Sur le cercle trigonométrique de centre O et de rayon 1, quel est le couple de coordonnées cartésiennes (x,y) du point M repéré par l'angle orienté θ=32π ?
Remarque
Par définition, l'abscisse est cosθ et l'ordonnée est sinθ. Comme \cos\left(\frac{2\pi}{3}
ight) = -\frac{1}{2} et \sin\left(\frac{2\pi}{3}
ight) = \frac{\sqrt{3}}{2}, les coordonnées sont \left(-\frac{1}{2}, \frac{\sqrt{3}}{2}
ight).
Point de départ · 2
Repérer un point par une distance et un angle
Dans un repère cartésien, un point M est repéré par ses coordonnées (x,y). Mais on peut également repérer tout point M distinct de l'origine par sa distance à l'origine r=OM et la direction donnée par l'angle orienté θ=(i,OM).
Si un point M est situé à une distance r=4 de l'origine et forme un angle θ=6π avec l'axe (O,i), quelle est son abscisse cartésienne x ?
Remarque
En projetant sur l'axe horizontal, on obtient x=rcosθ=4cos(6π)=4×23=23.
Définition · 3
Coordonnées polaires d'un point
Le plan est muni d'un repère orthonormé direct (O,i,j).
Tout point M=O est repeˊreˊ de manieˋre unique par un couple (r,θ) appeleˊ coordonneˊes polaires de M.
r=OM>0etθ≡(i,OM)(mod2π),θ∈]−π;π]
Formules de passage entre coordonnées cartésiennes (x,y) et coordonnées polaires (r,θ) :
x=rcosθety=rsinθ
r=x2+y2,cosθ=rx,sinθ=ry
Exemple travaillé · 4
Déterminer les coordonnées polaires depuis les coordonnées cartésiennes
Le plan est muni d'un repère orthonormé direct (O,i,j). Déterminer les coordonnées polaires du point A de coordonnées cartésiennes (1,−3).
1
On calcule d'abord le rayon polaire r=OA :
r=12+(−3)2=1+3=4=2
2
On détermine la mesure principale θ∈]−π;π] à l'aide du cosinus et du sinus :
cosθ=rxA=21etsinθ=ryA=−23
3
L'angle de référence ayant pour cosinus 21 et pour sinus 23 est 3π. Comme le sinus est négatif et le cosinus positif, θ appartient au 4ème quadrant :
θ=−3π
4
On conclut sur le couple de coordonnées polaires de A :
A(2,−3π)
Exemple travaillé · 5
Déterminer les coordonnées cartésiennes depuis les coordonnées polaires
Soient les points B(4,65π) et C(2,−2π) définis par leurs coordonnées polaires. Déterminer les coordonnées cartésiennes de B et de C.
1
Pour le point B(4,65π), on applique les formules de projection x=rcosθ et y=rsinθ :
xB=4cos(65π)=4(−23)=−23
2
On calcule l'ordonnée de B :
yB=4sin(65π)=4(21)=2⟹B(−23,2)
3
Pour le point C(2,−2π), on applique les mêmes formules avec l'angle −2π :
Un point M a pour coordonnées cartésiennes (−23,2). On calcule r=(−23)2+22=4, puis cosθ=4−23=−23. Peut-on en déduire directement que θ=−65π ?
Attention
Déduire l'angle θ uniquement à partir de la valeur du cosinus sans contrôler le signe du sinus (ordonnée).
À la place : Comme yM=2>0, on a sinθ=42=21>0. Le point M est dans le 2ème quadrant, donc θ=65π. La valeur −65π correspond au 3ème quadrant où l'ordonnée est négative.
Vérification · 7
Vérification : conversion cartésienne vers polaire
Détermine les coordonnées polaires (r,θ) du point P(−2,−2) avec r>0 et θ∈]−π;π].
Remarque
On a r=(−2)2+(−2)2=2+2=2. Avec cosθ=−22 et sinθ=−22, le point est dans le 3ème quadrant, donc θ=−43π.
Point de départ · 8
Quelle ligne décrit une équation polaire simple ?
