Sur votre copie, construire un segment [AB] de longueur AB=4 cm. On se propose de déterminer et de construire, par étapes successives, l'ensemble (D) des points M du plan tels que AB⋅AM=−12.
1. Placer sur la droite (AB) le point H tel que AB⋅AH=−12. Justifier précisément sa position en calculant la distance AH et en précisant le sens du vecteur AH par rapport à celui de AB.
Indice — Pense à la définition géométrique du produit scalaire de deux vecteurs colinéaires. Analyse le signe du produit scalaire pour en déduire le sens relatif des deux vecteurs.
Correction
Puisque le point H appartient à la droite (AB), les vecteurs AB et AH sont colinéaires. Le signe négatif du produit scalaire (−12<0) indique que ces deux vecteurs sont de sens opposés. On a donc l'égalité : AB⋅AH=−AB×AH. En remplaçant par les valeurs, on obtient −4×AH=−12, ce qui donne AH=3 cm. Le point H se situe donc sur la droite (AB), à l'extérieur du segment [AB] du côté de A, à une distance de 3 cm de A.
2. Soit M un point du plan vérifiant la relation AB⋅AM=−12. Exprimer cette condition sous une forme faisant intervenir le produit scalaire lié au point H.
Indice — Compare la valeur du produit scalaire AB⋅AM avec celle de AB⋅AH définie à la question précédente.
Correction
Par définition, la condition sur le point M est AB⋅AM=−12. D'après la question précédente, on sait que AB⋅AH=−12. On peut donc exprimer cette condition en remplaçant la valeur numérique −12 par le produit scalaire associé au point H.
3. Établir, pour tout point M de l'ensemble (D), l'égalité des deux produits scalaires : AB⋅AM=AB⋅AH
Indice — Utilise la transitivité de l'égalité en exploitant les résultats des questions 1 et 2.
Correction
En utilisant le résultat de la question 2 et par transitivité de la relation d'égalité (les deux expressions étant égales à −12), on établit directement que pour tout point M de (D) : AB⋅AM=AB⋅AH.
4. Regrouper tous les termes de l'égalité précédente dans le membre de gauche afin d'obtenir une équation dont le second membre est nul.
Indice — Transpose le terme de droite vers la gauche en changeant son signe pour faire apparaître une différence égale à zéro.
Correction
En transposant le terme de droite dans le membre de gauche par soustraction, on obtient l'équation équivalente : AB⋅AM−AB⋅AH=0.
5. En utilisant la distributivité du produit scalaire par rapport à l'addition vectorielle, factoriser l'expression obtenue par le vecteur commun AB.
Indice — Mets en facteur le vecteur AB pour obtenir une expression de la forme AB⋅(u−v)=0.
Correction
En factorisant l'égalité AB⋅AM−AB⋅AH=0 par le vecteur commun AB grâce à la distributivité du produit scalaire, on obtient : AB⋅(AM−AH)=0.
6. Appliquer la relation de Chasles pour simplifier la différence de vecteurs obtenue entre parenthèses afin de faire apparaître un unique vecteur variable.
Indice — Rappelle-toi que la différence AM−AH peut s'écrire sous la forme d'un seul vecteur d'origine H grâce à une relation vectorielle classique.
Correction
Par la relation de Chasles, on a AM−AH=HA+AM=HM. L'égalité précédente se simplifie donc sous la forme : AB⋅HM=0.
7. Traduire la nullité du produit scalaire ainsi obtenu par une condition d'orthogonalité géométrique entre deux vecteurs.
Indice — Deux vecteurs non nuls ont un produit scalaire nul si et seulement si leurs directions possèdent une propriété géométrique particulière.
Correction
La nullité du produit scalaire AB⋅HM=0 signifie que les vecteurs AB et HM sont orthogonaux.
8. En déduire la nature géométrique exacte de l'ensemble (D) des points M du plan, puis le tracer avec soin sur votre figure.
