Le plan est muni d'un repère orthonormé direct (O,u,v). On note U le cercle unité, c'est-à-dire l'ensemble des nombres complexes de module 1.
1). Soit z∈C∗ tel que ∣z∣=1. Exprimer le nombre complexe zˉ en fonction de z.
Indice — Écris le module de z sous la forme zzˉ=∣z∣2 lorsque ∣z∣=1.
Correction
Pour tout nombre complexe z, on a la relation ∣z∣2=zzˉ. Pour z∈U, ∣z∣=1, ce qui donne zzˉ=1. Comme z=0, on en déduit que zˉ=z1.
2). On considère l'expression rationnelle complexe Z(z)=z2−iz2+i définie pour tout z∈U tel que z2=i. Calculer le conjugué Z(z) en fonction de Z(z), puis en déduire la nature de sa partie réelle.
Indice — Calcule Z(z) en utilisant les propriétés algébriques du conjugué et le résultat de la question précédente.
Correction
En utilisant les propriétés de la conjugaison et la relation zˉ=z1 établie précédemment, on calcule le conjugué : Z(z)=z2−iz2+i=zˉ2+izˉ2−i=z21+iz21−i=1+iz21−iz2=−Z(z) La relation Z(z)=−Z(z) implique que Z(z)+Z(z)=0. Comme Z(z)+Z(z)=2Re(Z(z)), on conclut que la partie réelle de Z(z) est nulle.
3). En déduire que pour tout z∈U admissible, le nombre complexe Z(z) appartient à l'axe imaginaire pur iR.
Indice — Regarde la relation entre un nombre complexe et son conjugué lorsqu'ils sont opposés.
Correction
Un nombre complexe est un imaginaire pur si et seulement si sa partie réelle est nulle (ou équivalemment si Zˉ=−Z). La question précédente ayant montré que Re(Z(z))=0, on en déduit immédiatement que Z(z)∈iR.
4). Déterminer l'ensemble des nombres complexes Z solutions de l'équation Z2+4iZ−3=0.
Indice — Résous l'équation d'inconnue complexe Z en calculant le discriminant, tout en tenant compte de la conclusion de la question précédente.
Correction
On résout l'équation du second degré Z2+4iZ−3=0 dans C en calculant son discriminant : Δ=(4i)2−4(1)(−3)=−16+12=−4=(2i)2 Les deux solutions complexes sont : Z1=2−4i−2i=−3ietZ2=2−4i+2i=−i L'ensemble des solutions est S={−3i,−i}.
5). Pour chacune des valeurs de Z trouvées précédemment, déterminer l'ensemble des nombres complexes z∈U tels que Z(z)=Z.
Indice — Remplace Z par les valeurs obtenues à la question précédente et résous l'équation d'inconnue z en exploitant la condition ∣z∣=1.
Correction
Les valeurs retenues à la question précédente sont Z=−i et Z=−3i. - Pour Z=−i : l'équation Z(z)=−i sous la contrainte ∣z∣=1 donne deux solutions sur le cercle unité, z1=23+21i et z2=−23+21i. - Pour Z=−3i : la résolution de Z(z)=−3i sous la condition ∣z∣=1 ne conduit à aucune solution valide.
6). Traduire la condition d'appartenance au disque ouvert ∣z−i∣<1 sous la forme d'une inégalité portant uniquement sur la partie imaginaire y=Im(z) pour z∈U.
Indice — Exprime la condition ∣z−i∣<1 en développant l'expression avec z=x+iy et en utilisant la relation x2+y2=1.
Correction
Pour z=x+iy∈U, on a x2+y2=1. L'inégalité ∣z−i∣<1 équivaut à ∣z−i∣2<1, c'est-à-dire x2+(y−1)2<1. En développant, on obtient x2+y2−2y+1<1. En utilisant x2+y2=1, cela devient 2−2y<1, d'où y>21.
7). Évaluer la condition de bord précédente pour chaque candidat z déterminé à la question 5, et identifier ceux qui satisfont cette exigence.
Indice — Teste l'inégalité de la question précédente pour chaque affixe candidate obtenue à la question 5.
Correction
D'après la question précédente, les candidats z doivent vérifier Im(z)>21. - Pour z1=23+21i et z2=−23+21i, on a Im(z1)=Im(z2)=21, ce qui ne satisfait pas l'inégalité stricte Im(z)>21. Aucun des candidats de la question 5 ne vérifie strictement la condition.
8). Donner l'ensemble de tous les nombres complexes z∈U vérifiant simultanément l'équation Z(z)2+4iZ(z)−3=0 et la condition ∣z−i∣<1.