Si on impose à un point M(r,θ) d'avoir un rayon fixe r=3 pendant que son angle θ parcourt librement l'intervalle ]−π;π], quelle figure géométrique forme l'ensemble de ces points ?
Remarque
Puisque la distance à l'origine OM=r=3 est constante et que l'angle décrit un tour complet, le point M décrit exactement le cercle de centre O et de rayon 3.
Définition · 9
Ensembles de points en coordonnées polaires
Le plan est muni d'un repère orthonormé direct (O,i,j).
L’ensemble des points M(r,θ) veˊrifiant r=R (avec R>0) et θ∈]−π;π] est le cercle C(O,R).
L’ensemble des points M(r,θ) veˊrifiant θ≡θ0(mod2π) et r>0 est la demi-droite ouverte [O,u)∖{O}.
(i,u)≡θ0(mod2π)
Exemple travaillé · 10
Identifier un arc de cercle et un segment en coordonnées polaires
Déterminer la nature géométrique de chacun des ensembles de points M(r,θ) suivants : 1) E1 : r=2 et θ∈[−2π;0] 2) E2 : θ=−4π et r∈[1;3]
1
Pour E1 : Le rayon est constant (r=2), ce qui place les points sur le cercle de centre O et de rayon 2. L'angle varie de −2π à 0, donc E1 est le quart de cercle de rayon 2 situé dans le 4ème quadrant, reliant (0,−2) à (2,0).
2
Pour E2 : L'angle polaire est fixé à −4π, ce qui correspond à la demi-droite d'angle −4π. Comme le rayon r est borné entre 1 et 3, E2 est le segment de droite porté par cette demi-droite, d'extrémités situées aux distances 1 et 3 de l'origine O.
Exemple travaillé · 11
Caractériser un secteur angulaire ouvert
Déterminer la nature géométrique de l'ensemble E3 des points M(r,θ) du plan vérifiant r>0 et θ∈]−2π;4π[.
1
L'angle polaire θ varie strictement entre −2π et 4π, ce qui délimite la région angulaire située entre ces deux directions.
2
Le rayon r est strictement positif et n'a pas de borne supérieure : les points remplissent toute la portion de plan comprise entre la demi-droite d'angle −2π et celle d'angle 4π.
3
L'ensemble E3 est le secteur angulaire ouvert délimité par ces deux demi-droites, privé de l'origine O car r>0.
Piège classique · 12
Confondre demi-droite polaire et droite cartésienne
Dans le plan muni d'un repère orthonormé direct (O,i,j), quelle est la nature géométrique exacte de l'ensemble des points M(r,θ) vérifiant θ=32π avec r>0 ?
Attention
Penser qu'un angle fixé θ=32π décrit la droite complète passant par O.
À la place : La définition des coordonnées polaires impose r=OM>0. Les points appartiennent uniquement à la demi-droite ouverte issue de O (privée de O). Les points situés de l'autre côté de l'origine auraient pour angle polaire 32π−π=−3π.
Vérification · 13
Vérification : ensemble de points à rayon fixe
Quelle est la nature géométrique de l'ensemble des points M dont les coordonnées polaires (r,θ) vérifient r=6 et θ∈]−π;π] ?
Remarque
Le rayon est constant (OM=6) et l'angle θ parcourt l'ensemble des directions possibles sans restriction : l'ensemble est le cercle complet de centre O et de rayon 6.
Point de départ · 14
Orienter un angle entre deux vecteurs
Pour deux vecteurs u et v, le produit scalaire donne u⋅v=∥u∥∥v∥cos(u,v). Mais comme cos(−α)=cosα, le cosinus seul ne permet pas de savoir si l'angle est orienté dans le sens direct (+α) ou indirect (−α).
Quel outil algébrique permet de connaître le signe de l'angle orienté (u,v) ?
Remarque
C'est le déterminant det(u,v) qui donne le sinus de l'angle et fixe son orientation.
