Lumio

Translations — cours

2ème année · section Informatique · mathématiques, programme officiel tunisien.

Le cours

Point de départ · 1

On applique le même glissement de vecteur u⃗\vec{u} aux points AA et BB pour obtenir A′A' et B′B'. Que peut-on dire des vecteurs AA′⃗\vec{AA'} et BB′⃗\vec{BB'} ?

Remarque

Tous les points du plan subissent le même déplacement : le vecteur qui relie chaque point à son image est toujours égal au vecteur constant u⃗\vec{u}.

Définition · 2

Définition vectorielle de la translation

Soit u⃗\vec{u} un vecteur du plan.

tu⃗:P→P,  M↦M′  ⟺  MM′⃗=u⃗t_{\vec{u}} : P \to P, \; M \mapsto M' \iff \vec{MM'} = \vec{u}

M′M' est l'image de MM par la translation tu⃗t_{\vec{u}}, et MM est l'antécédent de M′M'.

t0⃗=idPettu⃗(M)=M′  ⟺  t−u⃗(M′)=Mt_{\vec{0}} = \text{id}_P \quad \text{et} \quad t_{\vec{u}}(M) = M' \iff t_{-\vec{u}}(M') = M

Exemple travaillé · 3

Soient AA, BB, CC trois points non alignés et D=tAC⃗(B)D = t_{\vec{AC}}(B). Démontre que le quadrilatère ABDCABDC est un parallélogramme.

1

On traduit la définition de l'image par translation en égalité vectorielle.

2
D=tAC⃗(B)  ⟺  BD⃗=AC⃗D = t_{\vec{AC}}(B) \iff \vec{BD} = \vec{AC}
3

L'égalité AC⃗=BD⃗\vec{AC} = \vec{BD} signifie que les segments opposés [AC][AC] et [BD][BD] sont parallèles, de même longueur et de même sens.

4
AC⃗=BD⃗  ⟺  ABDC est un paralleˊlogramme\vec{AC} = \vec{BD} \iff ABDC \text{ est un parallélogramme}

Piège classique · 4

Si tAB⃗(C)=Dt_{\vec{AB}}(C) = D, quel quadrilatère est un parallélogramme ?

Attention

Écrire machinalement que ABCDABCD est un parallélogramme.

À la place : L'égalité CD⃗=AB⃗\vec{CD} = \vec{AB} impose que [AB][AB] et [CD][CD] soient opposés et de même sens. Le quadrilatère formé est ABDCABDC (ou CDBACDBA), et non ABCDABCD qui serait croisé.

Piège classique · 5

Soit un vecteur u⃗\vec{u} et un point B′B'. On cherche le point BB, antécédent de B′B' par la translation tu⃗t_{\vec{u}}. Quelle égalité vectorielle permet de construire BB à partir de B′B' ?

Attention

Écrire B′B⃗=u⃗\vec{B'B} = \vec{u} en ajoutant le vecteur u⃗\vec{u} à partir du point connu B′B'.

À la place : BB est l'antécédent de B′B' signifie tu⃗(B)=B′t_{\vec{u}}(B) = B', soit BB′⃗=u⃗\vec{BB'} = \vec{u}. En inversant pour partir de B′B', on obtient B′B⃗=−u⃗\vec{B'B} = -\vec{u}.

Vérification · 6

Soit MNPQMNPQ un parallélogramme. Complète les égalités :

Remarque

Dans le parallélogramme MNPQMNPQ, on a MN⃗=QP⃗\vec{MN} = \vec{QP}, donc tMN⃗(Q)=Pt_{\vec{MN}}(Q) = P. De plus, MQ⃗=NP⃗\vec{MQ} = \vec{NP}, donc l'antécédent de QQ par tNP⃗t_{\vec{NP}} est MM car tNP⃗(M)=Qt_{\vec{NP}}(M) = Q.

Définition · 7

Propriété caractéristique de la translation

Une application ff du plan dans lui-même est une translation si et seulement si elle conserve les vecteurs formés par n'importe quel couple de points et leurs images.

f est une translation  ⟺  ∀M,N∈P,  M′N′⃗=MN⃗f \text{ est une translation} \iff \forall M, N \in P, \; \vec{M'N'} = \vec{MN}

Remarque

Si cette égalité vectorielle est vérifiée pour tous points MM et NN, alors le vecteur de déplacement MM′⃗\vec{MM'} est identique pour tout point du plan.

