Pour tout n∈N, 0<Un≤(1/2)n. Comme limn→+∞(1/2)n=0, alors limn→+∞Un=0.
5. Soit (Sn) la suite définie par Sn=∑k=0nUk. Montrer que (Sn) est croissante.
Indice — Calculer Sn+1−Sn.
Correction
Sn+1−Sn=Un+1. Comme Un>0 pour tout n, Sn+1−Sn>0.
6. Montrer que pour tout n∈N, Sn≤2(1−(21)n+1) et en déduire que (Sn) converge.
Indice — Utiliser la somme d'une suite géométrique.
Correction
Sn=∑k=0nUk≤∑k=0n(1/2)k=1−1/21−(1/2)n+1=2(1−(1/2)n+1). (Sn) est croissante et majorée par 2, donc elle converge.
Exercice 2
intermediaire
On considère les suites réelles (Un) et (Vn) définies sur N par : U0=1etUn+1=Un+Vn2UnVn V0=3etVn+1=2Un+Vn
1. Démontrer que pour tout n∈N, on a 0<Un<Vn en posant U0=1 et V0=3. Les suites sont définies par Un+1=Un+Vn2UnVn et Vn+1=2Un+Vn.
Indice — Utilise le raisonnement par récurrence sur l'entier n. Pour l'hérédité, exprime les nouveaux termes en fonction des précédents et utilise les hypothèses de récurrence.
Correction
On procède par récurrence sur n. Initialisation : pour n=0, U0=1 et V0=3, donc 0<U0<V0, ce qui est vrai. Hérédité : on suppose que pour un entier n, 0<Un<Vn. Les termes Un et Vn étant strictement positifs, leur moyenne arithmétique Vn+1 et leur moyenne harmonique Un+1 le sont également. De plus, la différence Vn+1−Un+1=2(Un+Vn)(Vn−Un)2 est strictement positive car UneqVn, d'où Un+1<Vn+1. La propriété est donc vraie au rang $n+1.
2. Établir que pour tout n∈N, on a Vn+1−Un+1=2(Un+Vn)(Vn−Un)2.
Indice — Calcule la différence Vn+1−Un+1 et réduis-la au même dénominateur pour faire apparaître une identité remarquable.
Correction
On calcule directement la différence en remplaçant par les expressions des suites : Vn+1−Un+1=2Un+Vn−Un+Vn2UnVn. En réduisant au même dénominateur 2(Un+Vn), le numérateur devient (Un+Vn)2−4UnVn, ce qui se simplifie en (Vn−Un)2 grâce à une identité remarquable. On obtient bien le résultat attendu.
3. En déduire que pour tout n∈N, on a Un≤Un+1 et Vn+1≤Vn.
Indice — Utilise le résultat de la question précédente et l'encadrement établi à la première question pour déterminer le signe de cette différence.
Correction
D'après la question précédente, Vn+1−Un+1=2(Un+Vn)(Vn−Un)2. Comme le numérateur est un carré et que Un,Vn>0 (question 1), cette différence est positive ou nulle, ce qui donne Un+1≤Vn+1. Par ailleurs, on a Vn+1−Vn=2Un−Vn, qui est négatif car Un<Vn, donc Vn+1≤Vn. Enfin, Un+1−Un=Un+Vn2Un(Vn−Un), qui est positif ou nul car Un<Vn, d'où $U_n \le U_{n+1}.
4. Justifier que les suites (Un) et (Vn) sont convergentes.
Indice — Pense aux théorèmes de convergence pour les suites monotones et bornées. Quelle est la borne de chaque suite ?
Correction
D'après les questions précédentes, la suite (Un) est croissante et majorée par V0 (puisqu'elle est inférieure à Vn qui est décroissante). D'après le théorème de convergence monotone, (Un) converge. De même, la suite (Vn) est décroissante et minorée par U0 (puisqu'elle est supérieure à Un qui est croissante), elle est donc également convergente.