Indice — Quel est l'ensemble des points M tels que la droite (HM) soit perpendiculaire à une droite fixe passant par H ?
Correction
Puisque le point H est fixe et que les vecteurs AB et HM sont orthogonaux, l'ensemble (D) des points M est la droite perpendiculaire à la droite (AB) passant par le point H.
Exercice 2
avance
Soit un triangle ABC rectangle en A tel que AB=4 et AC=3. On désigne par I le milieu du segment [AC].\n\nPour tout nombre réel m, on considère l'expression scalaire définie pour tout point M du plan par :\nΦm(M)=mMA2+(1−m)MB2+(m−2)MC2
1. Calculer le produit scalaire AB⋅AC, puis exprimer la différence MA2−MC2 sous la forme d'un produit scalaire entre un vecteur fixe et le vecteur AM, où I désigne le milieu du segment [AC].
Indice — Exprime le produit scalaire AB⋅AC en utilisant l'orthogonalité des côtés du triangle, puis applique la relation de polarisation sur la différence MA2−MC2.
Correction
Le triangle ABC étant rectangle en A, les vecteurs AB et AC sont orthogonaux, donc AB⋅AC=0.
Pour la différence des carrés, en utilisant l'identité remarquable vectorielle et en observant que MA−MC=CA : MA2−MC2=(MA−MC)⋅(MA+MC)=CA⋅(2MA+AC)=2AC⋅AM−AC2 Comme AC=3, on obtient MA2−MC2=2AC⋅AM−9.
2. Déterminer et caractériser géométriquement l'ensemble des points M du plan vérifiant l'égalité MA2−MC2=−5.
Indice — Réécris l'équation en remplaçant la différence de carrés par le produit scalaire obtenu à la question précédente et interprète le résultat à l'aide d'une condition d'orthogonalité.
Correction
En réutilisant le résultat précédent, l'égalité MA2−MC2=−5 équivaut à 2AC⋅AM−9=−5, soit AC⋅AM=2.
En désignant par H le projeté orthogonal de M sur la droite (AC), cette condition se traduit par le produit scalaire AC⋅AH=2, ce qui détermine un unique point H sur la droite (AC) (tel que la mesure algébrique AH=32). L'ensemble des points M recherché est donc la droite perpendiculaire à (AC) passant par H.
3. Pour tout réel m=1, justifier l'existence du barycentre Gm des points pondérés {(A,m),(B,1−m),(C,m−2)} et exprimer le vecteur BGm en fonction des vecteurs BA et BC.
Indice — Vérifie pour quelle valeur du paramètre réel la somme des coefficients associés aux points A, B et C s'annule dans l'expression Φm(M).
Correction
La somme des coefficients du système pondéré est S=m+(1−m)+(m−2)=m−1. Pour tout m=1, cette somme est non nulle, ce qui garantit l'existence et l'unicité du barycentre Gm.
En appliquant la définition vectorielle du barycentre au point origine B : (m−1)BGm=mBA+(m−2)BC⟹BGm=m−1mBA+m−1m−2BC
4. Établir la relation de réduction de Leibniz pour l'expression Φm(M)=mMA2+(1−m)MB2+(m−2)MC2, en l'exprimant en fonction de MGm et de la constante Φm(Gm) pour tout m=1.
Indice — Applique la formule de réduction scalaire des systèmes pondérés dont la somme des poids est non nulle en centrant l'expression sur le barycentre Gm.
Correction
Pour m=1, en décomposant les vecteurs par la relation de Chasles au moyen du barycentre Gm (MA=MGm+GmA, etc.), les termes croisés s'annulent par définition du barycentre.
On obtient directement la relation de réduction de Leibniz : Φm(M)=(m−1)MGm2+Φm(Gm)
5. Étudier le cas particulier où m=1, en simplifiant l'expression Φ1(M) et en déduisant la nature exacte de l'ensemble des points M tels que Φ1(M)=−5.