Point de départ · 8

Soit ff l'application qui à tout point MM associe le point M′M' tel que MM′⃗=2MA⃗−2MB⃗\vec{MM'} = 2\vec{MA} - 2\vec{MB}. Quelle est l'expression simplifiée de ce vecteur déplacement ?

Remarque

On factorise par 2 : 2(MA⃗−MB⃗)=2(MA⃗+BM⃗)=2BA⃗2(\vec{MA} - \vec{MB}) = 2(\vec{MA} + \vec{BM}) = 2\vec{BA}. Le point mobile MM a totalement disparu : le vecteur déplacement est constant, donc ff est la translation de vecteur 2BA⃗2\vec{BA}.

Exemple travaillé · 9

Soient AA, BB et CC trois points distincts. Soit ff l'application qui à tout point MM associe M′M' tel que MM′⃗=3MA⃗−2MB⃗−MC⃗\vec{MM'} = 3\vec{MA} - 2\vec{MB} - \vec{MC}. Démontre que ff est une translation et précise son vecteur.

1

On utilise la relation de Chasles en choisissant le point fixe AA comme pivot pour décomposer MB⃗\vec{MB} et MC⃗\vec{MC}.

2
MM′⃗=3MA⃗−2(MA⃗+AB⃗)−(MA⃗+AC⃗)\vec{MM'} = 3\vec{MA} - 2(\vec{MA} + \vec{AB}) - (\vec{MA} + \vec{AC})
3

On développe et on regroupe les termes contenant le point mobile MM.

4
MM′⃗=(3−2−1)MA⃗−2AB⃗−AC⃗=−2AB⃗−AC⃗\vec{MM'} = (3 - 2 - 1)\vec{MA} - 2\vec{AB} - \vec{AC} = -2\vec{AB} - \vec{AC}
5

Le vecteur −2AB⃗−AC⃗-2\vec{AB} - \vec{AC} ne dépend pas du point MM : il est constant. Donc ff est la translation de vecteur −2AB⃗−AC⃗-2\vec{AB} - \vec{AC}.

Piège classique · 10

Face à l'expression v⃗=3MA⃗−2MB⃗−MC⃗\vec{v} = 3\vec{MA} - 2\vec{MB} - \vec{MC}, pourquoi est-il impossible de réduire cette somme en introduisant un barycentre GG ?

Attention

Chercher un barycentre GG en posant 3GA⃗−2GB⃗−GC⃗=0⃗3\vec{GA} - 2\vec{GB} - \vec{GC} = \vec{0}.

À la place : Le barycentre d'un système pondéré n'existe que si la somme des coefficients est non nulle. Ici, 3+(−2)+(−1)=03 + (-2) + (-1) = 0 : le système n'admet aucun barycentre, mais la somme vectorielle est constante et définit une translation.

Exemple travaillé · 11

Soient AA et BB deux points distincts et a∈Ra \in \mathbb{R}. À tout point MM, on associe M′M' tel que MM′⃗=(a2−1)MA⃗−AB⃗\vec{MM'} = (a^2-1)\vec{MA} - \vec{AB}. Détermine les valeurs du réel aa pour lesquelles cette application est une translation.

1

Pour que l'application soit une translation, le vecteur MM′⃗\vec{MM'} doit être constant, c'est-à-dire indépendant de la position de MM.

2

Le seul terme dépendant de MM est (a2−1)MA⃗(a^2-1)\vec{MA}. Pour qu'il s'annule quel que soit le point MM, son coefficient doit être nul.

3
a2−1=0  ⟺  a=1oua=−1a^2 - 1 = 0 \iff a = 1 \quad \text{ou} \quad a = -1
4

Pour a∈{−1  ;  1}a \in \{-1 \;;\; 1\}, on a MM′⃗=−AB⃗=BA⃗\vec{MM'} = -\vec{AB} = \vec{BA}. L'application est alors la translation de vecteur BA⃗\vec{BA}.

Vérification · 12

Soit gg l'application qui à MM associe M′M' tel que MM′⃗=MA⃗+MB⃗−2MC⃗\vec{MM'} = \vec{MA} + \vec{MB} - 2\vec{MC}. Quel est le vecteur constant de cette translation ?

Remarque

En introduisant CC avec la relation de Chasles : MM′⃗=(MC⃗+CA⃗)+(MC⃗+CB⃗)−2MC⃗=CA⃗+CB⃗\vec{MM'} = (\vec{MC} + \vec{CA}) + (\vec{MC} + \vec{CB}) - 2\vec{MC} = \vec{CA} + \vec{CB}.

