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Produit scalaire dans le plan — exercices corrigés

3ème année · section Mathématiques. Chaque question est suivie de sa correction complète, rédigée comme au tableau.

Les exercices

Exercice 1

avance

Sur votre copie, construire un segment [AB][AB] de longueur AB=4 cmAB = 4\text{ cm}. On se propose de déterminer et de construire, par étapes successives, l'ensemble (D)(\mathcal{D}) des points MM du plan tels que ABAM=12\vec{AB} \cdot \vec{AM} = -12.

  1. 1. Placer sur la droite (AB)(AB) le point HH tel que ABAH=12\vec{AB} \cdot \vec{AH} = -12. Justifier précisément sa position en calculant la distance AHAH et en précisant le sens du vecteur AH\vec{AH} par rapport à celui de AB\vec{AB}.

    Indice — Pense à la définition géométrique du produit scalaire de deux vecteurs colinéaires. Analyse le signe du produit scalaire pour en déduire le sens relatif des deux vecteurs.

    Correction

    Puisque le point HH appartient à la droite (AB)(AB), les vecteurs AB\vec{AB} et AH\vec{AH} sont colinéaires. Le signe négatif du produit scalaire (12<0-12 < 0) indique que ces deux vecteurs sont de sens opposés. On a donc l'égalité : ABAH=AB×AH\vec{AB} \cdot \vec{AH} = -AB \times AH. En remplaçant par les valeurs, on obtient 4×AH=12-4 \times AH = -12, ce qui donne AH=3 cmAH = 3\text{ cm}. Le point HH se situe donc sur la droite (AB)(AB), à l'extérieur du segment [AB][AB] du côté de AA, à une distance de 3 cm3\text{ cm} de AA.

  2. 2. Soit MM un point du plan vérifiant la relation ABAM=12\vec{AB} \cdot \vec{AM} = -12. Exprimer cette condition sous une forme faisant intervenir le produit scalaire lié au point HH.

    Indice — Compare la valeur du produit scalaire ABAM\vec{AB} \cdot \vec{AM} avec celle de ABAH\vec{AB} \cdot \vec{AH} définie à la question précédente.

    Correction

    Par définition, la condition sur le point MM est ABAM=12\vec{AB} \cdot \vec{AM} = -12. D'après la question précédente, on sait que ABAH=12\vec{AB} \cdot \vec{AH} = -12. On peut donc exprimer cette condition en remplaçant la valeur numérique 12-12 par le produit scalaire associé au point HH.

  3. 3. Établir, pour tout point MM de l'ensemble (D)(\mathcal{D}), l'égalité des deux produits scalaires :
    ABAM=ABAH\vec{AB} \cdot \vec{AM} = \vec{AB} \cdot \vec{AH}

    Indice — Utilise la transitivité de l'égalité en exploitant les résultats des questions 1 et 2.

    Correction

    En utilisant le résultat de la question 2 et par transitivité de la relation d'égalité (les deux expressions étant égales à 12-12), on établit directement que pour tout point MM de (D)(\mathcal{D}) : ABAM=ABAH\vec{AB} \cdot \vec{AM} = \vec{AB} \cdot \vec{AH}.

  4. 4. Regrouper tous les termes de l'égalité précédente dans le membre de gauche afin d'obtenir une équation dont le second membre est nul.

    Indice — Transpose le terme de droite vers la gauche en changeant son signe pour faire apparaître une différence égale à zéro.

    Correction

    En transposant le terme de droite dans le membre de gauche par soustraction, on obtient l'équation équivalente : ABAMABAH=0\vec{AB} \cdot \vec{AM} - \vec{AB} \cdot \vec{AH} = 0.

  5. 5. En utilisant la distributivité du produit scalaire par rapport à l'addition vectorielle, factoriser l'expression obtenue par le vecteur commun AB\vec{AB}.

    Indice — Mets en facteur le vecteur AB\vec{AB} pour obtenir une expression de la forme AB(uv)=0\vec{AB} \cdot (\vec{u} - \vec{v}) = 0.

    Correction

    En factorisant l'égalité ABAMABAH=0\vec{AB} \cdot \vec{AM} - \vec{AB} \cdot \vec{AH} = 0 par le vecteur commun AB\vec{AB} grâce à la distributivité du produit scalaire, on obtient : AB(AMAH)=0\vec{AB} \cdot (\vec{AM} - \vec{AH}) = 0.