5. Montrer que pour tout n∈N, on a UnVn=U0V0.
Indice — Calcule le produit Un+1Vn+1 en remplaçant par les expressions en fonction de Un et Vn.
Correction
On calcule le produit Un+1Vn+1 en remplaçant par les relations de récurrence : Un+1Vn+1=(Un+Vn2UnVn)×(2Un+Vn)=UnVn. Par récurrence immédiate, le produit est constant et vaut U0V0=1×3=3.
6. Démontrer que (Un) et (Vn) convergent vers la même limite réelle l.
Indice — Note l et l′ les limites respectives de (Un) et (Vn). Passe à la limite dans la relation de récurrence de la suite (Vn).
Correction
On montre d'abord par récurrence que Un≤Vn pour tout n, ce qui permet d'établir que (Un) est croissante et (Vn) est décroissante. Ces suites sont adjacentes ou bornées et monotones, donc elles convergent. En passant à la limite dans la relation Vn+1=2Un+Vn, si Un→l et Vn→l′, on obtient l′=2l+l′, soit l=l′.
7. Calculer la valeur exacte de la limite l.
Indice — Utilise la constance du produit établie à la question 5 et passe à la limite dans l'égalité correspondante.
Correction
D'après la question 5, on a UnVn=3 pour tout n. En passant à la limite quand n→+∞, puisque (Un) et (Vn) convergent toutes deux vers l, on obtient l2=3. Comme U0>0 et par conservation du signe, la limite l est positive, donc l=3.
Exercice 3
avance
Soit la suite (Un) définie par U0=21 et Un+1=1+Un22Un.
1. Montrer que, pour tout n∈N, 0<Un<1.
Indice — Étudier le signe de Un+1 et de 1−Un+1.
Correction
Par récurrence. U0=1/2∈]0,1[. Si 0<Un<1, alors Un+1=1+Un22Un>0. De plus, 1−Un+1=1+Un21+Un2−2Un=1+Un2(1−Un)2>0. Donc Un+1<1.
2. Montrer que la suite (Un) est croissante.
Indice — Calculer Un+1−Un.
Correction
Un+1−Un=1+Un22Un−Un(1+Un2)=1+Un2Un(1−Un2). Comme 0<Un<1, Un(1−Un2)>0, donc Un+1>Un.
3. Montrer que la suite (Un) est convergente et calculer sa limite.
Indice — Utiliser le théorème de convergence monotone.
Correction
La suite est croissante et majorée par 1, donc elle converge vers L. L vérifie L=1+L22L, soit L(1−L2)=0. Comme Un≥1/2, L=1.
V0=1+1/21−1/2=1/3. Par récurrence, Vn+1=Vn2 implique Vn=V02n=(1/3)2n.
6. Exprimer Un en fonction de n.
Indice — Inverser la relation Vn=1+Un1−Un.
Correction
Vn(1+Un)=1−Un⟺Un(1+Vn)=1−Vn⟺Un=1+Vn1−Vn. Avec Vn=(1/3)2n, Un=1+(1/3)2n1−(1/3)2n.
Exercice 4
fondamental
Soit la suite (Un)n∈N définie par :
U0=1;Un+1=2+Un2Un
1. Montrer que pour tout entier n∈N, on a Un>0.
Indice — Utilise un raisonnement par récurrence sur l'entier n. Pense à vérifier l'initialisation pour n=0 et à utiliser l'expression de Un+1 pour l'hérédité.
Correction
On procède par récurrence sur n. Initialisation : pour n=0, U0=1>0, la propriété est vraie. Hérédité : on suppose que pour un entier n∈N, Un>0. Par conséquent, 2+Un2>0 et le numérateur Un>0 est également strictement positif, ce qui donne Un+1>0. La propriété est donc démontrée pour tout n par récurrence.
2. Établir que pour tout entier n∈N, on a Un+1≤21Un.