Définition · 13

Image d'une droite et conservation des directions

L'image d'une droite par une translation est toujours une droite qui lui est parallèle.

tu⃗((D))=(D′)  ⟹  (D′)∥(D)t_{\vec{u}}((D)) = (D') \implies (D') \parallel (D)

La translation conserve le parallélisme et l'orthogonalité :

(D1)∥(D2)  ⟹  tu⃗((D1))∥tu⃗((D2))(D_1) \parallel (D_2) \implies t_{\vec{u}}((D_1)) \parallel t_{\vec{u}}((D_2))
(D1)⊥(D2)  ⟹  tu⃗((D1))⊥tu⃗((D2))(D_1) \perp (D_2) \implies t_{\vec{u}}((D_1)) \perp t_{\vec{u}}((D_2))

Exemple travaillé · 14

Soit ABCDABCD un parallélogramme. Détermine l'image de la droite (AB)(AB) par la translation tAC⃗t_{\vec{AC}}.

1

On cherche l'image d'un point connu appartenant à la droite (AB)(AB).

2
A∈(AB)ettAC⃗(A)=CA \in (AB) \quad \text{et} \quad t_{\vec{AC}}(A) = C
3

L'image de la droite (AB)(AB) est la droite parallèle à (AB)(AB) passant par le point image CC.

4

Dans le parallélogramme ABCDABCD, la parallèle à (AB)(AB) passant par CC est la droite (CD)(CD).

5
tAC⃗((AB))=(CD)t_{\vec{AC}}((AB)) = (CD)

Piège classique · 15

Soit un triangle ABCABC et Δ\Delta la droite parallèle à (BC)(BC) passant par AA. Quelle est l'image de la droite Δ\Delta par la translation tBC⃗t_{\vec{BC}} ?

Attention

Penser que la translation déplace nécessairement la droite Δ\Delta en une nouvelle droite parallèle distincte.

À la place : Le vecteur de translation BC⃗\vec{BC} est parallèle à la droite Δ\Delta. Tout point de Δ\Delta est translaté en un point qui reste sur Δ\Delta. La droite est globalement invariante : tBC⃗(Δ)=Δt_{\vec{BC}}(\Delta) = \Delta.

Exemple travaillé · 16

Soit ABCDABCD un rectangle et MM un point du plan n'appartenant pas à (AB)(AB). On note (D)(D) la perpendiculaire à (AB)(AB) passant par MM. Détermine l'image de la droite (D)(D) par la translation tAD⃗t_{\vec{AD}}.

1

ABCDABCD est un rectangle, donc les côtés opposés sont perpendiculaires aux côtés adjacents : (AD)⊥(AB)(AD) \perp (AB).

2

Par hypothèse, (D)⊥(AB)(D) \perp (AB). Deux droites perpendiculaires à une même troisième sont parallèles entre elles.

3
(D)∥(AD)(D) \parallel (AD)
4

Le vecteur de translation AD⃗\vec{AD} est donc un vecteur directeur de la droite (D)(D).

5
tAD⃗((D))=(D)t_{\vec{AD}}((D)) = (D)

Vérification · 17

Soit ABCDABCD un parallélogramme de centre OO. Quelle est l'image de la droite (AC)(AC) par la translation tAO⃗t_{\vec{AO}} ?

Remarque

Le vecteur AO⃗\vec{AO} est porté par la droite (AC)(AC) (car O∈[AC]O \in [AC]). La translation s'effectue le long de la droite : (AC)(AC) est globalement invariante, son image est donc (AC)(AC) elle-même.

Définition · 18

Conservation de l'alignement, du milieu et du barycentre

La translation conserve les relations barycentriques et les positions relatives des points sur une droite.

A,B,C aligneˊs  ⟹  tu⃗(A),tu⃗(B),tu⃗(C) aligneˊsA, B, C \text{ alignés} \implies t_{\vec{u}}(A), t_{\vec{u}}(B), t_{\vec{u}}(C) \text{ alignés}

I=A∗B  ⟹  tu⃗(I)=tu⃗(A)∗tu⃗(B)I = A * B \implies t_{\vec{u}}(I) = t_{\vec{u}}(A) * t_{\vec{u}}(B)
G=bar{(A,a),(B,b)}  ⟹  tu⃗(G)=bar{(tu⃗(A),a),(tu⃗(B),b)}G = \text{bar}\{(A, a), (B, b)\} \implies t_{\vec{u}}(G) = \text{bar}\{(t_{\vec{u}}(A), a), (t_{\vec{u}}(B), b)\}

Exemple travaillé · 19

Soit ABCABC un triangle, II le milieu de [BC][BC] et tt la translation de vecteur BA⃗\vec{BA}. On pose H=t(B)H = t(B), K=t(I)K = t(I) et C′=t(C)C' = t(C). Démontre que KK est le milieu du segment [AC′][AC'].