Indice — Rassemble l'ensemble des candidats validés par l'étape précédente.
Correction
L'équation Z(z)2+4iZ(z)−3=0 équivaut aux équations Z(z)=−i ou Z(z)=−3i, dont les solutions dans U sont les candidats étudiés à la question 5. Aucun de ces candidats ne satisfaisant la condition ∣z−i∣<1 d'après la question 7, l'ensemble des solutions recherché est l'ensemble vide ∅.
Exercice 2
intermediaire
Le plan complexe est rapporté à un repère orthonormé direct (O,u,v).
On considère les points fixes A et B d'affixes respectives zA=1 et zB=−1. Pour tout réel θ∈]0;π[, on note M le point d'affixe z=eiθ et on pose : Z=z+1z−1
1). Écrire z−1 sous la forme 2isin(2θ)ei2θ.
Indice — Que vaut ei2θ(ei2θ−e−i2θ) ?
Correction
En factorisant par l'angle moitié ei2θ, on obtient z−1=eiθ−1=ei2θ(ei2θ−e−i2θ). En utilisant la formule d meuler sin(x)=2ieix−e−ix, il vient directement : z−1=2isin(2θ)ei2θ.
2). Écrire z+1 sous la forme 2cos(2θ)ei2θ.
Indice — Que vaut ei2θ(ei2θ+e−i2θ) ?
Correction
De même, en factorisant par ei2θ et en appliquant la formule d meuler cos(x)=2eix+e−ix, on a : z+1=eiθ+1=ei2θ(ei2θ+e−i2θ)=2cos(2θ)ei2θ.
3). En étudiant le signe des expressions trigonométriques sur ]0;π[, déterminer le module et un argument de chacun des nombres complexes z−1 et z+1.
Indice — Dans quel intervalle varie 2θ lorsque θ∈]0;π[ ?
Correction
Pour θ∈]0;π[, on a 2θ∈]0;2π[, donc sin(2θ)>0 et cos(2θ)>0. - Pour z−1 : z−1=2sin(2θ)ei2πei2θ=2sin(2θ)ei(2θ+2π). Le coefficient étant strictement positif, ∣z−1∣=2sin(2θ) et arg(z−1)≡2θ+2π(mod2π). - Pour z+1 : la forme exponentielle est directement sous forme trigonométrique valide avec un coefficient strictement positif. Ainsi, ∣z+1∣=2cos(2θ) et arg(z+1)≡2θ(mod2π).
4). En déduire l'écriture algébrique du quotient Z et déterminer la valeur de arg(Z)(mod2π).
Indice — Que vaut le rapport 2cos(2θ)2isin(2θ) et quel est son signe pour θ∈]0;π[ ?
Correction
En effectuant le rapport des deux expressions obtenues aux questions précédentes, on simplifie par 2ei2θ : Z=2cos(2θ)ei2θ2isin(2θ)ei2θ=itan(2θ) L'écriture algébrique de Z est donc Z=0+itan(2θ). Comme 2θ∈]0;2π[, tan(2θ)>0. Z est donc un imaginaire pur à partie imaginaire strictement positive, ce qui donne arg(Z)≡2π(mod2π).
5). Relier arg(Z) à la mesure de l'angle orienté (MB,MA) et établir que (MB,MA)≡2π(mod2π).
Indice — À quel quotient d'affixes la mesure de l'angle orienté (MB,MA) est-elle égale ?
Correction
D'après les propriétés de l'argument et des angles orientés de vecteurs, (MB,MA)≡arg(zB−zMzA−zM)(mod2π). En remplaçant les affixes, −1−z1−z=z+1z−1=Z, d'où (MB,MA)≡arg(Z)(mod2π). Or Z=itan(2θ) avec θ∈]0,π[, donc tan(2θ)>0. Z est un imaginaire pur à partie imaginaire strictement positive, ce qui donne arg(Z)≡2π(mod2π). On conclut directement que (MB,MA)≡2π(mod2π).
6). Déterminer l'ensemble des points M lorsque θ varie dans ]0;π[, puis le comparer avec l'ensemble des points vérifiant la condition d'orthogonalité non orientée (MB,MA)≡2π(modπ).
Indice — Quelle est la différence géométrique entre l'ensemble vérifiant (MB,MA)≡2π(mod2π) et celui vérifiant (MB,MA)≡2π(modπ) ?
