∣=sin(2θ) - Argument : arg(z2)≡0(mod2π)
7. Soit M2 le point d'affixe z2. Déterminer l'ensemble décrit par le point M2 lorsque θ varie dans ]0;π[.
Indice — Analyse la nature de l'affixe z2 (réel, imaginaire pur...) et étudie l'intervalle décrit par son coefficient lorsque θ parcourt ]0;π[.
Correction
Puisque arg(z2)≡0(mod2π), le point M2 appartient à l'axe des abscisses (réels strictement positifs). Lorsque θ varie dans ]0;π[, 2θ parcourt ]0;2π[, donc son sinus sin(2θ) décrit l'intervalle ]0;1[. L'ensemble décrit par M2 est donc le segment ouvert ]0;1[ situé sur l'axe des réels.
8. Soit M1 le point d'affixe z1. Déterminer l'ensemble décrit par le point M1 lorsque θ varie dans ]0;π[, puis construire ces deux ensembles dans le plan complexe.
Indice — Exprime les coordonnées cartésiennes x1 et y1 de M1 en fonction de θ, cherche une relation indépendante de θ entre x1 et y1, et n'oublie pas de restreindre l'ensemble en étudiant le signe de x1.
Correction
Pour z1=ei2θ, on a ∣z1∣=1 et arg(z1)=2θ. Le point M1 appartient donc au cercle unité de centre O. Lorsque θ∈]0;π[, l'argument 2θ décrit ]0;2π[. L'ensemble décrit par M1 est le quart de cercle d'équation r=1 situé dans le premier cadran, privé des points d'affixes 1 et i. Pour la construction dans le plan complexe (comme le montre la figure), on trace l'arc de cercle unité dans le premier cadran pour M1 et le segment ]0;1[ sur l'axe des réels pour M2.
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