1

On détermine l'image de chaque point par la translation tt.

2
t(B)=A(car BA⃗=BA⃗),t(I)=Kett(C)=C′t(B) = A \quad (\text{car } \vec{BA} = \vec{BA}), \quad t(I) = K \quad \text{et} \quad t(C) = C'
3

Par hypothèse, II est le milieu du segment [BC][BC].

4

La translation conserve le milieu d'un segment : l'image du milieu est le milieu des images.

5
I=B∗C  ⟹  t(I)=t(B)∗t(C)  ⟺  K=A∗C′I = B * C \implies t(I) = t(B) * t(C) \iff K = A * C'

Piège classique · 20

Trois points AA, BB, CC sont alignés. On note A′A', B′B', C′C' leurs images respectives par une translation tu⃗t_{\vec{u}}. Quelle est la méthode la plus directe pour justifier que A′A', B′B', C′C' sont alignés ?

Attention

Calculer les vecteurs A′B′⃗\vec{A'B'} et A′C′⃗\vec{A'C'} avec la relation de Chasles pour démontrer à nouveau leur colinéarité.

À la place : Puisque A,B,CA, B, C sont alignés, la conservation de l'alignement par translation permet de conclure immédiatement que A′,B′,C′A', B', C' sont alignés, sans refaire de calcul vectoriel.

Définition · 21

Conservation des distances et isométrie

La translation est une isométrie : elle conserve les distances, les mesures des angles géométriques et les aires.

tu⃗(A)=A′ettu⃗(B)=B′  ⟹  A′B′=ABt_{\vec{u}}(A) = A' \quad \text{et} \quad t_{\vec{u}}(B) = B' \implies A'B' = AB

BAC^=B′A′C′^\widehat{BAC} = \widehat{B'A'C'}

Remarque

L'image d'un polygone par une translation est un polygone superposable (isométrique) de même nature et de mêmes dimensions.

Exemple travaillé · 22

Soit ABCABC un triangle isocèle en AA. Soient A′A', B′B', C′C' les images respectives de AA, BB, CC par une translation tu⃗t_{\vec{u}}. Démontre que le triangle A′B′C′A'B'C' est isocèle en A′A'.

1

La translation conserve les distances entre tous les points du plan.

2
A′B′=ABetA′C′=ACA'B' = AB \quad \text{et} \quad A'C' = AC
3

Le triangle ABCABC est isocèle en AA, donc AB=ACAB = AC.

4

Par égalité des longueurs translatées :

5
A′B′=AB=AC=A′C′  ⟹  A′B′=A′C′A'B' = AB = AC = A'C' \implies A'B' = A'C'
6

Le triangle A′B′C′A'B'C' possède deux côtés de même longueur, il est donc isocèle en A′A'.

Vérification · 23

Soit GG le barycentre des points pondérés (A,2)(A, 2) et (B,3)(B, 3). On applique une translation tu⃗t_{\vec{u}} qui transforme AA en A′A', BB en B′B' et GG en G′G'. Complète les propriétés de l'image :

Remarque

La translation conserve les coefficients barycentriques : G′G' est le barycentre de (A′,2)(A', 2) et (B′,3)(B', 3). Tout barycentre de deux points appartient à la droite qui les relie, donc A′A', B′B' et G′G' sont alignés.