  6. 6. Appliquer la relation de Chasles pour simplifier la différence de vecteurs obtenue entre parenthèses afin de faire apparaître un unique vecteur variable.

    Indice — Rappelle-toi que la différence AMAH\vec{AM} - \vec{AH} peut s'écrire sous la forme d'un seul vecteur d'origine HH grâce à une relation vectorielle classique.

    Correction

    Par la relation de Chasles, on a AMAH=HA+AM=HM\vec{AM} - \vec{AH} = \vec{HA} + \vec{AM} = \vec{HM}. L'égalité précédente se simplifie donc sous la forme : ABHM=0\vec{AB} \cdot \vec{HM} = 0.

  7. 7. Traduire la nullité du produit scalaire ainsi obtenu par une condition d'orthogonalité géométrique entre deux vecteurs.

    Indice — Deux vecteurs non nuls ont un produit scalaire nul si et seulement si leurs directions possèdent une propriété géométrique particulière.

    Correction

    La nullité du produit scalaire ABHM=0\vec{AB} \cdot \vec{HM} = 0 signifie que les vecteurs AB\vec{AB} et HM\vec{HM} sont orthogonaux.

  8. 8. En déduire la nature géométrique exacte de l'ensemble (D)(\mathcal{D}) des points MM du plan, puis le tracer avec soin sur votre figure.

    Indice — Quel est l'ensemble des points MM tels que la droite (HM)(HM) soit perpendiculaire à une droite fixe passant par HH ?

    Correction

    Puisque le point HH est fixe et que les vecteurs AB\vec{AB} et HM\vec{HM} sont orthogonaux, l'ensemble (D)(\mathcal{D}) des points MM est la droite perpendiculaire à la droite (AB)(AB) passant par le point HH.

Exercice 2

avance

Soit un triangle ABCABC rectangle en AA tel que AB=4AB = 4 et AC=3AC = 3. On désigne par II le milieu du segment [AC][AC].\n\nPour tout nombre réel mm, on considère l'expression scalaire définie pour tout point MM du plan par :\nΦm(M)=mMA2+(1m)MB2+(m2)MC2\Phi_m(M) = m MA^2 + (1-m) MB^2 + (m-2) MC^2

  1. 1. Calculer le produit scalaire ABAC\vec{AB} \cdot \vec{AC}, puis exprimer la différence MA2MC2MA^2 - MC^2 sous la forme d'un produit scalaire entre un vecteur fixe et le vecteur AM\vec{AM}, où II désigne le milieu du segment [AC][AC].

    Indice — Exprime le produit scalaire ABAC\vec{AB}\cdot\vec{AC} en utilisant l'orthogonalité des côtés du triangle, puis applique la relation de polarisation sur la différence MA2MC2MA^2 - MC^2.

    Correction

    Le triangle ABCABC étant rectangle en AA, les vecteurs AB\vec{AB} et AC\vec{AC} sont orthogonaux, donc ABAC=0\vec{AB} \cdot \vec{AC} = 0.

    Pour la différence des carrés, en utilisant l'identité remarquable vectorielle et en observant que MAMC=CA\vec{MA} - \vec{MC} = \vec{CA} :
    MA2MC2=(MAMC)(MA+MC)=CA(2MA+AC)=2ACAMAC2MA^2 - MC^2 = (\vec{MA} - \vec{MC}) \cdot (\vec{MA} + \vec{MC}) = \vec{CA} \cdot (2\vec{MA} + \vec{AC}) = 2\vec{AC} \cdot \vec{AM} - AC^2
    Comme AC=3AC = 3, on obtient MA2MC2=2ACAM9MA^2 - MC^2 = 2\vec{AC} \cdot \vec{AM} - 9.

  2. 2. Déterminer et caractériser géométriquement l'ensemble des points MM du plan vérifiant l'égalité MA2MC2=5MA^2 - MC^2 = -5.

    Indice — Réécris l'équation en remplaçant la différence de carrés par le produit scalaire obtenu à la question précédente et interprète le résultat à l'aide d'une condition d'orthogonalité.

    Correction

    En réutilisant le résultat précédent, l'égalité MA2MC2=5MA^2 - MC^2 = -5 équivaut à 2ACAM9=52\vec{AC} \cdot \vec{AM} - 9 = -5, soit ACAM=2\vec{AC} \cdot \vec{AM} = 2.