Correction
Pour θ∈]0,π[, l'ensemble des points M(eiθ) est le demi-cercle supérieur de diamètre [AB], exclu des points A et B. Cela correspond exactement aux points du cercle de diamètre [AB] voyant le segment sous un angle orienté de +2π. Par comparaison, la condition modulo π, soit (MB,MA)≡2π(modπ), englobe aussi les angles orientés de −2π : elle définit le cercle complet de diamètre [AB] privé des points A et B (demi-cercles supérieur et inférieur).
Exercice 3
superieur
Soit θ∈]0;π[ et U=eiθ. Pour tout entier n≥1, on pose : Zn(θ)=k=1∑nkUk=k=1∑nkeikθ
On désigne par Cn(θ)=∑k=1nkcos(kθ) et Sn(θ)=∑k=1nksin(kθ) les parties réelle et imaginaire de Zn(θ).
1. Écrire le nombre complexe 1−eiθ sous forme exponentielle.
Indice — Que vaut ei2θ(e−i2θ−ei2θ) ?
Correction
On applique la technique de l'angle moitié en factorisant par ei2θ : 1−eiθ=ei2θ(e−i2θ−ei2θ)=−2isin(2θ)ei2θ En écrivant −i=e−i2π, on obtient la forme exponentielle : 1−eiθ=2sin(2θ)ei(2θ−2π) Comme θ∈]0,π[, le module 2sin(2θ) est strictement positif.
2. On pose Wn(θ)=∑k=1neikθ. Établir l'expression de Wn(θ) sous la forme d'un quotient d'expressions trigonométriques multiplié par une exponentielle complexe.
Indice — Identifie la somme des termes d'une suite géométrique de raison U=eiθ.
Correction
On reconnaît la somme des termes d'une suite géométrique de premier terme eiθ et de raison eiθ=1 : Wn(θ)=eiθ1−eiθ1−einθ En appliquant la technique de l'angle moitié au numérateur et au dénominateur, on factorise par ei2nθ et ei2θ, ce qui simplifie les termes en i et donne : Wn(θ)=sin(2θ)sin(2nθ)ei2(n+1)θ
3. Vérifier l'égalité Z1(θ)=(1−U)2U−2U2+U3.
Indice — Factorise le numérateur U−2U2+U3 par U.
Correction
Par définition de la somme, Z1(θ)=1⋅U1=U. En factorisant le numérateur du membre de droite par U, on reconnaît l'identité remarquable (1−U)2 : (1−U)2U−2U2+U3=(1−U)2U(1−2U+U2)=(1−U)2U(1−U)2=U L'égalité est donc bien vérifiée pour n=1.
4. Soit n≥1. Écrire l'hypothèse de récurrence stipulant que Zn(θ)=(1−U)2U−(n+1)Un+1+nUn+2.
Indice — Vérifie l'expression formelle de la propriété à l'ordre n.
Correction
L'hypothèse de récurrence au rang n≥1, notée P(n), s'énonce ainsi : P(n):Zn(θ)=(1−U)2U−(n+1)Un+1+nUn+2
5. En supposant la propriété vraie au rang n, exprimer Zn+1(θ) en fonction de Zn(θ) et de Un+1, puis réduire l'expression au même dénominateur (1−U)2.
Indice — Écris Zn+1(θ)=Zn(θ)+(n+1)Un+1 et développe (1−U)2.
Correction
Par définition de la somme, Zn+1(θ)=Zn(θ)+(n+1)Un+1. En substituant l'expression de Zn(θ) issue de l'hypothèse de récurrence et en réduisant au dénominateur commun (1−U)2, on obtient : Zn+1(θ)=(1−U)2U−(n+1)Un+1+nUn+2+(n+1)Un+1(1−2U+U2)
6. Démontrer que pour tout n≥1, on a : Zn(θ)=(1−U)2U−(n+1)Un+1+nUn+2
Indice — Regroupe les termes selon les puissances de U dans le numérateur de Zn+1(θ).
Correction
Démontrons la propriété par récurrence sur n≥1. - **Initialisation (n=1)** : Z1(θ)=U. Le membre de droite donne (1−U)2U−2U2+U3=(1−U)2U(1−U)2=U. La propriété est vraie au rang 1. - **Hérédité** : En développant et regroupant les termes du numérateur de Zn+1(θ) obtenu à la question précédente, on trouve U−(n+2)Un+2+(n+1)Un+3, ce qui confirme la formule au rang n+1.
La formule est donc établie pour tout n≥1.
7. En déduire une expression fermée de la somme Sn(θ)=∑k=1nksin(kθ) en fonction de sin(2θ), sin(nθ) et sin((n+1)θ).
Indice — Remplace (1−U)2 par −4sin2(2θ)U dans l'expression de Zn(θ).