Indice — Remplace directement la valeur particulière du paramètre dans l'expression générale et relie le résultat aux conclusions établies dans les premières questions.
Correction
Pour m=1, la somme des coefficients est nulle (1+0−1=0). L'expression se simplifie en Φ1(M)=MA2−MC2=(MA−MC)⋅(MA+MC)=2CA⋅MI=2AC⋅IM, où I est le milieu du segment [AC]. L'égalité Φ1(M)=−5 équivaut à AC⋅IM=−25. Il s'agit de la droite orthogonale à (AC) passant par le point projeté conforme à cette valeur de produit scalaire.
6. Pour m=1, déterminer la nature géométrique de l'ensemble (Γm) des points M du plan tels que Φm(M)=−5, en discutant selon les valeurs du paramètre m.
Indice — Exprime la condition d'appartenance à l'ensemble sous la forme d'une équation portant sur la distance MGm2, puis analyse le signe du second membre selon les valeurs de m.
Correction
Pour m=1, la somme des coefficients m+(1−m)+(m−2)=m−1 est non nulle, ce qui assure l'existence du barycentre Gm des points (A,m), (B,1−m) et (C,m−2). D'après le théorème de réduction de Leibniz, l'expression s'écrit Φm(M)=(m−1)MGm2+Φm(Gm). La condition Φm(M)=−5 équivaut alors à MGm2=m−1−5−Φm(Gm)=km. Selon le signe du réel km : si km>0, (Γm) est le cercle de centre Gm et de rayon km ; si km=0, (Γm) est le singleton {Gm} ; si km<0, (Γm) est l'ensemble vide.
7. Démontrer que la ligne de niveau (Γm) est une droite si et seulement si m=1.
Indice — Compare la forme de l'équation obtenue lorsque le paramètre annule la somme des coefficients à celle obtenue lorsque cette somme est non nulle.
Correction
Pour m=1, l'équation de la ligne de niveau s'exprime sous la forme d'un produit scalaire AC⋅IM=−25, ce qui définit une droite. Pour tout m=1, l'équation se ramène à MGm2=km, dont l'ensemble des solutions est un cercle, un point ou l'ensemble vide, mais jamais une droite. Par conséquent, (Γm) est une droite si et seulement si m=1.
8. Conclure en décrivant précisément l'ensemble (Γm) pour toute valeur réelle de m.
Indice — Synthétise l'ensemble des cas de figures obtenus pour le paramètre réel m afin de dresser un bilan complet de la nature de la ligne de niveau.
Correction
En résumé, pour toute valeur de m∈R : si m=1, (Γ1) est la droite orthogonale à (AC) ; si m=1, (Γm) est soit un cercle centré en Gm, soit le point réduit {Gm}, soit l'ensemble vide ∅, selon le signe du membre de droite de l'équation MGm2=m−1−5−Φm(Gm).
Exercice 3
superieur
On considère dans le plan deux points distincts A et B tels que AB=4. On se propose d'étudier différents ensembles de points définis par des relations de produits scalaires.
1. Sur votre copie, placer deux points A et B tels que AB=4. Déterminer par le calcul la position exacte du point H appartenant à la droite (AB) tel que AB⋅BH=−8, puis placer ce point sur votre figure.
Indice — Pense à la colinéarité des vecteurs AB et BH et analyse le signe de leur produit scalaire pour en déduire leur sens relatif.
Correction
Comme H appartient à la droite (AB), les vecteurs AB et BH sont colinéaires. Leur produit scalaire étant négatif (−8), ils sont de sens opposés. Ainsi, AB⋅BH=−AB×BH=−8. En remplaçant AB par 4, on obtient −4×BH=−8, d'où BH=2. Le point H se situe donc sur la droite (AB), à l'extérieur du segment [AB] du côté de B, à une distance de 2 de B.