    En désignant par HH le projeté orthogonal de MM sur la droite (AC)(AC), cette condition se traduit par le produit scalaire ACAH=2\vec{AC} \cdot \vec{AH} = 2, ce qui détermine un unique point HH sur la droite (AC)(AC) (tel que la mesure algébrique AH=23\overline{AH} = \frac{2}{3}). L'ensemble des points MM recherché est donc la droite perpendiculaire à (AC)(AC) passant par HH.

  3. 3. Pour tout réel m1m \neq 1, justifier l'existence du barycentre GmG_m des points pondérés {(A,m),(B,1m),(C,m2)}\{(A, m), (B, 1-m), (C, m-2)\} et exprimer le vecteur BGm\vec{BG_m} en fonction des vecteurs BA\vec{BA} et BC\vec{BC}.

    Indice — Vérifie pour quelle valeur du paramètre réel la somme des coefficients associés aux points AA, BB et CC s'annule dans l'expression Φm(M)\Phi_m(M).

    Correction

    La somme des coefficients du système pondéré est S=m+(1m)+(m2)=m1S = m + (1-m) + (m-2) = m - 1.
    Pour tout m1m \neq 1, cette somme est non nulle, ce qui garantit l'existence et l'unicité du barycentre GmG_m.

    En appliquant la définition vectorielle du barycentre au point origine BB :
    (m1)BGm=mBA+(m2)BC    BGm=mm1BA+m2m1BC(m-1)\vec{BG_m} = m\vec{BA} + (m-2)\vec{BC} \implies \vec{BG_m} = \frac{m}{m-1}\vec{BA} + \frac{m-2}{m-1}\vec{BC}

  4. 4. Établir la relation de réduction de Leibniz pour l'expression Φm(M)=mMA2+(1m)MB2+(m2)MC2\Phi_m(M) = m MA^2 + (1-m) MB^2 + (m-2) MC^2, en l'exprimant en fonction de MGmMG_m et de la constante Φm(Gm)\Phi_m(G_m) pour tout m1m \neq 1.

    Indice — Applique la formule de réduction scalaire des systèmes pondérés dont la somme des poids est non nulle en centrant l'expression sur le barycentre GmG_m.

    Correction

    Pour m1m \neq 1, en décomposant les vecteurs par la relation de Chasles au moyen du barycentre GmG_m (MA=MGm+GmA
    \vec{MA} = \vec{MG_m} + \vec{G_mA}
    , etc.), les termes croisés s'annulent par définition du barycentre.

    On obtient directement la relation de réduction de Leibniz :
    Φm(M)=(m1)MGm2+Φm(Gm)\Phi_m(M) = (m-1) MG_m^2 + \Phi_m(G_m)

  5. 5. Étudier le cas particulier où m=1m = 1, en simplifiant l'expression Φ1(M)\Phi_1(M) et en déduisant la nature exacte de l'ensemble des points MM tels que Φ1(M)=5\Phi_1(M) = -5.

    Indice — Remplace directement la valeur particulière du paramètre dans l'expression générale et relie le résultat aux conclusions établies dans les premières questions.

    Correction

    Pour m=1m = 1, la somme des coefficients est nulle (1+01=01 + 0 - 1 = 0). L'expression se simplifie en Φ1(M)=MA2MC2=(MAMC)(MA+MC)=2CAMI=2ACIM\Phi_1(M) = MA^2 - MC^2 = (\vec{MA} - \vec{MC}) \cdot (\vec{MA} + \vec{MC}) = 2 \vec{CA} \cdot \vec{MI} = 2 \vec{AC} \cdot \vec{IM}, où II est le milieu du segment [AC][AC]. L'égalité Φ1(M)=5\Phi_1(M) = -5 équivaut à ACIM=52\vec{AC} \cdot \vec{IM} = -\frac{5}{2}. Il s'agit de la droite orthogonale à (AC)(AC) passant par le point projeté conforme à cette valeur de produit scalaire.

  6. 6. Pour m1m \neq 1, déterminer la nature géométrique de l'ensemble (Γm)(\Gamma_m) des points MM du plan tels que Φm(M)=5\Phi_m(M) = -5, en discutant selon les valeurs du paramètre mm.

    Indice — Exprime la condition d'appartenance à l'ensemble sous la forme d'une équation portant sur la distance MGm2MG_m^2, puis analyse le signe du second membre selon les valeurs de mm.