Définition · 15
Cosinus et sinus d'un angle orienté de deux vecteurs
Soient u(xy) et v(x′y′) deux vecteurs non nuls dans une base orthonormée directe (i,j).
cos(u,v)=∥u∥⋅∥v∥u⋅v=x2+y2x′2+y′2xx′+yy′
sin(u,v)=∥u∥⋅∥v∥det(u,v)=x2+y2x′2+y′2xy′−yx′
Pour deux points A(rA,θA) et B(rB,θB) donnés par leurs coordonnées polaires :
(OA,OB)≡θB−θA(mod2π)
Exemple travaillé · 16
Déterminer la mesure principale de l'angle entre deux vecteurs
Dans le plan muni d'un repère orthonormé direct (O,i,j), déterminer la mesure principale de l'angle orienté (i,u) avec u(31).
1
On a i(10). On calcule les normes :
∥i∥=1et∥u∥=(3)2+12=4=2
2
On calcule le cosinus via le produit scalaire :
cos(i,u)=∥i∥⋅∥u∥i⋅u=1×21×3+0×1=23
3
On calcule le sinus via le déterminant :
sin(i,u)=∥i∥⋅∥u∥det(i,u)=1×21×1−0×3=21
4
L'unique angle de ]−π;π] vérifiant cosθ=23 et sinθ=21 est :
(i,u)≡6π(mod2π)
Exemple travaillé · 17
Coordonnées d'un vecteur repéré par rapport à l'axe des ordonnées
Soit (O,i,j) un repère orthonormé direct. Déterminer les coordonnées du vecteur u(xy) sachant que ∥u∥=4 et (j,u)≡3π(mod2π).
1
On a j(01) et ∥j∥=1. On exprime le produit scalaire j⋅u :
cos(j,u)=1×40⋅x+1⋅y=4y
2
Comme (j,u)≡3π(mod2π), on a cos(3π)=21, d'où :
4y=21⟹y=2
3
On exprime le déterminant det(j,u) :
sin(j,u)=1×40⋅y−1⋅x=4−x
4
Comme sin(3π)=23, on a :
4−x=23⟹x=−23
5
Les coordonnées du vecteur u sont donc :
u(−232)
Piège classique · 18
Angle repéré avec le vecteur vertical
On donne ∥u∥=6 et (j,u)≡6π(mod2π). Quelles sont les coordonnées de u dans la base (i,j) ?
Attention
Écrire par automatisme x=6cos(6π)=33 et y=6sin(6π)=3.
À la place : L'angle est donné par rapport à j(0,1), pas par rapport à i. On a y=6cos(6π)=33 et det(j,u)=−x=6sin(6π)=3, donc x=−3.
Vérification · 19
Vérification : angle orienté entre deux points en polaires
Soient A(2,4π) et B(5,−23π) deux points donnés en coordonnées polaires. Quelle est la mesure principale de l'angle orienté (OA,OB) ?
Remarque
Par la relation de Chasles : (OA,OB)≡θB−θA≡−23π−4π=−47π≡4π(mod2π).
Point de départ · 20
Calculer des valeurs trigonométriques non remarquables
Peut-on calculer la valeur exacte de cos(12π) en écrivant 12π=3π−4π et en effectuant directement la soustraction cos(3π)−cos(4π) ?
Remarque
Non, la fonction cosinus n'est pas linéaire : cos(a−b)=cosa−cosb. Pour évaluer cos(a−b), il faut utiliser des formules d'addition qui combinent les cosinus et les sinus.
Calcul de la tangente par duplication et équation du second degré
1) Montrer que t=tan(12π) est solution de l'équation t2+23t−1=0. 2) En déduire la valeur exacte de tan(12π).