2. Soit M un point quelconque du plan. Montrer que la relation AB⋅BM=−8 est équivalente à l'égalité AB⋅BM=AB⋅BH.
Indice — Utilise la valeur constante du produit scalaire établie à la question précédente pour effectuer une substitution directe.
Correction
D'après la question précédente, on a établi que AB⋅BH=−8. Par substitution directe de la constante −8 dans la relation AB⋅BM=−8, on obtient l'équivalence recherchée : AB⋅BM=AB⋅BH.
3. Montrer que la relation de la question précédente est équivalente à AB⋅(BM−BH)=0.
Indice — Transpose tous les termes du même côté de l'égalité et utilise la bilinéarité du produit scalaire pour factoriser par le vecteur commun.
Correction
En transposant le terme de droite, l'égalité s'écrit AB⋅BM−AB⋅BH=0. Par distributivité du produit scalaire, on factorise par le vecteur commun AB, ce qui donne directement : AB⋅(BM−BH)=0.
4. En déduire que cette relation se ramène à l'égalité AB⋅HM=0.
Indice — Applique la relation de Chasles sur la différence des deux vecteurs de même origine pour simplifier l'écriture.
Correction
En appliquant la relation de Chasles, on simplifie la différence de vecteurs : BM−BH=HB+BM=HM. En substituant ce résultat dans l'égalité de la question précédente, on obtient : AB⋅HM=0.
5. Déterminer la nature géométrique exacte et la position de l'ensemble (Γ1) des points M du plan vérifiant AB⋅BM=−8, puis tracer cet ensemble sur votre figure.
Indice — Traduis l'annulation du produit scalaire en termes d'orthogonalité géométrique passant par un point fixe connu.
Correction
En introduisant le projeté orthogonal H du point M sur la droite (AB), la relation devient AB⋅BH=−8. Comme H appartient à (AB), l'égalité des mesures algébriques donne AB×BH=−8, soit 4×BH=−8, d'où BH=−2. Le point H est donc le milieu du segment [AB]. La relation est alors équivalente à AB⋅HM=0. Ainsi, l'ensemble (Γ1) est la droite perpendiculaire à (AB) passant par H, c'est-à-dire la médiatrice du segment [AB].
6. On considère un point C non aligné avec A et B de sorte que le triangle ABC soit non aplati. Soit (Γ2) l'ensemble des points M du plan tels que AB⋅AM=−AC⋅AM. Justifier, sans aucun calcul de longueur ni d'angle, que le point A appartient à l'ensemble (Γ2).
Indice — Pense au cas particulier où l'un des vecteurs du produit scalaire est le vecteur nul.
Correction
Pour M=A, le vecteur AM est le vecteur nul 0. On a alors AB⋅AA=0 et −AC⋅AA=0. L'égalité de définition de (Γ2) est trivialement vérifiée, ce qui prouve que le point A appartient à (Γ2).
7. Montrer que pour tout point M du plan, la condition M∈(Γ2) est équivalente à (AB+AC)⋅AM=0.
Indice — Regroupe les termes de l'égalité de départ du même côté et factorise par le vecteur mobile commun sans tenter de simplifier par ce dernier.
Correction
La condition M∈(Γ2) équivaut à AB⋅AM+AC⋅AM=0. Par factorisation et en utilisant la bilinéarité du produit scalaire, on obtient directement la relation équivalente : (AB+AC)⋅AM=0.
8. Soit A′ le milieu du segment [BC]. Exprimer le vecteur AB+AC en fonction du vecteur AA′.
Indice — Pense à la propriété caractéristique du milieu d'un segment ou à l'introduction du point A′ par la relation de Chasles.
Correction
En introduisant le point A′ par la relation de Chasles, on obtient : AB+AC=AA′+A′B+AA′+A′C=2AA′+(A′B+A′C). Comme A′ est le milieu de [BC], on a A′B+A′C=0, d'où : AB+AC=2AA′.