    Correction

    Pour m1m \neq 1, la somme des coefficients m+(1m)+(m2)=m1m + (1-m) + (m-2) = m-1 est non nulle, ce qui assure l'existence du barycentre GmG_m des points (A,m)(A, m), (B,1m)(B, 1-m) et (C,m2)(C, m-2). D'après le théorème de réduction de Leibniz, l'expression s'écrit Φm(M)=(m1)MGm2+Φm(Gm)\Phi_m(M) = (m-1) MG_m^2 + \Phi_m(G_m). La condition Φm(M)=5\Phi_m(M) = -5 équivaut alors à MGm2=5Φm(Gm)m1=kmMG_m^2 = \frac{-5 - \Phi_m(G_m)}{m-1} = k_m. Selon le signe du réel kmk_m : si km>0k_m > 0, (Γm)(\Gamma_m) est le cercle de centre GmG_m et de rayon km\sqrt{k_m} ; si km=0k_m = 0, (Γm)(\Gamma_m) est le singleton {Gm}\{G_m\} ; si km<0k_m < 0, (Γm)(\Gamma_m) est l'ensemble vide.

  7. 7. Démontrer que la ligne de niveau (Γm)(\Gamma_m) est une droite si et seulement si m=1m = 1.

    Indice — Compare la forme de l'équation obtenue lorsque le paramètre annule la somme des coefficients à celle obtenue lorsque cette somme est non nulle.

    Correction

    Pour m=1m = 1, l'équation de la ligne de niveau s'exprime sous la forme d'un produit scalaire ACIM=52\vec{AC} \cdot \vec{IM} = -\frac{5}{2}, ce qui définit une droite. Pour tout m1m \neq 1, l'équation se ramène à MGm2=kmMG_m^2 = k_m, dont l'ensemble des solutions est un cercle, un point ou l'ensemble vide, mais jamais une droite. Par conséquent, (Γm)(\Gamma_m) est une droite si et seulement si m=1m = 1.

  8. 8. Conclure en décrivant précisément l'ensemble (Γm)(\Gamma_m) pour toute valeur réelle de mm.

    Indice — Synthétise l'ensemble des cas de figures obtenus pour le paramètre réel mm afin de dresser un bilan complet de la nature de la ligne de niveau.

    Correction

    En résumé, pour toute valeur de mRm \in \mathbb{R} : si m=1m = 1, (Γ1)(\Gamma_1) est la droite orthogonale à (AC)(AC) ; si m1m \neq 1, (Γm)(\Gamma_m) est soit un cercle centré en GmG_m, soit le point réduit {Gm}\{G_m\}, soit l'ensemble vide \emptyset, selon le signe du membre de droite de l'équation MGm2=5Φm(Gm)m1MG_m^2 = \frac{-5 - \Phi_m(G_m)}{m-1}.

Exercice 3

superieur

On considère dans le plan deux points distincts AA et BB tels que AB=4AB = 4. On se propose d'étudier différents ensembles de points définis par des relations de produits scalaires.

  1. 1. Sur votre copie, placer deux points AA et BB tels que AB=4AB = 4. Déterminer par le calcul la position exacte du point HH appartenant à la droite (AB)(AB) tel que ABBH=8\vec{AB} \cdot \vec{BH} = -8, puis placer ce point sur votre figure.

    Indice — Pense à la colinéarité des vecteurs AB\vec{AB} et BH\vec{BH} et analyse le signe de leur produit scalaire pour en déduire leur sens relatif.

    Correction

    Comme HH appartient à la droite (AB)(AB), les vecteurs AB\vec{AB} et BH\vec{BH} sont colinéaires. Leur produit scalaire étant négatif (8-8), ils sont de sens opposés. Ainsi, ABBH=AB×BH=8\vec{AB} \cdot \vec{BH} = -AB \times BH = -8. En remplaçant ABAB par 44, on obtient 4×BH=8-4 \times BH = -8, d'où BH=2BH = 2. Le point HH se situe donc sur la droite (AB)(AB), à l'extérieur du segment [AB][AB] du côté de BB, à une distance de 22 de BB.

  2. 2. Soit MM un point quelconque du plan. Montrer que la relation ABBM=8\vec{AB} \cdot \vec{BM} = -8 est équivalente à l'égalité ABBM=ABBH\vec{AB} \cdot \vec{BM} = \vec{AB} \cdot \vec{BH}.