1
On pose a=12π, d'où 2a=6π. La formule de duplication de la tangente donne :
tan(6π)=1−tan2(12π)2tan(12π)
2
Comme tan(6π)=31, on remplace et on effectue le produit en croix :
31=1−t22t⟺1−t2=23t⟺t2+23t−1=0
3
On résout l'équation du second degré t2+23t−1=0 via son discriminant :
Δ=(23)2−4(1)(−1)=12+4=16=42
4
On obtient deux racines réelles :
t1=2−23−4=−2−3ett2=2−23+4=2−3
5
L'angle 12π appartient au premier quadrant ]0;2π[, donc sa tangente est strictement positive. On rejette t1<0 :
tan(12π)=2−3
Piège classique · 24
Conserver deux racines algébriques pour une ligne trigonométrique
L'équation tan(2a)=31 conduit pour t=tana aux deux solutions t1=−2−3 et t2=2−3. Si a=12π, pourquoi la valeur t1 est-elle obligatoirement rejetée ?
Attention
Conserver les deux racines du trinôme sans vérifier le signe géométrique imposé par l'angle.
À la place : Puisque 12π∈]0;2π[, sa tangente est strictement positive. La racine négative −2−3 ne correspond pas à cet angle (elle correspond à 127π).
Vérification · 25
Vérification : calcul d'un cosinus doublé
Soit a un réel tel que cosa=22+3. Quelle est la valeur exacte de cos(2a) ?
Remarque
On applique la formule de duplication cos(2a)=2cos2a−1 : cos(2a)=2(42+3)−1=22+3−1=23
Point de départ · 26
Réduire une combinaison de cosinus et sinus
On rencontre souvent des expressions mélangeant cosx et sinx, comme 3cosx−sinx. Il est difficile d'étudier le signe ou de résoudre une équation directement sous cette forme.
Si on factorise 3cosx−sinx par (3)2+(−1)2=2, quelle expression obtient-on entre parenthèses ?
Remarque
On obtient 2(23cosx−21sinx). Les coefficients 23 et 21 correspondent respectivement au cosinus et au sinus de 6π, ce qui permet d'utiliser une formule d'addition.
Définition · 27
Transformation de acosx+bsinx
Soient a et b deux réels non tous deux nuls. Toute expression de la forme acosx+bsinx peut s'écrire sous la forme d'un unique cosinus déphasé :
acosx+bsinx=rcos(x−φ)
r=a2+b2,cosφ=ra,sinφ=rb
Remarque
L'amplitude r est strictement positive et φ est un angle auxiliaire déterminé de manière unique modulo 2π.
Exemple travaillé · 28
Transformation et encadrement optimal
Soit f(x)=cosx+sinx pour tout réel x. 1) Écrire f(x) sous la forme rcos(x−φ). 2) En déduire un encadrement optimal de f(x) sur R.
1
On calcule l'amplitude r=12+12=2.
2
On factorise par 2 :
f(x)=2(21cosx+21sinx)=2(22cosx+22sinx)
3
On identifie l'angle auxiliaire φ tel que cosφ=22 et sinφ=22, d'où φ=4π.
4
On applique la formule d'addition cosacosb+sinasinb=cos(a−b) :
f(x)=2cos(x−4π)
5
Pour tout réel x, on a −1≤cos(x−4π)≤1. En multipliant par 2>0 :
−2≤f(x)≤2
Exemple travaillé · 29
Résolution d'une équation acosx+bsinx=c
Résoudre dans R l'équation (E):3cosx−sinx=2.
1
On calcule l'amplitude r=(3)2+(−1)2=3+1=2.
2
On divise les deux membres par 2 :
23cosx−21sinx=22
3
On reconnaît cos(6π)=23 et sin(6π)=21, d'où :
L'égalité de deux cosinus donne deux familles de solutions :
x+6π=4π+2kπoux+6π=−4π+2kπ(k∈Z)
5
On isole x en mettant les fractions au dénominateur commun 12 :
x=12π+2kπoux=−125π+2kπ(k∈Z)
Piège classique · 30
Élever au carré pour résoudre acosx+bsinx=c
Pour résoudre cosx−sinx=22 sur [0;2π], un élève élève les deux membres au carré : (cosx−sinx)2=21⟺1−sin(2x)=21⟺sin(2x)=21. Il trouve x=12π et x=125π. Pourquoi cette méthode est-elle risquée ?
Attention
Conserver toutes les solutions obtenues après une élévation au carré sans vérifier l'équation initiale.