9. En déduire que la condition M∈(Γ2) est équivalente à AA′⋅AM=0.
Indice — Substitue l'expression obtenue à la question précédente dans la relation d'orthogonalité de la question 7.
Correction
En injectant la relation vectorielle de la question précédente dans la relation d'orthogonalité de la question 7, on obtient par développement du produit scalaire : AA′⋅(AM−AA′)=−AA′2, ce qui se simplifie en AA′⋅AM−AA′2=−AA′2. En éliminant le terme −AA′2 de part et d'autre, on obtient directement la condition équivalente : AA′⋅AM=0.
10. Déterminer la nature géométrique de l'ensemble (Γ2) et préciser sa position par rapport à la médiane issue de A dans le triangle ABC.
Indice — Interprète géométriquement la relation d'orthogonalité obtenue à la question précédente en identifiant la droite passant par le point fixe A.
Correction
La relation AA′⋅AM=0 traduit l'orthogonalité entre les vecteurs AA′ et AM. L'ensemble (Γ2) est donc la droite passant par le point A et perpendiculaire à la droite (AA′). Puisque la droite (AA′) correspond à la médiane issue de A dans le triangle ABC, l'ensemble (Γ2) est la droite perpendiculaire à cette médiane passant par le sommet A.
Exercice 4
fondamental
Dans le plan muni d'un repère orthonormé (O,i,j), on considère les vecteurs u=3i−2j et v=−4i−5j. On se propose de calculer pas à pas le produit scalaire u⋅v et d'étudier l'orthogonalité de ces deux vecteurs.
1. Déterminer les composantes (x,y) du vecteur u dans la base (i,j).
Indice — Rappelle-toi qu'un vecteur s'écrit sous la forme u=xi+yj où x et y sont ses composantes dans la base (i,j).
Correction
Par identification avec l'écriture générale d'un vecteur u=xi+yj, on lit directement les coefficients de u=3i−2j. On obtient x=3 et y=−2, soit les composantes (3,−2).
2. Déterminer les composantes (x′,y′) du vecteur v dans la base (i,j).
Indice — Identifie les coefficients devant les vecteurs unitaires i et j pour le vecteur v, en faisant bien attention aux signes négatifs.
Correction
De la même manière, en identifiant les coefficients de v=−4i−5j, on obtient x′=−4 et y′=−5, soit les composantes (−4,−5).
3. Calculer le produit des abscisses xx′ des deux vecteurs.
Indice — Multiplie la première composante de u par la première composante de v obtenues aux questions précédentes.
Correction
À partir des abscisses obtenues aux questions précédentes (x=3 et x′=−4), on calcule le produit : xx′=3×(−4)=−12.
4. Calculer le produit des ordonnées yy′ des deux vecteurs.
Indice — Multiplie la deuxième composante de u par la deuxième composante de v en appliquant la règle des signes pour le produit de deux nombres relatifs.
Correction
À partir des ordonnées obtenues aux questions précédentes (y=−2 et y′=−5), on calcule le produit : yy′=(−2)×(−5)=10.
5. En déduire la valeur du produit scalaire u⋅v.
Indice — Utilise la formule analytique du produit scalaire dans une base orthonormée : u⋅v=xx′+yy′.
Correction
On utilise l'expression analytique du produit scalaire dans un repère orthonormé : u⋅v=xx′+yy′. Avec u(3;−2) et v(−4;−5), on obtient : u⋅v=3×(−4)+(−2)×(−5)=−2.
6. Les vecteurs u et v sont-ils orthogonaux ? Justifier la réponse.
Indice — Rappelle-toi la condition nécessaire et suffisante pour que deux vecteurs soient orthogonaux à l'aide de leur produit scalaire.
Correction
Deux vecteurs non nuls sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul. Comme u⋅v=−2=0, les vecteurs u et v ne sont pas orthogonaux.