    Indice — Utilise la valeur constante du produit scalaire établie à la question précédente pour effectuer une substitution directe.

    Correction

    D'après la question précédente, on a établi que ABBH=8\vec{AB} \cdot \vec{BH} = -8. Par substitution directe de la constante 8-8 dans la relation ABBM=8\vec{AB} \cdot \vec{BM} = -8, on obtient l'équivalence recherchée : ABBM=ABBH\vec{AB} \cdot \vec{BM} = \vec{AB} \cdot \vec{BH}.

  3. 3. Montrer que la relation de la question précédente est équivalente à AB(BMBH)=0\vec{AB} \cdot (\vec{BM} - \vec{BH}) = 0.

    Indice — Transpose tous les termes du même côté de l'égalité et utilise la bilinéarité du produit scalaire pour factoriser par le vecteur commun.

    Correction

    En transposant le terme de droite, l'égalité s'écrit ABBMABBH=0\vec{AB} \cdot \vec{BM} - \vec{AB} \cdot \vec{BH} = 0. Par distributivité du produit scalaire, on factorise par le vecteur commun AB\vec{AB}, ce qui donne directement : AB(BMBH)=0\vec{AB} \cdot (\vec{BM} - \vec{BH}) = 0.

  4. 4. En déduire que cette relation se ramène à l'égalité ABHM=0\vec{AB} \cdot \vec{HM} = 0.

    Indice — Applique la relation de Chasles sur la différence des deux vecteurs de même origine pour simplifier l'écriture.

    Correction

    En appliquant la relation de Chasles, on simplifie la différence de vecteurs : BMBH=HB+BM=HM\vec{BM} - \vec{BH} = \vec{HB} + \vec{BM} = \vec{HM}. En substituant ce résultat dans l'égalité de la question précédente, on obtient : ABHM=0\vec{AB} \cdot \vec{HM} = 0.

  5. 5. Déterminer la nature géométrique exacte et la position de l'ensemble (Γ1)(\Gamma_1) des points MM du plan vérifiant ABBM=8\vec{AB} \cdot \vec{BM} = -8, puis tracer cet ensemble sur votre figure.

    Indice — Traduis l'annulation du produit scalaire en termes d'orthogonalité géométrique passant par un point fixe connu.

    Correction

    En introduisant le projeté orthogonal HH du point MM sur la droite (AB)(AB), la relation devient ABBH=8\vec{AB} \cdot \vec{BH} = -8. Comme HH appartient à (AB)(AB), l'égalité des mesures algébriques donne AB×BH=8AB \times \overline{BH} = -8, soit 4×BH=84 \times \overline{BH} = -8, d'où BH=2\overline{BH} = -2. Le point HH est donc le milieu du segment [AB][AB]. La relation est alors équivalente à ABHM=0\vec{AB} \cdot \vec{HM} = 0. Ainsi, l'ensemble (Γ1)(\Gamma_1) est la droite perpendiculaire à (AB)(AB) passant par HH, c'est-à-dire la médiatrice du segment [AB][AB].

  6. 6. On considère un point CC non aligné avec AA et BB de sorte que le triangle ABCABC soit non aplati. Soit (Γ2)(\Gamma_2) l'ensemble des points MM du plan tels que ABAM=ACAM\vec{AB} \cdot \vec{AM} = -\vec{AC} \cdot \vec{AM}. Justifier, sans aucun calcul de longueur ni d'angle, que le point AA appartient à l'ensemble (Γ2)(\Gamma_2).

    Indice — Pense au cas particulier où l'un des vecteurs du produit scalaire est le vecteur nul.

    Correction

    Pour M=AM = A, le vecteur AM\vec{AM} est le vecteur nul 0\vec{0}. On a alors ABAA=0\vec{AB} \cdot \vec{AA} = 0 et ACAA=0-\vec{AC} \cdot \vec{AA} = 0. L'égalité de définition de (Γ2)(\Gamma_2) est trivialement vérifiée, ce qui prouve que le point AA appartient à (Γ2)(\Gamma_2).

  7. 7. Montrer que pour tout point MM du plan, la condition M(Γ2)M \in (\Gamma_2) est équivalente à (AB+AC)AM=0(\vec{AB} + \vec{AC}) \cdot \vec{AM} = 0.

    Indice — Regroupe les termes de l'égalité de départ du même côté et factorise par le vecteur mobile commun sans tenter de simplifier par ce dernier.