À la place : L'élévation au carré n'est pas une équivalence : elle ajoute des solutions parasites vérifiant cosx−sinx=−22. Pour x=125π>4π, on a sinx>cosx, donc la différence est négative. Seule x=12π est solution.
Vérification · 31
Vérification : écriture sous forme d'amplitude et phase
Quelle est l'écriture de 3cos(2x)+sin(2x) sous la forme rcos(2x−φ) ?
Remarque
L'amplitude est r=(3)2+12=2. On a cosφ=23 et sinφ=21, donc φ=6π. L'expression s'écrit 2cos(2x−6π).
Point de départ · 32
Changement de variable trigonométrique
Lorsqu'une équation comporte à la fois des termes en cos2x et cosx, on peut poser l'inconnue auxiliaire t=cosx pour se ramener à une équation polynomiale du second degré.
Si la résolution algébrique en t donne une racine t=2, combien de solutions réelles x correspondent à cette racine ?
Remarque
Aucune, car pour tout réel x, la fonction cosinus est bornée : −1≤cosx≤1. L'équation cosx=2 n'a donc aucune solution réelle.
Définition · 33
Équations trigonométriques du second degré
Pour résoudre une équation de la forme acos2x+bcosx+c=0 ou asin2x+bsinx+c=0 :
On pose t=cosx (ou t=sinx) et on reˊsout l’eˊquation du second degreˊat2+bt+c=0.
Toute racine t∈/[−11] est rejeteˊe car −1≤cosx≤1 et −1≤sinx≤1.
Pour chaque racine valide t0∈[−11], on reˊsout l’eˊquation eˊleˊmentaire cosx=t0 (ou sinx=t0).
Exemple travaillé · 34
Résolution complète d'une équation du second degré en sinus
Résoudre dans R l'équation 2sin2x+3sinx+1=0.
1
On pose t=sinx. L'équation devient une équation du second degré :
2t2+3t+1=0
2
Comme a−b+c=2−3+1=0, les racines du trinôme sont :
t1=−1ett2=−ac=−21
3
Les deux valeurs appartiennent à l'intervalle [−11], elles sont toutes les deux acceptées.
On exprime cos(2x) en fonction de cosx à l'aide de la formule de duplication cos(2x)=2cos2x−1 :
2cos2x−1+3cosx−2=0⟺2cos2x+3cosx−3=0
2
En posant t=cosx, on obtient 2t2+3t−3=0. On calcule le discriminant :
Δ=(3)2−4(2)(−3)=3+24=27=(33)2
3
Les racines du trinôme sont :
t1=4−3+33=23ett2=4−3−33=−3
4
Comme −3≈−1,732∈/[−11], l'équation cosx=−3 est impossible dans R.
5
On résout l'unique branche admissible pour t1=23 :
cosx=23=cos(6π)⟺x=6π+2kπoux=−6π+2kπ(k∈Z)
6
L'ensemble des solutions dans R est :
SR={6π+2kπ−6π+2kπ∣k∈Z}
Piège classique · 36
Conserver une racine hors de l'intervalle [−11]
On résout sin2x−3sinx−4=0. Le changement de variable t=sinx donne l'équation t2−3t−4=0, dont les racines sont t1=−1 et t2=4. Quelles sont les solutions réelles de l'équation initiale ?
Attention
Conserver la racine t=4 et tenter d'en déduire des solutions réelles pour sinx=4.
À la place : Pour tout réel x, on a −1≤sinx≤1. L'équation sinx=4 n'a aucune solution réelle. Seule la racine t1=−1 fournit des solutions : x=−2π+2kπ (k∈Z).
Vérification · 37
Vérification : nombre de solutions sur le cercle
Combien de points distincts sur le cercle trigonométrique correspondent aux solutions de l'équation 2cos2x−cosx−1=0 ?
Remarque
En posant t=cosx, l'équation 2t2−t−1=0 admet pour racines t1=1 et t2=−21, toutes deux dans [−11]. Sur le cercle, cosx=1 donne 1 point (l'angle 0), et cosx=−21 donne 2 points symétriques (les angles 32π et −32π). L'équation correspond donc à 3 points au total.