Définition · 24

Image d'un cercle et conservation du contact

L'image d'un cercle par une translation est un cercle de même rayon, dont le centre est l'image du centre initial.

tu⃗(C(O,R))=C′(O′,R)avecO′=tu⃗(O)t_{\vec{u}}(\mathcal{C}(O, R)) = \mathcal{C}'(O', R) \quad \text{avec} \quad O' = t_{\vec{u}}(O)

La translation conserve le contact et les tangentes :

(Δ tangente aˋ C en M)  ⟹  (tu⃗(Δ) tangente aˋ tu⃗(C) en tu⃗(M))(\Delta \text{ tangente à } \mathcal{C} \text{ en } M) \implies (t_{\vec{u}}(\Delta) \text{ tangente à } t_{\vec{u}}(\mathcal{C}) \text{ en } t_{\vec{u}}(M))

Exemple travaillé · 25

Soit C\mathcal{C} un cercle de centre OO et de rayon RR. Soient AA et BB deux points fixes. Pour tout point MM variable sur C\mathcal{C}, on construit le point NN tel que MN⃗=AB⃗\vec{MN} = \vec{AB}. Détermine l'ensemble décrit par le point NN lorsque MM décrit C\mathcal{C}.

1

L'égalité vectorielle MN⃗=AB⃗\vec{MN} = \vec{AB} caractérise une translation.

2
N=tAB⃗(M)N = t_{\vec{AB}}(M)
3

Le point MM décrit le cercle C(O,R)\mathcal{C}(O, R). Par conséquent, son image NN décrit l'image du cercle C\mathcal{C} par la translation tAB⃗t_{\vec{AB}}.

4
tAB⃗(C(O,R))=C′(O′,R)avecO′=tAB⃗(O)t_{\vec{AB}}(\mathcal{C}(O, R)) = \mathcal{C}'(O', R) \quad \text{avec} \quad O' = t_{\vec{AB}}(O)
5

Le lieu géométrique des points NN est le cercle C′\mathcal{C}' de centre O′=tAB⃗(O)O' = t_{\vec{AB}}(O) et de même rayon RR.

Piège classique · 26

Soit HH l'orthocentre d'un triangle ABMABM, défini comme l'intersection de deux hauteurs (D1)(D_1) et (D2)(D_2). Pour déterminer l'image de HH par une translation tt, quelle est la démarche rigoureuse ?

Attention

Chercher à calculer directement une relation vectorielle pour le point isolé HH sans utiliser les droites qui le définissent.

À la place : Puisque H=(D1)∩(D2)H = (D_1) \cap (D_2), son image est l'intersection des droites translatées : t(H)=t(D1)∩t(D2)t(H) = t(D_1) \cap t(D_2). Il suffit de déterminer les images des deux hauteurs sécantes.

Exemple travaillé · 27

Soient II et JJ deux points distincts du plan. Pour tout point MM, on pose M1=SI(M)M_1 = S_I(M) et M′=SJ(M1)M' = S_J(M_1). Démontre que l'application t=SJ∘SIt = S_J \circ S_I est une translation dont on précisera le vecteur.

1

On traduit les symétries centrales en égalités vectorielles à partir des milieux.

2
M1=SI(M)  ⟺  MM1⃗=2IM1⃗etM′=SJ(M1)  ⟺  M1M′⃗=2M1J⃗M_1 = S_I(M) \iff \vec{MM_1} = 2\vec{IM_1} \quad \text{et} \quad M' = S_J(M_1) \iff \vec{M_1M'} = 2\vec{M_1J}
3

On utilise la relation de Chasles pour exprimer le déplacement global MM′⃗\vec{MM'}.

4
MM′⃗=MM1⃗+M1M′⃗=2IM1⃗+2M1J⃗=2(IM1⃗+M1J⃗)=2IJ⃗\vec{MM'} = \vec{MM_1} + \vec{M_1M'} = 2\vec{IM_1} + 2\vec{M_1J} = 2(\vec{IM_1} + \vec{M_1J}) = 2\vec{IJ}
5

Le vecteur 2IJ⃗2\vec{IJ} est constant et indépendant du point MM. L'application SJ∘SIS_J \circ S_I est donc la translation de vecteur 2IJ⃗2\vec{IJ}.

Vérification · 28

Soit C\mathcal{C} un cercle de centre OO et de rayon 44. Si tt est la translation de vecteur u⃗\vec{u}, quelles sont les caractéristiques du cercle image C′=t(C)\mathcal{C}' = t(\mathcal{C}) ?

Remarque

La translation conserve les dimensions : le rayon reste égal à 44. Le nouveau centre est le point image O′=t(O)O' = t(O), tel que OO′⃗=u⃗\vec{OO'} = \vec{u}.

Chapitres liés

Continuer sur Lumio

Ce chapitre compte 0 exercices dans Lumio, servis un par un selon ce que tu réussis et ce que tu rates, avec la correction détaillée à chaque étape.

Créer mon compte gratuitement