Indice — Étudie le signe de la différence Un+1−21Un en utilisant le résultat de la question précédente.
Correction
On étudie la différence Un+1−21Un=2+Un2Un−2Un=2(2+Un2)2Un−Un(2+Un2)=2(2+Un2)−Un3. D'après la question précédente, Un>0, donc le numérateur −Un3 est strictement négatif et le dénominateur est strictement positif. Ainsi, Un+1−21Un≤0, c'est-à-dire Un+1≤21Un.
3. En déduire par récurrence que pour tout entier n∈N, on a Un≤(21)n.
Indice — Mène un raisonnement par récurrence en utilisant l'inégalité obtenue à la question précédente et les propriétés des puissances.
Correction
On démontre l'inégalité par récurrence. Initialisation : pour n=0, U0=1 et (21)0=1, donc U0≤(21)0. Hérédité : en supposant l'inégalité vraie au rang n, Un≤(21)n, on utilise le résultat de la question précédente : Un+1≤21Un≤21(21)n=(21)n+1. La propriété est ainsi établie pour tout n.
4. Déterminer la limite de la suite (Un) lorsque n tend vers +∞.
Indice — Encadre Un à l'aide de la question précédente et du résultat de la première question, puis calcule la limite de la borne supérieure.
Correction
D'après la première et la troisième question, on a l'encadrement 0<Un≤(21)n pour tout n∈N. Comme limn→+∞0=0 et que limn→+∞(21)n=0 (car −1<21<1), le théorème des gendarmes permet de conclure que la suite (Un) converge vers 0.
5. Étudier la monotonie de la suite (Sn) définie pour tout entier n∈N par Sn=∑k=0nUk.
Indice — Considère la différence Sn+1−Sn en exprimant Sn à l'aide de ses termes.
Correction
Pour étudier la monotonie de (Sn), on calcule la différence Sn+1−Sn=Un+1. Comme U0=1 et que la relation de récurrence Un+1=2+Un2Un montre par récurrence que tous les termes Unsontstrictementpositifs,onaS_{n+1} - S_n > 0.Lasuite(S_n)$ est donc strictement croissante.
6. Majorer Sn par une expression faisant intervenir une somme géométrique, et en déduire la convergence de la suite (Sn).
Indice — Majore chaque terme Uk par la puissance géométrique correspondante, puis utilise la formule de la somme des termes d'une suite géométrique.
Correction
En partant de l'inégalité 2+Uk2>2, on obtient l'majoration Uk+1<21Uk, ce qui conduit par récurrence à Uk≤2k1 pour tout k≥0. En sommant ces inégalités, on majore Sn par la somme partielle d'une suite géométrique de raison 21, soit Sn<∑k=0n(21)k=2−2n1<2. La suite (Sn) est ainsi croissante et majorée par 2, ce qui garantit sa convergence vers un nombre inférieur ou égal à 2.
Exercice 5
avance
Soit la suite (Un) définie par U0=21 et Un+1=1+Un22Un.
1. Montrer que, pour tout n∈N, 0<Un<1.
Indice — Étudier le signe de Un+1−1.
Correction
Initialisation : 0<1/2<1. Hérédité : Un+1−1=−1+Un2(Un−1)2<0 et Un+1>0.
2. Montrer que la suite (Un) est strictement croissante.
Indice — Calculer Un+1−Un.
Correction
Un+1−Un=1+Un2Un(1−Un2)>0 car 0<Un<1. La suite est strictement croissante.
3. Montrer que (Un) converge et calculer sa limite ℓ.
Indice — Utiliser le théorème de convergence monotone.
Correction
Suite croissante et majorée par 1, donc convergente. ℓ=1+ℓ22ℓ⟹ℓ(ℓ−1)2=0. Comme U0=1/2 et (Un) croissante, ℓ=1.
4. Soit Vn=1+Un1−Un. Exprimer Vn+1 en fonction de Vn.