Point de départ · 38
L'arc de cercle qui franchit l'angle zéro
Sur le cercle trigonométrique, l'ensemble des points d'abscisse supérieure ou égale à 21 forme un arc continu d'angles compris géométriquement entre −3π et 3π.
Si l'on cherche les solutions de cosx≥21 sur l'intervalle [0;2π[, comment s'écrit l'ensemble des solutions ?
Remarque
L'intervalle d'étude [0;2π[ commence à 0 et se termine à 2π. L'arc solution est coupé par la borne 0 en deux morceaux disjoints : [0;3π] pour le premier quadrant, et [35π;2π[ pour le quatrième quadrant.
Définition · 39
Résolution des inéquations trigonométriques fondamentales
Pour résoudre une inéquation du type cosx≥a ou sinx≥a (avec a∈[−1;1]) sur un intervalle I :
On repeˋre sur le cercle trigonomeˊtrique l’arc de points dont l’abscisse (pour cos) ou l’ordonneˊe (pour sin) veˊrifie l’ineˊgaliteˊ.
L’ensemble des solutions est la reˊunion des intervalles d’angles correspondant aˋ cet arc et inclus dans I.
Pour un argument composeˊ2x avec x∈[0;2π], on reˊsout d’abord pour t=2x∈[0;4π] (deux tours complets).
Exemple travaillé · 40
Résolution d'une inéquation simple sur [0;2π[
Résoudre dans l'intervalle [0;2π[ l'inéquation sinx≥22.
1
Sur le cercle trigonométrique, l'équation sinx=22 admet deux solutions dans [0;2π[ :
x1=4πetx2=π−4π=43π
2
L'inéquation sinx≥22 correspond aux points du cercle situés au-dessus de la droite horizontale d'ordonnée y=22.
3
En parcourant l'intervalle [0;2π[ dans le sens direct à partir de 0, cet arc est décrit en continu entre 4π et 43π.
4
L'ensemble des solutions dans [0;2π[ est :
S=[4π;43π]
Exemple travaillé · 41
Résolution d'une inéquation à argument double
Résoudre dans [0;2π] l'inéquation 2sin(2x)−1>0.
1
On isole le sinus :
2sin(2x)−1>0⟺sin(2x)>21
2
On pose le changement de variable t=2x. Comme x∈[0;2π], la variable t décrit l'intervalle dilaté sur deux tours complets :
t∈[0;4π]
3
On résout sint>21 sur chacun des deux tours : - Sur le 1er tour [0;2π] : t∈]6π;65π[ - Sur le 2ème tour [2π;4π] : t∈]2π+6π;2π+65π[=]613π;617π[
4
On revient à la variable x=2t en divisant toutes les bornes par 2 :
x∈]12π;125π[∪]1213π;1217π[
5
L'ensemble des solutions dans [0;2π] est :
S=]12π;125π[∪]1213π;1217π[
Piège classique · 42
Oublier le deuxième tour pour un argument double
Pour résoudre sin(2x)>21 sur [0;2π], un élève écrit : 6π<2x<65π⟹12π<x<125π, et donne pour unique solution S=]12π;125π[. Quelle erreur a-t-il commise ?
Attention
Résoudre pour 2x sur un seul tour [0;2π], en oubliant que 2x parcourt [0;4π] quand x∈[0;2π].
À la place : Il faut chercher toutes les solutions sur [0;4π]. Le deuxième tour fournit le second intervalle de solutions ]1213π;1217π[, qui est bien contenu dans [0;2π].
Vérification · 43
Vérification : inéquation avec argument double sur [0;π]
Résoudre dans [0;π] l'inéquation 2cos(2x)−3≥0.
Remarque
On a cos(2x)≥23. En posant t=2x, comme x∈[0;π], on a t∈[0;2π]. Sur [0;2π], cost≥23⟺t∈[0;6π]∪[611π;2π]. En divisant chaque borne par 2, on obtient x∈[0;12π]∪[1211π;π].