Correction
En factorisant par l'angle moitié, 1−U=−2isin(2θ)eiθ/2, d'où (1−U)2=−4sin2(2θ)U. En simplifiant U au numérateur et au dénominateur dans l'expression de Zn(θ), il vient : Zn(θ)=−4sin2(2θ)1−(n+1)einθ+nei(n+1)θ En prenant la partie imaginaire Sn(θ)=Im(Zn(θ)), on obtient : Sn(θ)=4sin2(2θ)(n+1)sin(nθ)−nsin((n+1)θ)
8. Pour un entier n≥2, déterminer l'ensemble des réels θ∈]0;π[ tels que Sn(θ)=0.
Indice — Cherche les valeurs de θ qui annulent simultanément sin(nθ) et sin((n+1)θ).
Correction
Puisque sin(2θ)=0 pour tout θ∈]0;π[, l'égalité Sn(θ)=0 équivaut à annuler le numérateur : (n+1)sin(nθ)−nsin((n+1)θ)=0 L'ensemble des solutions recherchées est donc l'ensemble des réels θ∈]0;π[ vérifiant l'équation (n+1)sin(nθ)=nsin((n+1)θ).
9. Déterminer la valeur exacte de la somme ∑k=1nkcos(3kπ) pour tout n≥1.
Indice — Considère la partie réelle Cn(θ)=Re(Zn(θ)) pour θ=3π.
Correction
On applique la formule globale de Zn(θ) pour θ=3π, où U=eiπ/3. En remarquant que 1−eiπ/3=e−iπ/3, la simplification de la somme géométrique arithmético-géométrique donne Zn(3π)=einπ/3−1−nei(n+2)π/3. En prenant la partie réelle, on obtient la valeur recherchée : Cn(3π)=cos(3nπ)−1−ncos(3(n+2)π).
Exercice 4
fondamental
Le plan complexe est muni d'un repère orthonormé direct (O,u,v). Soit A le point d'affixe 1 et B le point d'affixe −1. On associe à tout point M d'affixe z (avec z=−1) le nombre complexe Z=z+1z−1.
1)a). On considère le nombre complexe Z=z+1z−1 défini pour tout nombre complexe z=−1. Calculer la forme algébrique de Z pour z=i et pour z=2i.
Indice — Remplace z par i puis par 2i dans l'expression de Z, puis multiplie numérateur et dénominateur par le conjugué du dénominateur.
Correction
En multipliant numérateur et dénominateur par le conjugué du dénominateur : - Pour z=i, Z=i+1i−1=i. - Pour z=2i, Z=2i+12i−1=53+54i.
1)b). Déterminer une mesure de l'argument de Z pour chacune des valeurs z=i, z=2i et z=−i.
Indice — Rappelle-toi que pour un nombre complexe Z=x+iy, son argument s'obtient à partir de son module et de ses parties réelle et imaginaire.
Correction
- Pour z=i, Z=i, donc arg(Z)≡2π(mod2π). - Pour z=−i, Z=−i, d'où arg(Z)≡−2π(mod2π). - Pour z=2i, Z=53+54i, d'où cosθ=53 et sinθ=54, ce qui donne arg(Z)≡arccos(53)(mod2π) (ou environ 0,93 rad).
2)a). Comparer les mesures des arguments de Z obtenues pour z=i et z=−i. Quelle conclusion en tires-tu quant au sens de parcours des vecteurs associés ?
Indice — Observe les signes des arguments obtenus pour i et −i alors que ces deux points sont symétriques par rapport à l'axe réel.
Correction
Les arguments obtenus pour z=i et z=−i sont opposés (2π et −2π). Les points correspondant étant symétriques par rapport à l'axe des réels, l'angle orienté (BM,AM) change de signe, ce qui indique un sens de parcours inversé.
2)b). En posant z=x+iy avec x2+y2=1 (et z=−1), exprimer la partie réelle et la partie imaginaire de Z en fonction de x et y.
Indice — Écris z=x+iy avec x,y∈R dans l'expression de Z, puis exprime sa partie réelle et sa partie imaginaire en fonction de x et y.
Correction
En posant z=x+iy et en multipliant par le conjugué du dénominateur (x+1−iy), on développe pour obtenir Z=(x+1)2+y2x2+y2−1+2iy. Ainsi, Re(Z)=(x+1)2+y2x2+y2−1 et Im(Z)=(x+1)2+y22y.
3). Déterminer et caractériser l'ensemble des points M(z) du plan tels que arg(Z)≡2π(mod2π).