    Correction

    La condition M(Γ2)M \in (\Gamma_2) équivaut à ABAM+ACAM=0\vec{AB} \cdot \vec{AM} + \vec{AC} \cdot \vec{AM} = 0. Par factorisation et en utilisant la bilinéarité du produit scalaire, on obtient directement la relation équivalente : (AB+AC)AM=0(\vec{AB} + \vec{AC}) \cdot \vec{AM} = 0.

  8. 8. Soit AA' le milieu du segment [BC][BC]. Exprimer le vecteur AB+AC\vec{AB} + \vec{AC} en fonction du vecteur AA\vec{AA'}.

    Indice — Pense à la propriété caractéristique du milieu d'un segment ou à l'introduction du point AA' par la relation de Chasles.

    Correction

    En introduisant le point AA' par la relation de Chasles, on obtient : AB+AC=AA+AB+AA+AC=2AA+(AB+AC)\vec{AB} + \vec{AC} = \vec{AA'} + \vec{A'B} + \vec{AA'} + \vec{A'C} = 2\vec{AA'} + (\vec{A'B} + \vec{A'C}). Comme AA' est le milieu de [BC][BC], on a AB+AC=0\vec{A'B} + \vec{A'C} = \vec{0}, d'où : AB+AC=2AA\vec{AB} + \vec{AC} = 2\vec{AA'}.

  9. 9. En déduire que la condition M(Γ2)M \in (\Gamma_2) est équivalente à AAAM=0\vec{AA'} \cdot \vec{AM} = 0.

    Indice — Substitue l'expression obtenue à la question précédente dans la relation d'orthogonalité de la question 7.

    Correction

    En injectant la relation vectorielle de la question précédente dans la relation d'orthogonalité de la question 7, on obtient par développement du produit scalaire : AA(AMAA)=AA2\vec{AA'} \cdot (\vec{AM} - \vec{AA'}) = -AA'^2, ce qui se simplifie en AAAMAA2=AA2\vec{AA'} \cdot \vec{AM} - AA'^2 = -AA'^2. En éliminant le terme AA2-AA'^2 de part et d'autre, on obtient directement la condition équivalente : AAAM=0\vec{AA'} \cdot \vec{AM} = 0.

  10. 10. Déterminer la nature géométrique de l'ensemble (Γ2)(\Gamma_2) et préciser sa position par rapport à la médiane issue de AA dans le triangle ABCABC.

    Indice — Interprète géométriquement la relation d'orthogonalité obtenue à la question précédente en identifiant la droite passant par le point fixe AA.

    Correction

    La relation AAAM=0\vec{AA'} \cdot \vec{AM} = 0 traduit l'orthogonalité entre les vecteurs AA\vec{AA'} et AM\vec{AM}. L'ensemble (Γ2)(\Gamma_2) est donc la droite passant par le point AA et perpendiculaire à la droite (AA)(AA'). Puisque la droite (AA)(AA') correspond à la médiane issue de AA dans le triangle ABCABC, l'ensemble (Γ2)(\Gamma_2) est la droite perpendiculaire à cette médiane passant par le sommet AA.

Exercice 4

fondamental

Dans le plan muni d'un repère orthonormé (O,i,j)(O, \vec{i}, \vec{j}), on considère les vecteurs u=3i2j\vec{u} = 3\vec{i} - 2\vec{j} et v=4i5j\vec{v} = -4\vec{i} - 5\vec{j}. On se propose de calculer pas à pas le produit scalaire uv\vec{u} \cdot \vec{v} et d'étudier l'orthogonalité de ces deux vecteurs.

  1. 1. Déterminer les composantes (x,y)(x, y) du vecteur u\vec{u} dans la base (i,j)(\vec{i}, \vec{j}).

    Indice — Rappelle-toi qu'un vecteur s'écrit sous la forme u=xi+yj\vec{u} = x\vec{i} + y\vec{j}xx et yy sont ses composantes dans la base (i,j)(\vec{i}, \vec{j}).

    Correction

    Par identification avec l'écriture générale d'un vecteur u=xi+yj\vec{u} = x\vec{i} + y\vec{j}, on lit directement les coefficients de u=3i2j\vec{u} = 3\vec{i} - 2\vec{j}. On obtient x=3x = 3 et y=2y = -2, soit les composantes (3,2)(3, -2).