Exercice 5
intermediaire
Soit un carré ABCD de côté 6. On se propose d'étudier l'orthogonalité de deux segments issus d'un sommet et d'un point mobile sur les côtés adjacents.
1)a). Dans le plan muni d'un repère orthonormé (A,i,j) tel que i=61AB et j=61AD, on considère un carré ABCD de côté 6. Soit E le point du segment [AB] tel que AE=2 et F le point du segment [BC] tel que BF=2. Calculer le produit scalaire DE⋅AF.
Indice — Exprime les composantes de chaque vecteur dans le repère associé au carré.
Correction
Dans le repère orthonormé (A,i,j), les coordonnées des points sont A(0,0), D(0,6), E(2,0) et F(6,2). On en déduit les composantes des vecteurs : DE(2−6) et AF(62). Par l'expression analytique du produit scalaire xx′+yy′, on obtient : DE⋅AF=2×6+(−6)×2=0.
1)b). On prend désormais AE=4 et BF=1. Calculer le produit scalaire DE⋅AF.
Indice — Modifie l'abscisse de E et l'ordonnée de F selon les nouvelles données, puis réapplique la formule analytique.
Correction
Avec ces nouvelles positions, les coordonnées deviennent E(4,0) et F(6,1), ce qui donne DE(4−6) et AF(61). On calcule alors : DE⋅AF=4×6+(−6)×1=18.
1)c). En comparant les résultats des questions précédentes, que peut-on conjecturer quant à la position relative des droites (DE) et (AF) lorsque AE=BF ?
Indice — Compare les deux valeurs obtenues précédemment pour identifier quand le produit scalaire s'annule.
Correction
Lorsque AE=BF=2, le produit scalaire est nul, ce qui traduit l'orthogonalité des vecteurs DE et AF. En revanche, lorsque AE=BF, le produit scalaire n'est pas nul. On conjecture donc que les droites (DE) et (AF) sont perpendiculaires lorsque AE=BF.
2)a). On pose AE=x et BF=y avec x∈[0;6] et y∈[0;6]. Exprimer le produit scalaire DE⋅AF en fonction de x et y.
Indice — Pose AE=x et BF=y, puis détermine les composantes de DE et AF en fonction de x et y.
Correction
Dans le cas général, E a pour coordonnées (x,0) et F a pour coordonnées (6,y). Les composantes des vecteurs sont donc DE(x−6) et AF(6y). Le produit scalaire s'exprime par : DE⋅AF=6x−6y=6(x−y).
2)b). En déduire l'ensemble des couples (x,y) pour lesquels les vecteurs DE et AF sont orthogonaux, et valider ainsi la conjecture émise.
Indice — Annule l'expression obtenue à la question précédente et isole l'une des variables.
Correction
Les vecteurs DE et AF sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul. En annulant l'expression établie à la question précédente, on obtient 6(x−y)=0, ce qui équivaut à x=y.
L'ensemble des couples solutions est donc l'ensemble des (x,x) avec x∈[0,6]. On valide ainsi la conjecture : (DE) et (AF) sont orthogonales si et seulement si AE=BF.
3). Soit a>0 la longueur d'un carré ABCD quelconque. On place E sur [AB] et F sur [BC] tels que AE=BF=k⋅a avec k∈[0;1]. Déterminer la nature géométrique de l'ensemble des points M du plan vérifiant l'égalité DE⋅FM=0.
Indice — Pense à exprimer les coordonnées des points dans un repère adapté au carré de côté a et utilise la caractérisation vectorielle d'une droite orthogonale.
Correction
L'égalité DE⋅FM=0 exprime que le vecteur FM est orthogonal au vecteur DE.
Comme a>0, le vecteur DE est non nul. L'ensemble des points M est donc la droite passant par le point F et orthogonale à la droite (DE) (c'est-à-dire la droite passant par F admettant DE pour vecteur normal).
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