Indice — Traduis la condition sur l'argument de Z par des contraintes algébriques sur sa partie réelle et sa partie imaginaire.
Correction
La condition arg(Z)≡2π(mod2π) équivaut à dire que Z est un nombre imaginaire pur dont la partie imaginaire est strictement positive.
En posant z=x+iy avec (x,y)=(−1,0), on exprime Z sous forme algébrique. Sa partie réelle est Re(Z)=(x+1)2+y2x2+y2−1 et sa partie imaginaire est Im(Z)=(x+1)2+y22y.
- Re(Z)=0⟺x2+y2=1, ce qui caractérise le cercle de centre O et de rayon 1. - Im(Z)>0⟺y>0, ce qui sélectionne les points situés strictement au-dessus de l'axe des abscisses.
L'ensemble des points M recherché est donc le demi-cercle de centre O et de rayon 1 situé dans le demi-plan y>0, privé des points de frontière A(1) et B(−1).
Exercice 5
fondamental
Le plan est muni d'un repère orthonormé direct (O,u,v). On considère les nombres complexes z1=ei4π et z2=ei65π.
1). Donner le module et un argument de chacun des nombres complexes z1 et z2.
Indice — Rappelez-vous la définition du module et de l'argument d'un nombre complexe écrit sous la forme exponentielle eiθ.
Correction
Un nombre complexe écrit sous la forme exponentielle reiθ (avec r>0) a pour module r et pour argument θ(mod2π).
Par identification : - Pour z1=ei4π : le module est ∣z1∣=1 et un argument est arg(z1)≡4π(mod2π). - Pour z2=ei65π : le module est ∣z2∣=1 et un argument est arg(z2)≡65π(mod2π).
2). Déterminer le module et un argument du nombre complexe Z=z1z2.
Indice — Utilisez la propriété du produit de nombres complexes sous forme exponentielle : les modules se multiplient et les arguments s'additionnent.
Correction
En utilisant les propriétés du produit de nombres complexes : - Le module du produit est le produit des modules : ∣Z∣=∣z1∣×∣z2∣=1×1=1. - L'argument du produit est la somme des arguments : arg(Z)≡arg(z1)+arg(z2)≡4π+65π(mod2π).
En mettant au même dénominateur, on obtient : arg(Z)≡123π+10π≡1213π(mod2π).
3). Écrire le nombre complexe Z sous la forme eiα où α est un argument principal, c'est-à-dire α∈]−π;π].
Indice — Après avoir calculé l'argument, assurez-vous de le ramener à l'intervalle ]−π;π] en ajoutant ou soustrayant des multiples de 2π.
Correction
L'argument trouvé à la question précédente, 1213π, n'appartient pas à l'intervalle ]−π;π].
Pour obtenir l'argument principal α, on retranche 2π : α=1213π−2π=−1211π.
Comme −1211π∈]−π;π], l'écriture recherchée est : Z=e−i1211π.
4). Déterminer le module et un argument du nombre complexe Z′=z2z1.
Indice — Appliquez la règle du quotient de nombres complexes sous forme exponentielle : les modules se divisent et les arguments se soustraient.
Correction
En utilisant les propriétés du quotient de nombres complexes : - Le module du quotient est le quotient des modules : ∣Z′∣=∣z2∣∣z1∣=11=1. - L'argument du quotient est la différence des arguments : arg(Z′)≡arg(z1)−arg(z2)≡4π−65π(mod2π).
En mettant au même dénominateur, on obtient : arg(Z′)≡123π−10π≡−127π(mod2π).
5). Écrire le nombre complexe Z′ sous la forme eiβ où β est un argument principal, c'est-à-dire β∈]−π;π].
Indice — Comme pour la question précédente, réduisez l'argument obtenu à l'intervalle principal ]−π;π].
Correction
On utilise la réduction modulo 2π pour ramener l'argument dans l'intervalle ]−π;π]. Avec un argument initial de 1213π, on retranche 2π : 1213π−2π=−1211π. On obtient donc β=−1211π, soit Z′=e−i1211π.
6). Soit n un entier relatif. Déterminer le module et un argument du nombre complexe z1n.
Indice — Rappelez-vous la propriété de la puissance d'un nombre complexe sous forme exponentielle : le module est élevé à la puissance et l'argument est multiplié par la puissance.
Correction
D'après la formule de Moivre appliquée à la forme exponentielle, z1n=(ei4π)n=ei4nπ. Par conséquent, le module de z1n est égal à 1 et un argument de z1n est 4nπ.
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