  2. 2. Déterminer les composantes (x,y)(x', y') du vecteur v\vec{v} dans la base (i,j)(\vec{i}, \vec{j}).

    Indice — Identifie les coefficients devant les vecteurs unitaires i\vec{i} et j\vec{j} pour le vecteur v\vec{v}, en faisant bien attention aux signes négatifs.

    Correction

    De la même manière, en identifiant les coefficients de v=4i5j\vec{v} = -4\vec{i} - 5\vec{j}, on obtient x=4x' = -4 et y=5y' = -5, soit les composantes (4,5)(-4, -5).

  3. 3. Calculer le produit des abscisses xxx x' des deux vecteurs.

    Indice — Multiplie la première composante de u\vec{u} par la première composante de v\vec{v} obtenues aux questions précédentes.

    Correction

    À partir des abscisses obtenues aux questions précédentes (x=3x = 3 et x=4x' = -4), on calcule le produit : xx=3×(4)=12x x' = 3 \times (-4) = -12.

  4. 4. Calculer le produit des ordonnées yyy y' des deux vecteurs.

    Indice — Multiplie la deuxième composante de u\vec{u} par la deuxième composante de v\vec{v} en appliquant la règle des signes pour le produit de deux nombres relatifs.

    Correction

    À partir des ordonnées obtenues aux questions précédentes (y=2y = -2 et y=5y' = -5), on calcule le produit : yy=(2)×(5)=10y y' = (-2) \times (-5) = 10.

  5. 5. En déduire la valeur du produit scalaire uv\vec{u} \cdot \vec{v}.

    Indice — Utilise la formule analytique du produit scalaire dans une base orthonormée : uv=xx+yy\vec{u} \cdot \vec{v} = x x' + y y'.

    Correction

    On utilise l'expression analytique du produit scalaire dans un repère orthonormé : uv=xx+yy\vec{u} \cdot \vec{v} = x x' + y y'. Avec u(3;2)\vec{u}(3; -2) et v(4;5)\vec{v}(-4; -5), on obtient : uv=3×(4)+(2)×(5)=2\vec{u} \cdot \vec{v} = 3 \times (-4) + (-2) \times (-5) = -2.

  6. 6. Les vecteurs u\vec{u} et v\vec{v} sont-ils orthogonaux ? Justifier la réponse.

    Indice — Rappelle-toi la condition nécessaire et suffisante pour que deux vecteurs soient orthogonaux à l'aide de leur produit scalaire.

    Correction

    Deux vecteurs non nuls sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul. Comme uv=20\vec{u} \cdot \vec{v} = -2 \neq 0, les vecteurs u\vec{u} et v\vec{v} ne sont pas orthogonaux.

Exercice 5

intermediaire

Soit un carré ABCDABCD de côté 66. On se propose d'étudier l'orthogonalité de deux segments issus d'un sommet et d'un point mobile sur les côtés adjacents.

  1. 1)a). Dans le plan muni d'un repère orthonormé (A,i,j)(A, \vec{i}, \vec{j}) tel que i=16AB\vec{i} = \dfrac{1}{6}\vec{AB} et j=16AD\vec{j} = \dfrac{1}{6}\vec{AD}, on considère un carré ABCDABCD de côté 66. Soit EE le point du segment [AB][AB] tel que AE=2AE = 2 et FF le point du segment [BC][BC] tel que BF=2BF = 2. Calculer le produit scalaire DEAF\vec{DE}\cdot\vec{AF}.

    Indice — Exprime les composantes de chaque vecteur dans le repère associé au carré.

    Correction

    Dans le repère orthonormé (A,i,j)(A, \vec{i}, \vec{j}), les coordonnées des points sont A(0,0)A(0,0), D(0,6)D(0,6), E(2,0)E(2,0) et F(6,2)F(6,2). On en déduit les composantes des vecteurs : DE(26)\vec{DE}\begin{pmatrix} 2 \\ -6 \end{pmatrix} et AF(62)\vec{AF}\begin{pmatrix} 6 \\ 2 \end{pmatrix}. Par l'expression analytique du produit scalaire xx+yyxx' + yy', on obtient : DEAF=2×6+(6)×2=0\vec{DE}\cdot\vec{AF} = 2 \times 6 + (-6) \times 2 = 0.

  2. 1)b). On prend désormais AE=4AE = 4 et BF=1BF = 1. Calculer le produit scalaire DEAF\vec{DE}\cdot\vec{AF}.

    Indice — Modifie l'abscisse de EE et l'ordonnée de FF selon les nouvelles données, puis réapplique la formule analytique.

    Correction

    Avec ces nouvelles positions, les coordonnées deviennent E(4,0)E(4,0) et F(6,1)F(6,1), ce qui donne DE(46)\vec{DE}\begin{pmatrix} 4 \\ -6 \end{pmatrix} et AF(61)\vec{AF}\begin{pmatrix} 6 \\ 1 \end{pmatrix}. On calcule alors : DEAF=4×6+(6)×1=18\vec{DE}\cdot\vec{AF} = 4 \times 6 + (-6) \times 1 = 18.

  3. 1)c). En comparant les résultats des questions précédentes, que peut-on conjecturer quant à la position relative des droites (DE)(DE) et (AF)(AF) lorsque AE=BFAE = BF ?

    Indice — Compare les deux valeurs obtenues précédemment pour identifier quand le produit scalaire s'annule.

    Correction

    Lorsque AE=BF=2AE = BF = 2, le produit scalaire est nul, ce qui traduit l'orthogonalité des vecteurs DE\vec{DE} et AF\vec{AF}. En revanche, lorsque AEBFAE \neq BF, le produit scalaire n'est pas nul. On conjecture donc que les droites (DE)(DE) et (AF)(AF) sont perpendiculaires lorsque AE=BFAE = BF.

  4. 2)a). On pose AE=xAE = x et BF=yBF = y avec x[0;6]x \in [0\,;\,6] et y[0;6]y \in [0\,;\,6]. Exprimer le produit scalaire DEAF\vec{DE}\cdot\vec{AF} en fonction de xx et yy.

    Indice — Pose AE=xAE = x et BF=yBF = y, puis détermine les composantes de DE\vec{DE} et AF\vec{AF} en fonction de xx et yy.

    Correction

    Dans le cas général, EE a pour coordonnées (x,0)(x,0) et FF a pour coordonnées (6,y)(6,y). Les composantes des vecteurs sont donc DE(x6)\vec{DE}\begin{pmatrix} x \\ -6 \end{pmatrix} et AF(6y)\vec{AF}\begin{pmatrix} 6 \\ y \end{pmatrix}. Le produit scalaire s'exprime par : DEAF=6x6y=6(xy)\vec{DE}\cdot\vec{AF} = 6x - 6y = 6(x - y).

  5. 2)b). En déduire l'ensemble des couples (x,y)(x, y) pour lesquels les vecteurs DE\vec{DE} et AF\vec{AF} sont orthogonaux, et valider ainsi la conjecture émise.

    Indice — Annule l'expression obtenue à la question précédente et isole l'une des variables.

    Correction

    Les vecteurs DE\vec{DE} et AF\vec{AF} sont orthogonaux si et seulement si leur produit scalaire est nul. En annulant l'expression établie à la question précédente, on obtient 6(xy)=06(x - y) = 0, ce qui équivaut à x=yx = y.

    L'ensemble des couples solutions est donc l'ensemble des (x,x)(x, x) avec x[0,6]x \in [0, 6]. On valide ainsi la conjecture : (DE)(DE) et (AF)(AF) sont orthogonales si et seulement si AE=BFAE = BF.

  6. 3). Soit a>0a > 0 la longueur d'un carré ABCDABCD quelconque. On place EE sur [AB][AB] et FF sur [BC][BC] tels que AE=BF=kaAE = BF = k \cdot a avec k[0;1]k \in [0\,;\,1]. Déterminer la nature géométrique de l'ensemble des points MM du plan vérifiant l'égalité DEFM=0\vec{DE}\cdot\vec{FM} = 0.

    Indice — Pense à exprimer les coordonnées des points dans un repère adapté au carré de côté aa et utilise la caractérisation vectorielle d'une droite orthogonale.

    Correction

    L'égalité DEFM=0\vec{DE} \cdot \vec{FM} = 0 exprime que le vecteur FM\vec{FM} est orthogonal au vecteur DE\vec{DE}.

    Comme a>0a > 0, le vecteur DE\vec{DE} est non nul. L'ensemble des points MM est donc la droite passant par le point FF et orthogonale à la droite (DE)(DE) (c'est-à-dire la droite passant par FF admettant DE\vec{DE} pour vecteur normal).

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